L’initiation douloureuse, 1924· Le livre viril· VII La Patrie meurtrie L’initiation commune…
La symphonie héroïque
A la Flandre, à la Wallonie.
Un ciel lugubre, un ciel‖ de flamme vers la Flandre…Le soir attise au loin‖ ses bûchers solennels,Et du Dieu qu’il consume‖ y disperse la cendre…
Mais c’est la gloire encor‖ sur ces sanglants autels !Votre holocauste ment,‖ ô Soleils d’agonie,Et l’éphémère nuit‖ vous absorbe immortels…
Dans votre chair de feu‖ quel orgueil se renie ?Méditez-vous jamais,‖ dans la Lumière et l’Or,L’abîme où s’éteindrait‖ votre pourpre infinie ?
Un azur monotone‖ eût déçu votre essor,Que déjà nos ferveurs,‖ s’exilant sur vos traces,Dans une ombre étoilée‖ iraient vous suivre encor !
Vaine astuce des soirs‖ et des bûches voracesOù feint de se résoudre‖ une éternelle chair !…… Au delà de notre ombre‖ illuminez les races,
Mais parlez en symbole‖ à notre esprit amer,Car sous le sang du soir‖ saigne le sang d’un crime,L’incendie et le sang‖ des Fagnes à la mer !…
— O Terre hospitalière‖ et qu’un éclair décime,Toi dont le sort tragique‖ inspire ce couchant,Le ciel sait ton martyre‖ et lui prête une cime…
Qu’il exalte à jamais‖ par le Soleil penchantTon exemple héroïque‖ et ton apothéose,Que l’oubli sur ta gloire‖ ébrèche son tranchant !…
Où que ta cendre voie,‖ où que ton cœur repose,Que le respect du monde‖ aille, les mains en fleurs,Unir à tes lauriers‖ l’hommage de la rose !
Tu n’auras point d’ingrats‖ dans l’Univers en pleurs…La guerre ailleurs encor‖ multipliera les tombes :Ton offrande totale‖ a sacré tes malheurs !
Les peuples se diront :‖ « Pour qui ses hécatombes ?» Si ce n’est point pour nous,‖ pour qui tombent ses fils,» Dans les champs ténébreux‖ que moissonnent les bombes ?
» Nos clairs décors, au moins,‖ nous parlent de jadis,» Et nos héros, mêlés‖ à tout ce qui nous reste,» Aux jardins épargnés‖ survivent dans les lys !
» Tout cherche à nous leurrer‖ sur l’absence funeste…» En serrant après eux‖ leurs objets familiers,» Les doigts refont d’instinct‖ la grâce de leur geste…
» — Souvenir ! cloître obscur‖ aux sonores piliers» Où, pénétrés d’un ciel‖ que pressentent les âmes,» Nous font signe du seuil‖ les morts hospitaliers !
» Un charme a dissipé‖ l’épouvante des drames» Où les plus fiers de nous‖ trébuchent à foison…» L’orgueil soit dans les pleurs‖ et dans l’accueil des femmes !
» Chères Ombres, salut,‖ gloires de la maison !» Évadez-vous d’un ciel‖ si conquis par la terre,» Que du sang l’éclabousse‖ au ras de l’horizon !
» Venez ! voici la chambre‖ et la lampe, — mystère» Et l’auguste silence,‖ autour de sa lueur,» Bat d’attente, ce soir,‖ comme un cœur solitaire.
» Le vent glaçait sur vous‖ vos linceuls de sueur,» Et dans la plaine rauque‖ où vos yeux vont s’éteindre,» Ils ont dû, grands ouverts,‖ voir rôder le Tueur !…
» Soyez-en mieux à nous,‖ vous qu’on ne peut étreindre,» Ressuscites enfin,‖ mais en vos seuls élus…» La vie a beau vous fuir,‖ un Esprit sait la feindre…
» Comme aux grèves des mers‖ les sables du reflux,» C’est trop qu’un tourbillon‖ tourmente la poussière» De ceux qui viennent d’être‖ et déjà ne sont plus !…
» Ombres qui renaîtrez,‖ graves, sous la paupière,» Flottez, nos yeux sont clos‖ sur de chers souvenirs…» La fête intérieure‖ affine sa lumière…
» Les temps refleuriront‖ où vos jeunes désirs,» Promis à l’idéal,‖ mais tentés par le glaive,» Hésitaient avec vous‖ entre deux avenirs…
» … Vous maudissiez déjà‖ le fer qui vous achève,» O vous qui n’étiez plus‖ qu’universel amour» Et qui donniez la mort‖ en blessant votre rêve !
