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Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

Châtiments, 1853· Livre Vii Les sauveurs se sauveront

XII. Force des choses

Victor Hugo· distiques, alexandrins, 242 vers

Que devant les coquins‖ l'honnête homme soupire ;Que l'histoire soit laide‖ et plate ; que l'empireBoite avec Talleyrand‖ ou louche avec Parieu ;Qu'un tour d'escroc bien fait‖ ait nom grâce de Dieu ;Que le pape en massue‖ ait changé sa houlette ;Qu'on voie au Champ-de-Mars‖ piaffer sous l'épauletteLe Meurtre général,‖ le Vol aide-de-camp ;Que hors de l'Élysée‖ un prince débusquant,Qu'un flibustier quittant‖ l'île de la Tortue,Assassine, extermine,‖ égorge, pille et tue ;Que les bonzes chrétiens,‖ cognant sur leur tam tam,Hurlent devant Soufflard :‖ attolite portam !Que pour claqueurs le crime‖ ait cent journaux infâmes,Ceux qu'à la Maison d'Or,‖ sur les genoux des femmes,Griffonnent les Romieux,‖ le verre en main, et ceuxQue saint Ignace inspire‖ à des gredins crasseux ;Qu'en ces vils tribunaux‖ où le regard se heurteDe Moreau de la Seine‖ à Moreau de la Meurthe,La justice ait reçu‖ d'horribles horions ;Que, sur un lit de camp,‖ par des centurionsLa loi soit violée‖ et râle à l'agonie ;Que cet être choisi,‖ créé par Dieu génie,L'homme, adore à genoux‖ le loup fait empereur ;Qu'en un éclat de rire‖ abrégé par l'horreur,Tout ce que nous voyons‖ aujourd'hui se résume ;Qu'Hautpoul vende son sabre‖ et Cucheval sa plume ;Que tous les grands bandits,‖ en petit copiés,Revivent ; qu'on emplisse‖ un Sénat, de plats piedsDont la servilité‖ négresse et mamelouqueEût révolté Mahmoud‖ et lasserait Soulouque ;Que l'or soit le seul culte,‖ et qu'en ce temps vénal,Coffre-fort étant Dieu,‖ Gousset soit cardinal ;Que la vieille Thémis‖ ne soit plus qu'une gouineBaisant Mandrin dans l'antre‖ où Mongis baragouine ;Que Montalembert bave‖ accoudé sur l'autel ;Que Veuillot sur Sibour‖ crève sa poche au fiel ;Qu'on voie aux bals de cour‖ s'étaler des guenipesQui le long des trottoirs‖ traînaient hier leurs nippes,Beautés de lansquenet‖ avec un profil grec ;Que Haynau dans Brescia‖ soit pire que Lautrec ;Que partout, des Sept-Tours‖ aux colonnes d'Hercule,Napoléon, le poing‖ sur la hanche, recule,Car l'aigle est vieux, Essling‖ grisonne, MarengoÀ la goutte, Austerlitz‖ est pris d'un lumbago ;Que le czar russe ait peur‖ tout autant que le nôtre ;Que l'ours noir et l'ours blanc‖ tremblent l'un devant l'autre ;Qu'avec son grand panache‖ et sur son grand cheval,Rayonne Saint-Arnaud,‖ ci-devant