» Quel sursaut de vaillance‖ a marqué votre jour ?» Mais quel jour compte encor,‖ hors ceux qui font revivre ?» … Éternisez en nous‖ l’éblouissant retour !… »
Comme un rayon d’hiver‖ qui visite le givre,Tel sur les sens glacés‖ tombe ton pâle éclair,Suprême illusion‖ dont un peuple s’enivre !
Il suffit d’un regard :‖ le miracle est dans l’air…Très lent à s’exiler,‖ le Passé qui s’obstineSattarde où fut l’absent,‖ aux marches d’un seuil clair !
— Heureux qui se fait prendre‖ à l’astuce divine,Et, dans un vain fantôme‖ incarnant son regret,Vole embrasser la vie‖ où son cœur la devine…
O ciels trop fortunés !‖ champs, villes et forêts !Vous gardez en jaloux‖ vos hôtes de peu d’heures,Et le cadre fidèle‖ est gardien du portrait…
Mais toi, morte en tes fils,‖ en deuil de leurs demeures,Patrie, offrant ton sein‖ aux sept glaives tardifs,Ensanglante tes yeux‖ aux larmes que tu pleures !…
… Jours amers ! horizons‖ d’asphodèles et d’ifs !Mère que tes enfants‖ navrent d’un deuil célèbre,Étends-toi dans la nuit‖ de tes voiles plaintifs !
Carde-toi de poursuivre‖ en d’ardentes ténèbres,L’éclair des coups de feu‖ qui regagne le noir…Mieux vaudrait te fouailler‖ à pleins ongles funèbres
!L’ombre épargne tes yeux‖ qui contemplent sans voir…La horde des uhlans‖ est moite de carnage,Et la bête boit rouge‖ au sanglant abreuvoir !…
On pille au loin le bourg‖ en flammes, et l’outrage,Forçant ton sanctuaire,‖ ô pudeur de l’enfant,Pour mieux souiller l’amour‖ en usurpe l’image !
Au mur, les hommes, tous !‖ l’innocence qui ment !Tous pêle-mêle au fond‖ des fosses où les mouchesFêtent sur les charniers‖ le triomphe allemand !
Le sursaut moribond‖ de ces victimes louches,Figé dans son horreur‖ défie encor l’oubli…Un silence éternel‖ râlera sur ces bouches !…
Et maintenant, bétail‖ par le maître assoupli,Sors sans crainte, troupeau‖ d’orphelins et de veuves,Hume ce sang tragique‖ et de cendre sali !
S’il mêle de la terre‖ aux eaux dont tu t’abreuves,Lèche le doux bouvier‖ qui n’est plus ton boucher…Remâche bien la vie‖ avec son goût d’épreuves !…
Songe au village,‖ — en pleine nuit‖ torche et bûcher…Que les fusils sont lents‖ contre tant de poitrines !…Ah ! sous le poing brutal,‖ apprends à te coucher !
Du lâche aboi‖ des mitrailleuses‖ de Tamines,Que le dégoût de leurs‖ servants veut museler,Médite, dans le vent‖ les quintes assassines !
Un cœur pusillanime‖ est prompt à se troubler…Bourreau novice ardent‖ à relayer ses aides,Où le reître défaille,‖ un chef ne peut trembler…
Comme il arrondira‖ ses gestes secs et raides,Ivre de convertir‖ sur de prudents tréteaux,Les grands actes du front‖ en louches intermèdes…
Crocs contre crocs, là-bas,‖ — couteaux contre couteaux !…La vaillance est égale‖ et la mâchoire aiguëHappe le loup germain‖ entre cent louveteaux…
Contre un chien de lumière‖ un mufle noir se rue…La même pourpre mâle‖ arrose de deux sangsLa Bête lumineuse‖ et la Bête ambiguë…
— Mais sur ces fonds de paix‖ comme embués d’encens,Voici, décors d’enfer,‖ Breughels anachroniques,Surgir le bourg d’Hérode‖ aux temps des Innocents !…
Non le Fléau de fer,‖ tout hérissé de piques,Roide en son destrier,‖ près de naïfs pignons,Livrant aux lansquenets‖ les berceaux léthargiques,
Laissant aux lances d’or‖ de ses joyeux garçonsLe sadique plaisir‖ de tendre à pleines broches,Aux fringales du feu‖ des grappes d’enfançons…
Mais l’Hérode teuton,‖ tendre jet d’ères proches,L’Hérode ménager‖ des nerfs de son soudard,Et fauchant de sa main‖ au jappement des cloches !…
Hélas ! dans un décor‖ de mensonge et de fard,Que n’étiez-vous, massacre,‖ un cauchemar d’artiste :…Au moins épargnait-il‖ la femme et le vieillard !
Sang d’enfants au berceau,‖ cher au Maître simplisteSang qui coule ignoré‖ d’un trop jeune martyr…Doux sang d’inconscient‖ qui sourit à sa piste !
O pauvre chair exsangue,‖ objet d’un repentir !Vous mouriez trop sereine‖ en la candeur des langes,Et l’horreur de la mort‖ y paraissait mentir !
Il faut d’autres blancheurs‖ comme il faut d’autres fanges,Aux Hérodes d’un temps‖ où l’homme se fait Dieu !Le vin qui les enivre‖ a de fauves mélanges…
Rassemblez tout ! à coups‖ de crosse, à coups d’épieuHommes, adolescents,‖ et femme et jeune fille,… Et les petits enfants‖ seront la part du feu !…
Bien !…Horde monstrueuse‖ où la brute fourmille,Qui sors rauque et d’un bond‖ des bois d’Arminius,La défaite latine‖ a lustré ta guenille…
Le vent t’élime au corps‖ ta dépouille d’urus,Et si tu dors parfois,‖ pareille aux durs ancêtres,La hache dans ton poing‖ veille encor sur l’humus.
Tu retiens en ton cœur‖ l’âpre exemple des maîtres,Et, restant de leur race‖ à travers tant de jours,C’est leurs pourpres désirs,‖ horde, que tu perpètres !…
Sois nombre ! Tes taillis‖ ont de lascifs détours !Ameute tes instincts‖ pour qu’ils servent tes hainesEt qu’il naisse des loups‖ de farouches amours !
Ton glaive gardé frais‖ dans son antique gaîne,Aux temps émasculés,‖ aux cœurs abâtardis,Assènera les coups‖ de l’enfance germaine…
Tu t’avances au lourd‖ murmure des bardits,Legs des âges d’airain‖ et des bouches lippues,Et tes chants et tes poings,‖ autant d’épieux brandis !
Cours au chêne prophète,‖ ô peuplade repue,Déverse à plein charroi‖ l’or souillé des rançonsQue saignent pour tes dieux‖ les dieux que tu conspues…
Mais, race que flagelle‖ une épée en tronçons,Trop de siècles vécus‖ te contestent l’excuseD’être par tes halliers‖ un peuple des buissons…
C’est sous un nom chrétien‖ que ton esprit de ruseEnrôle sous ton aigle‖ et hisse en tes pavoisLa Gorgone allemande‖ et le front de Méduse…
Le Christ sur tes fourgons‖ émiette nos gravois…Hélas ! au fleuve vert‖ où se double CologneLa cathédrale d’or‖ le sonne à pleine voix !
A ceinturon de reître‖ exergue sans vergogne…Embauche à nos dépens‖ l’Homme du GolgothaComme un Christ Sabaoth‖ qu’allèche sa besogne !
Voici nos champs bourbeux‖ où ta vague monta…Et Termonde et Dinant,‖ Tamines sous ta crosse,Ma Corse sans maquis‖ d’où point la vendetta !
Qu’on mitraille, qu’au mur‖ implacable on adosseUn sombre grouillement‖ de spectres courroucésImpérissablement‖ germera de la fosse !
Mais, pour complaire à tes‖ victimes, c’est assezQue, rançon de leur sang,‖ à chaque coup de grâce,D’autres qui te sont chers‖ roulent aux noirs fossés !
Pêle-mêle avec nous‖ se déflore ta race,Et le Hagen germain‖ contre tes clairs Siegfrieds,Pointe une fois encor‖ la lance qui terrasse…
Non plus comme jadis,‖ aux rampes des granits,Quand tes femmes, guettant‖ de loin l’arroi funèbre,Vers le mâle abattu‖ hurlaient selon les rits…
La mort peut, cendre ou chair,‖ et vertèbre à vertèbre,Vanner aux quatre vents‖ des âges tes héros,Leur âme élyséenne‖ argente ma ténèbre…
C’est Goethe, voix sereine‖ éparse en nos échos,Beethoven fraternel,‖ mage des sons tragiques,Qui traverse d’éclairs‖ la moelle de nos os !…
Formes d’azur glissant‖ sur l’aile des tuniques,Que des ombres, flottant‖ comme elles dans nos cœurs,Mêlent pensivement‖ à nos propres Reliques !
Sans nous avoir vaincus,‖ les voici nos vainqueurs,Et, de ciels étrangers‖ descendus vers nos limbes,De nos hymnes secrets‖ ils paraissent les chœurs !
A leurs cheveux légers‖ les grappes des corymbes,Par respect d’anciens dieux‖ et d’un culte oublié,Remplacent sur leur front‖ les rayons et les nimbes.