Florival,Fort dans la pantomime‖ et les combats-à-l'hache ;Que Sodome se montre‖ et que Paris se cache ;Qu'Escobar et Houdin‖ vendent le même onguent ;Que grâce à tous ces gueux‖ qu'on touche avec le gant,Tout dorés au-dehors,‖ au-dedans noirs de lèpres,Courant les bals, courant‖ les jeux, allant à vêpres,Grâce à ces bateleurs‖ mêlés aux scélérats,La Saint-Barthélemy‖ s'achève en mardi gras ;Ô nature profonde et calme, que t’importe !Nature, Isis voilée‖ assise à notre porte,Impénétrable aïeule‖ aux regards attendris,Vieille comme Cybèle‖ et fraîche comme Iris,Ce qu'on fait ici-bas‖ s'en va devant ta face ;À ton rayonnement‖ toute laideur s'efface ;Tu ne t'informes pas‖ quel drôle ou quel tyranEst fait premier chanoine‖ à Saint-Jean de Latran ;Décembre, les soldats‖ ivres, les lois faussées,Les cadavres mêlés‖ aux bouteilles cassées,Ne te font rien ; tu suis‖ ton flux et ton reflux.Quand l'homme des faubourgs‖ s'endort et ne sait plusBourrer dans un fusil‖ des balles de calibre ;Quand le peuple français‖ n'est plus le peuple libre ;Quand mon esprit, fidèle‖ au but qu'il se fixa,Sur cette léthargie‖ applique un vers moxa,Toi, tu rêves ; souvent‖ du fond des geôles sombres,Sort, comme d'un enfer,‖ le murmure des ombresQue Baroche et Rouher‖ gardent sous les barreaux,Car ce tas de laquais‖ est un tas de bourreaux ;Étant les sœurs de boue‖ ils sont les cœurs de roche ;Ma strophe alors se dresse,‖ et pour cingler Baroche,Se taille un fouet sanglant‖ dans Rouher écorché ;Toi, tu ne t'émeus point ;‖ flot sans cesse épanché,La vie indifférente‖ emplit toujours tes urnes ;Tu laisses s'élever‖ des attentats nocturnes,Des crimes, des fureurs,‖ de Rome mise en croix,De Paris mis aux fers,‖ des guets-apens des rois,Des pièges, des serments,‖ des toiles d'araignées,L'orageuse clameur‖ des âmes indignées ;Dans ce calme où toujours‖ tu te réfugias,Tu laisses le fumier‖ croupir chez Augias,Et renaître un passé‖ dont nous nous affranchîmes,Et le sang rajeunir‖ les abus cacochymes,La France en deuil jeter‖ son suprême soupir,Les prostitutions‖ chanter, et se tapirLes lâches dans leurs trous,‖ la taupe en ses cachettes,Et gronder les lions,‖ et rugir les poètes !Ce n'est pas ton affaire‖ à toi de t'irriter.Tu verrais, sans frémir‖ et sans te révolter,Sur tes fleurs, sous tes pins,‖ tes ifs et tes érables,Errer le plus coquin‖ de tous ces misérables.Quand Troplong, le matin,‖ ouvre un œil chassieux,Vénus, splendeur sereine‖ éblouissant les cieux,Vénus, qui devrait fuir‖ courroucée et hagarde,N'a pas l'air de savoir‖ que Troplong la regarde !Tu laisserais cueillir‖ une rose à Dupin !Tandis que, de velours‖ recouvrant le sapin,L'escarpe couronné‖ que l'Europe surveille,Trône et guette, et qu'il a,‖ lui parlant à l'oreille,D'un côté Loyola,‖ de l'autre Trestaillon,Ton doigt au blé dans l'ombre‖ entrouvre le sillon.Pendant que l'horreur sort‖ des sénats, des conclaves,Que les États-Unis‖ ont des marchés d'esclavesComme en eut Rome avant‖ que Jésus-Christ passât,Que l'Américain libre‖ à l'Africain forçatMet un bât, et qu'on vend‖ des hommes pour des piastres,Toi, tu gonfles la mer,‖ tu fais lever les astres,Tu courbes l'arc-en-ciel,‖ tu remplis les buissonsD'essaims, l'air de parfums,‖ et les nids de chansons,Tu fais dans le bois vert‖ la toilette des roses,Et tu fais concourir,‖ loin des hommes moroses,Pour des prix inconnus‖ par les anges cueillis,La candeur de la vierge‖ et la blancheur du lys ;Et quand, tordant ses mains‖ devant les turpitudes,Le penseur douloureux‖ fuit dans tes solitudes,Tu lui dis : viens ! c'est moi !‖ moi que rien ne corrompt,Je t'aime ! et tu répands‖ dans l'ombre sur son front,Où de l'artère ardente‖ il sent battre les ondes,L'âcre fraîcheur de l'herbe‖ et des feuilles profondes !Par moments, à te voir,‖ parmi les trahisons,Mener paisiblement‖ les mois et les saisons,À te voir impassible‖ et froide, quoi qu'on fasse,Pour qui ne creuse point‖ plus bas que la surface,Tu sembles bien glacée‖ et l'on s'étonne un peu.Quand les proscrits, martyrs‖ du peuple, élus de Dieu,Stoïques, dans la mort‖ se couchent sans se plaindre,Tu n'as l'air de songer‖ qu'à dorer et qu'à peindreL'aile du scarabée‖ errant sur leurs tombeaux.Les rois font les gibets,‖ toi, tu fais les corbeaux.Tu mets le même ciel‖ sur le juste et l'injuste.Occupée à la mouche,‖ à la pierre, à l'arbuste,Aux mouvements confus‖ du vil monde animal,Tu parais ignorer‖ le bien comme le mal ;Tu laisses l'homme en proie‖ à sa misère aiguë.Que t'importe Socrate !‖ et tu fais la ciguë.Tu créas le besoin,‖ l'instinct et l'appétit ;Le fort mange le faible‖ et le grand le petit,L'ours déjeune du rat,‖ l'autour de la colombe,Qu'importe ! allez, naissez,‖ fourmillez pour la tombe,Multitudes ! vivez,‖ tuez, faites l'amour,Croissez ! le pré verdit,‖ la nuit succède au jour,L'âne brait, le cheval‖ hennit, le taureau beugle ;Ô figure terrible,‖ on te croirait aveugle !Le bon et le mauvais‖ se mêlent sous tes pas.Dans cet immense oubli,‖ tu ne vois même pasCes deux géants lointains‖ penchés sur ton abîme,Satan, père du mal,‖ Caïn, père du crime !