Car dans le ciel du Nord‖ de l’azur renié,Leur stance voyageuse‖ où bourdonne l’Hymette,Remporte le soleil‖ par eux multiplié !
N’ayant rien dans le cœur‖ que leur voix ne transmette,Ils prodiguent sans fin‖ l’éloquent souvenir,Prolongé tant de fois‖ d’une extase muette…
Hôtes que ma candeur‖ s’ingénie à bénir,Vous voici brusquement‖ mes remords et ma honte !…Puisse mon triste amour‖ s’entendre à me punir !
Car voici sur mon seuil‖ l’Homme que rien ne dompte,Comme au travers de nous‖ vous convoitant du fer,Debout, cils hérissés,‖ hâve et la lance prompte !
Pour ta lame d’abord,‖ Hagen, voici ma chair…Frappe, mais au charnier‖ qu’offre ma plaie ouverte,Reconnais que ton meurtre,‖ ô bourreau, te vaut cher
La victime innombrable‖ à tes coups s’est offerte…Sous ton glaive brutal‖ cent fois ressuscité,Siegfried, au vent du fer,‖ vole, poussière inerte !
Ris donc, Hagen germain,‖ de ton rire hébété !Le pur adolescent‖ qui te portait ombrage,Le voilà dans ton gouffre‖ à jamais emporté !
— Mais s’il te vient trop tard‖ l’horreur de ton ouvrage,Si tu sens dans les vents‖ d’un repentir tardifLa cendre de tes morts‖ te fouetter au visage,
Si tu veux abriter‖ en un temple votif,Non plus au sanctuaire‖ universel des Rome,Le pur Siegfried germain,‖ et toi, prêtre exclusif,
De quelque nom sacré‖ que ton culte le nomme,Schiller, maître inspiré,‖ Wagner, maître viril,Le Dieu qu’il fut à tous‖ ne sera que ton homme
Dans ton amour étroit‖ il fera son exil !Debout contre Hagen,‖ Allemagne oppressée,Qu’il soit dans la tourmente‖ ou sur un trône vil !
Trop longtemps, souviens-toi,‖ sa lance t’a blessée,Marchande qui traînais‖ par les sentes du Rhin !— Cupide, il y noyait‖ ton obscure Odyssée !
Et toi, tu descendais,‖ cadavre, au fil serein,Tes yeux morts reflétant‖ des corbeaux et leur antre,Dénoncer à la mer‖ le Burgrave d’airain !
Allemagne, Allemagne,‖ à l’égorgeur qui rentreDispute désormais,‖ au fond des burgs nouveaux,La dépouille et le cœur‖ des peuples qu’il éventre !
Tu tremblais pour toi-même‖ et flattas nos bourreaux,Sans prévoir que, mourir‖ étant le sort des lâches,Ils te mettraient au poing‖ des glaives sans fourreaux !
Secoueras-tu l’écume‖ et le mors que tu mâches ?Ploieras-tu jusqu’au bout,‖ au long d’un vain élan,Moins sous l’affront du faix‖ que sous l’horreur des tâches ?
Ah ! que n’es-tu debout,‖ Allemagne d’antan !Si tu veux qu’à jamais‖ ta mémoire survive,Tremble de n’évoquer‖ qu’un bandit au carcan
Restitue à l’amour,‖ sauve de l’invectiveTon génie innocent‖ souillé par quels exploitsRends sa cause sacrée‖ à ta vigueur native !
Qu’attends-tu ?… mais plutôt,‖ si d’inflexibles lois,Héroïne du mal‖ et du trouble héroïsme,T’imposent ton destin‖ et récusent ton choix…
Laisse alors se ruer,‖ tout aile et tout lyrisme,S’engouffrer dans ton sort‖ pour forcer le futur,Les bataillons vengeurs‖ de notre idéalisme !