Erreur ! erreur ! erreur !‖ ô géante aux cent yeux,Tu fais un grand labeur,‖ saint et mystérieux !Oh ! qu'un autre que moi‖ te blasphème, ô Nature !Tandis que notre chaîne‖ étreint notre ceinture,Et que l'obscurité‖ s'étend de toutes parts,Les principes cachés,‖ les éléments épars,Le fleuve, le volcan‖ à la bouche écarlate,Le gaz qui se condense‖ et l'air qui se dilate,Les fluides, l'éther,‖ le germe sourd et lent,Sont autant d'ouvriers‖ dans l'ombre travaillant ;Ouvriers sans sommeil,‖ sans fatigue, sans nombre.Tu viens dans cette nuit,‖ libératrice sombre !Tout travaille, l'aimant,‖ le bitume, le fer,Le charbon ; pour changer‖ en éden notre enfer,Les forces à ta voix‖ sortent du fond des gouffres.

Tu murmures tout bas :‖ — race d'Adam qui souffres,Hommes, forçats pensants‖ au vieux monde attachés,Chacune de mes lois‖ vous délivre. Cherchez !Et chaque jour surgit‖ une clarté nouvelle,Et le penseur épie‖ et le hasard révèle ;Toujours le vent sema,‖ le calcul récolta.Ici Fulton, ici‖ Galvani, là Volta,Sur tes secrets profonds,‖ que chaque instant nous livre,Rêvent ; l'homme ébloui‖ déchiffre enfin ton livre.D'heure en heure on découvre‖ un peu plus d'horizon :Comme un coup de bélier‖ au mur d'une prison,Du genre humain qui fouille‖ et qui creuse et qui sonde,Chaque tâtonnement‖ fait tressaillir le monde.L'hymen des nations‖ s'accomplit. Passions,Intérêts, mœurs et lois,‖ les révolutions,Par qui le cœur humain‖ germe et change de formes,Paris, Londres, New York,‖ les continents énormes,Ont pour lien un fil‖ qui tremble au fond des mers.Une force inconnue,‖ empruntée aux éclairs,Mêle au courant des flots‖ le courant des idées.La science, gonflant‖ ses ondes débordées,Submerge trône et sceptre,‖ idole et potentat.Tout va, pense, se meut,‖ s'accroît ! L'aérostatParse, et du haut des cieux‖ ensemence les hommes !Chanaan apparaît ;‖ le voilà, nous y sommes !L'amour aux pleurs succède‖ et l'eau vive à la mort,Et la bouche qui chante‖ à la bouche qui mord.La science, pareille‖ aux antiques pontifes,Attelle aux chars tonnants‖ d'effrayants hippogriffes ;Le feu souffle aux naseaux‖ de la bête d'airain.Le globe esclave cède‖ à l'esprit souverain.Partout où la terreur‖ régnait, où marchait l'homme,Triste et plus accablé‖ que la bête de somme,Traînant ses fers sanglants‖ que l'erreur a forgés,Partout où les carcans‖ sortaient des préjugés,Partout où les césars,‖ posant le pied sur l'âme,Étouffaient la clarté,‖ la pensée et la flamme,Partout où le mal sombre,‖ étendant son réseau,Faisait ramper le ver,‖ tu fais naître l'oiseau !Par degrés, lentement,‖ on voit sous ton haleineLa liberté sortir‖ de l'herbe de la plaine,Des pierres du chemin,‖ des branches des forêts,Rayonner, convertir‖ la science en décrets,Du vieil univers mort‖ briser la carapace,Emplir le feu qui luit,‖ l'eau qui bout, l'air qui passe,Gronder dans le tonnerre,‖ errer dans les torrents,Vivre ! et tu rends le monde‖ impossible aux tyrans !La matière, aujourd'hui‖ vivante, jadis morte,Hier écrasait l'homme‖ et maintenant l'emporte.Le bien germe à toute heure‖ et la joie en tout lieu.Oh ! sois fière, en ton cœur,‖ toi qui, sous l'œil de DieuNous prodigues les dons‖ que ton mystère épanche,Toi qui regardes, comme‖ une mère se penchePour voir naître l'enfant‖ que son ventre a porté,De ton flanc éternel‖ sortir l'humanité !

Vie ! idée ! avatars‖ bouillonnant dans les têtes !Le progrès, reliant‖ entr'elles ses conquêtes,Gagne un point après l'autre,‖ et court contagieux,De cet obscur amas‖ de faits prodigieuxQu'aucun regard n'embrasse‖ et qu'aucun mot ne nomme,Tu nais plus frissonnant‖ que l'aigle, esprit de l'homme,Refaisant mœurs, cités,‖ codes, religion.Le passé n'est que l'œuf‖ d'où tu sors, Légion !

Ô nature ! c'est là‖ ta genèse sublime.Oh ! l'éblouissement‖ nous prend sur cette cime !Le monde, réclamant‖ l'essor que Dieu lui doit,Vibre ; et dès à présent,‖ grave, attentif, le doigtSur la bouche, incliné‖ sur les choses futures,Sur la création‖ et sur les créatures,Une vague lueur‖ dans son œil éclatant,Le voyant, le savant,‖ le philosophe entendDans l'avenir, déjà‖ vivant sous ses prunelles,La palpitation‖ de ces millions d'ailes !

Jersey. Mai 1853.