Jusqu’au jour où viendra‖ le bel éphèbe obscur,Par dessus le charnier‖ sauvage où tu te vautres,Implanter dans ton rêve‖ et dans ton morne azur,
Versification
- Forme
- Terza rima classique (terza rima)
- Rimes
- 94(aba) b
- Mètre
- Alexandrins· profil 6=6
- Mots à la rime
- a Flandre / cendre féminine, classiqueb solennels / autels / immortels masculine, classiquec d’agonie / renie / infinie féminine, classiquea l’Or / essor / encor masculine, classiqueb traces / voraces / races féminine, classiquec chair / amer / mer masculine, classiquea crime / décime / cime féminine, classiqueb couchant / penchant / tranchant masculine, classiquec apothéose / repose / rose féminine, classiquea fleurs / pleurs / malheurs masculine, classiqueb tombes / hécatombes / bombes féminine, classiquec fils / jadis / lys masculine, classiquea reste / funeste / geste féminine, classiqueb familiers / piliers / hospitaliers masculine, classiquec âmes / drames / femmes féminine, classiquea foison / maison / l’horizon masculine, classiqueb terre / mystère / solitaire féminine, classiquec lueur / sueur / Tueur masculine, classiquea s’éteindre / étreindre / feindre féminine, classiqueb élus / reflux / plus masculine, classiquec poussière / paupière / lumière féminine, classiquea souvenirs / désirs / avenirs masculine, classiqueb glaive / achève / rêve féminine, classiquec amour / jour / retour masculine, classiquea revivre / givre / s’enivre féminine, classiqueb éclair / l’air / clair masculine, classiquec s’obstine / divine / devine féminine, classiquea regret / forêts / portrait masculine, classiqueb d’heures / demeures / pleures féminine, classiquec tardifs / d’ifs / plaintifs masculine, classiquea célèbre / ténèbres / funèbres féminine, classiqueb noir / voir / abreuvoir masculine, classiquec carnage / l’outrage / l’image féminine, classiquea l’enfant / ment / allemand masculine, classiqueb mouches / louches / bouches féminine, classiquec l’oubli / assoupli / sali masculine, classiquea veuves / t’abreuves / d’épreuves féminine, classiqueb boucher / bûcher / coucher masculine, classiquec poitrines / Tamines / assassines féminine, classiquea museler / troubler / trembler masculine, classiqueb aides / raides / intermèdes féminine, classiquec tréteaux / couteaux / louveteaux masculine, classiquea aiguë / rue / ambiguë féminine, classiqueb sangs / d’encens / Innocents masculine, classiquec anachroniques / piques / léthargiques féminine, classiquea pignons / garçons / d’enfançons masculine, classiqueb broches / proches / cloches féminine, classiquec soudard / fard / vieillard masculine, classiquea d’artiste / simpliste / piste féminine, classiqueb martyr / repentir / mentir masculine, classiquec langes / fanges / mélanges féminine, classiquea Dieu / d’épieu / feu masculine, classiqueb fille / Bien / fourmille / guenille féminine, non classiquec d’Arminius / d’urus / l’humus masculine, classiquea ancêtres / maîtres / perpètres féminine, classiqueb jours / détours / amours masculine, non classiquec haines / gaîne / germaine féminine, classiquea abâtardis / bardits / brandis masculine, classiqueb lippues / repue / conspues féminine, non classiquec rançons / tronçons / buissons masculine, classiquea l’excuse / ruse / Méduse féminine, classiqueb pavois / gravois / voix masculine, classiquec Cologne / vergogne / besogne féminine, classiquea Golgotha / monta / vendetta masculine, classiqueb crosse / adosse / fosse féminine, classiquec courroucés / assez / fossés masculine, classiquea grâce / race / terrasse féminine, classiqueb Siegfrieds / granits / rits masculine, classiquec funèbre / vertèbre / ténèbre féminine, classiquea héros / échos / os masculine, classiqueb tragiques / tuniques / Reliques féminine, classiquec cœurs / vainqueurs / chœurs masculine, classiquea limbes / corymbes / nimbes féminine, classiqueb oublié / renié / multiplié masculine, classiquec l’Hymette / transmette / muette féminine, classiquea souvenir / bénir / punir masculine, classiqueb honte / dompte / prompte féminine, classiquec fer / chair / cher masculine, classiquea ouverte / offerte / inerte féminine, classiqueb ressuscité / hébété / emporté masculine, classiquec ombrage / ouvrage / visage féminine, classiquea tardif / votif / exclusif masculine, classiqueb Rome / nomme / homme féminine, classiquec viril / exil / vil masculine, classiquea oppressée / blessée / Odyssée féminine, classiqueb Rhin / serein / d’airain masculine, classiquec antre / rentre / éventre féminine, classiquea nouveaux / bourreaux / fourreaux masculine, classiqueb lâches / mâches / tâches féminine, classiquec élan / d’antan / carcan masculine, classiquea survive / l’invective / native féminine, classiqueb exploits / lois / choix masculine, classiquec héroïsme / lyrisme / idéalisme féminine, classiquea futur / obscur / azur masculine, classiqueb vautres / autres féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.0· écart moyen à la rime classique 0.2
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
284 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après L’Initiation douloureuse — 1er cahier, Paris — Bruxelles, Éditions Gauloises, 1924· numérisation gallica.bnf.fr· Sources