Versification

Forme
Distiques
Rimes
121((aa))
Mètre
Alexandrins· profil 6+6
Mots à la rime
a soupire / l'empire féminine, classiqueb Parieu / Dieu masculine, classiquec houlette / l'épaulette féminine, classiqued aide-de-camp / débusquant masculine, non classiquee Tortue / tue féminine, classiquef tam / portam masculine, classiqueg infâmes / femmes féminine, classiqueh ceux / crasseux masculine, classiquei heurte / Meurthe féminine, classiquej horions / centurions masculine, classiquek l'agonie / génie féminine, classiquel empereur / l'horreur masculine, classiquem résume / plume féminine, classiquen copiés / pieds masculine, classiqueo mamelouque / Soulouque féminine, classiquep vénal / cardinal masculine, classiqueq gouine / baragouine féminine, classiquer l'autel / fiel masculine, classiques guenipes / nippes féminine, classiquet grec / Lautrec masculine, classiqueu d'Hercule / recule féminine, classiquev Marengo / lumbago masculine, classiquew nôtre / l'autre féminine, classiquex cheval / Florival masculine, classiquey combats-à-l'hache / cache féminine, classiquez onguent / gant masculine, classiquea lèpres / vêpres féminine, classiqueb scélérats / gras masculine, classiquec t’importe / porte féminine, classiqued attendris / Iris masculine, classiquee face / s'efface féminine, classiquef tyran / Latran masculine, classiqueg faussées / cassées féminine, classiqueh reflux / plus masculine, classiquei calibre / libre féminine, classiquej fixa / moxa masculine, classiquek sombres / ombres féminine, classiquel barreaux / bourreaux masculine, classiquem roche / Baroche féminine, classiquen écorché / épanché masculine, classiqueo urnes / nocturnes féminine, classiquep croix / rois masculine, classiqueq d'araignées / indignées féminine, classiquer réfugias / Augias masculine, classiques affranchîmes / cacochymes féminine, classiquet soupir / tapir masculine, classiqueu cachettes / poètes féminine, classiquev t'irriter / révolter masculine, classiquew érables / misérables féminine, classiquex chassieux / cieux masculine, classiquey hagarde / regarde féminine, classiquez Dupin / sapin masculine, classiquea surveille / l'oreille féminine, classiqueb Trestaillon / sillon masculine, classiquec conclaves / d'esclaves féminine, classiqued passât / forçat masculine, classiquee piastres / astres féminine, classiquef buissons / chansons masculine, classiqueg roses / moroses féminine, classiqueh cueillis / lys masculine, classiquei turpitudes / solitudes féminine, classiquej corrompt / front masculine, classiquek ondes / profondes féminine, classiquel trahisons / saisons masculine, classiquem fasse / surface féminine, classiquen peu / Dieu masculine, classiqueo plaindre / peindre féminine, classiquep tombeaux / corbeaux masculine, classiqueq l'injuste / l'arbuste féminine, classiquer animal / mal masculine, classiques aiguë / ciguë féminine, classiquet l'appétit / petit masculine, classiqueu colombe / tombe féminine, classiquev l'amour / jour masculine, classiquew beugle / aveugle féminine, classiquex pas masculine, équivalentey abîme / crime féminine, classiquea yeux / mystérieux masculine, classiqueb Nature / ceinture féminine, classiquec parts / épars masculine, classiqued écarlate / dilate féminine, classiquee lent / travaillant masculine, classiquef nombre / sombre féminine, classiqueg fer / enfer masculine, classiqueh gouffres / souffres féminine, classiqueb attachés / Cherchez masculine, classiquec nouvelle / révèle féminine, classiqued récolta / Volta masculine, classiquee livre féminine, classiquef d'horizon / prison masculine, classiqueg sonde / monde féminine, classiqueh Passions / révolutions masculine, classiquei formes / énormes féminine, classiquej mers / éclairs masculine, classiquek idées / débordées féminine, classiquel potentat / L'aérostat masculine, classiquem hommes / sommes féminine, classiquen mort / mord masculine, classiqueo pontifes / hippogriffes féminine, classiquep d'airain / souverain masculine, classiqueq l'homme / somme féminine, classiquer forgés / préjugés masculine, classiques l'âme / flamme féminine, classiquet réseau / l'oiseau masculine, classiqueu haleine / plaine féminine, classiquev forêts / décrets masculine, classiquew carapace / passe féminine, classiquex torrents / tyrans masculine, classiquey morte / l'emporte féminine, classiquez lieu / Dieu masculine, classiquea épanche / penche féminine, classiqueb porté / l'humanité masculine, classiquea têtes / conquêtes féminine, classiqueb contagieux / prodigieux masculine, classiquec nomme / l'homme féminine, classiqued religion / Légion masculine, classiquea sublime / cime féminine, classiqueb doit / doigt masculine, classiquec futures / créatures féminine, classiqued éclatant / entend masculine, classiquee prunelles / d'ailes féminine, classique
Richesse
extension moyenne des rimes 1.5· écart moyen à la rime classique 0.0

Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.

242 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres poétiques, Paris, La Pléiade — Éditions Gallimard, 1967· numérisation poesies.net· Sources