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Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

Châtiments, 1853

Saint-Arnaud

Victor Hugo· distiques, alexandrins, 279 vers

Cet homme avait donné‖ naguère un coup de mainAu recul de la France‖ et de l’esprit humain ;Ce général avait‖ les états de serviceD’un chacal, et le crime‖ aimait en lui le vice.Buffon l’eût admis, certe,‖ au rang des carnassiers.Il avait fait charger‖ le septième lanciers,Secouant les guidons‖ aux trois couleurs françaises,Sur des bonnes d’enfants,‖ derrière un tas de chaises ;Il était le vainqueur‖ des passants de Paris ;Il avait mitraillé‖ les cigares surprisEt broyé Tortoni‖ fumant, à coups de foudre ;Fier, le tonnerre au poing,‖ il avait mis en poudreUn marchand de coco‖ près des Variétés ;Avec quinze escadrons,‖ bien armés, bien montés,Et trente bataillons,‖ et vingt pièces de douze,Il avait pris d’assaut‖ le perron Sallandrouze ;Il avait réussi‖ même, en fort peu de temps,À tuer sur sa porte‖ un enfant de sept ans ;Et sa gloire planait‖ dans l’ouragan qui tonneDe l’égout Poissonnière‖ au ruisseau Tiquetonne.Tout cela l’avait fait‖ maréchal. Nous aussi,Nous étions des vaincus,‖ je dois le dire ici ;Nous étions douze cents ;‖ eux, ils étaient cent mille.

Or ce Verrès croyait‖ qu’on devient Paul-Émile.Pendant que Beauharnais,‖ l’être ignorant le mal,Affiche aux trois poteaux‖ d’un chiffre impérialSon nom hideux, dégoût‖ des lèvres de l’histoire ;Pendant qu’un bas empire‖ éclôt sous un prétoireEt s’étale, amas d’ombre‖ où rampent les serpents,Fumier de trahison,‖ de dot, de guet-apens,Dont n’auraient pas voulu‖ les poules de Carthage ;Pendant que de la France‖ on se fait le partage ;Pendant que des milliers‖ d’innocents égorgésPourrissent, par le ver‖ du sépulcre rongés ;Pendant que les proscrits,‖ que la chiourme accompagne,Cheminant deux à deux‖ dans les sabots du bagne,Vieillards, enfants brûlés‖ de fièvre, sans sommeil,Vont à Guelma casser‖ des pierres au soleil ;Pendant qu’à Bône on meurt‖ et qu’en Guyane on tombe,Et qu’ici, chaque jour,‖ nous creusons une tombe,Ce sbire galonné‖ du crime, ce vainqueur,De la fraude et du vol‖ sinistre remorqueur,Cet homme, bras sanglant‖ de la trahison louche,Ce Mars Mandrin ayant‖ pour Jupiter Cartouche,S’était dit : « Bah ! la France‖ oublie. Un vrai laurier !Et l’on n’osera plus‖ sur mes talons crier.En guerre ! Il n’est pas bon‖ que la gloire demeureAu charnier Montfaucon ;‖ nous avons à cette heureTrop de Dix-huit Brumaire‖ et trop peu d’Austerlitz ;Lorsque nous secouons‖ nos drapeaux, de leurs plisIls ne laissent tomber‖ sur nous que des huées ;Au lieu des vieillards morts‖ et des femmes tuées,Il est temps qu’il se dresse‖ autour de nous un peuDe fanfare et d’orgueil,‖ chantant dans le ciel bleu ;Or, voici que la guerre‖ à l’orient se lève !Je ne suis que couteau,‖ je puis devenir glaive.On me crache au visage‖ aujourd’hui, mais demainJ’apparaîtrai, superbe,‖ éclatant, surhumain,Vainqueur, dans une illustre‖ et splendide fumée,Et duc de la mer Noire‖ et prince de Crimée,Et je ferai voler‖ ce mot : Sébastopol,Des tours de Notre-Dame‖ au dôme de Saint-Paul !Le vieux monstre Russie,‖ aux regards longs et troubles,Qui fascine l’Europe‖ avec des yeux de roubles,Je le prendrai, j’irai‖ le saisir dans son trou,Et je rapporterai‖ sur mon poing ce hibou.On verra sous mes pieds‖ fondre le czar qui croule.Paris m’admirera‖ de la Bastille au Roule ;On me battra des mains‖ au fond des vieux faubourgs ;Les gamins marqueront‖ le pas à mes tamboursLa porte Saint-Denis‖ tirera des fusées ;Et, quand je passerai,‖ du haut de ses croiséesLe boulevard Montmartre‖ applaudira. Partons.Effaçons d’un seul trait‖ tuerie, exils, pontons,Et jetons cette poudre‖ aux yeux froids de l’histoire.Je m’en irai Massacre‖ et reviendrai Victoire ;Je serai parti chien,‖ je reviendrai lion.En guerre ! —

Tu mettrais Atlas sur Pélion,Tu ferais plus qu’aucun‖ dont l’homme se souvienne,Tu forcerais Moscou,‖ Pétersbourg, Berlin, Vienne,Tu tordrais dans tes mains‖ ainsi que des serpentsTous les fleuves domptés,‖ tremblants, soumis, rampants,Le Don, le Nil, le Tibre,‖ et le Rhin basaltique,Tu prendrais la mer Noire‖ avec la mer Baltique,On te verrait, vainqueur,‖ au front des escadrons,Précédé des tambours‖ et suivi des clairons,Parmi les plus fameux‖ marcher le plus insigne,Que tu ne ferais pas‖ décroître d’une ligneL’épaisseur du carcan‖ qui pend à l’échafaud !Que tu n’ôterais pas‖ une lettre au fer chaudQue l’histoire, quand vient‖ l’heure de comparaître,Imprime au dos du lâche‖ et sur le front du traître !

On est ivre parfois‖ quand on a bu du sang.Nul ne sait le destin.‖ Fais ton rêve, passant !L’éternel océan‖ nous regarde, et sanglote.Il prit ce qu’il voulut‖ dans l’armée et la flotte ;Il reçut le baiser‖ de Néron le Petit,Gagna Toulon, sa ville,‖ et partit. Il partit,Traînant des millions‖ après lui dans ses coffres,Entouré de banquiers‖ qui lui faisaient des offres,En satrape persan,‖ en proconsul romain,Son bâton de velours‖ et d’aigles dans sa main,Emportant pour sa table‖ un service de Chine,Suivi de vingt fourgons,‖ brodé jusqu’à l’échine,Empanaché, doré,‖ magnifique, hideux.Un jour, on déterra‖ l’un de ceux de l’an deux,Un vieux républicain,‖ le général Dampierre ;On le trouva couché‖ tout armé sous la pierre,Et portant, fier soldat‖ que nul n’avait vu fuir,L’épaulette de laine‖ et la dragonne en cuir.Il partit, tout trempé‖ d’eau bénite ; et ce reîtrePartout sur son chemin‖ baisait la griffe au prêtre ;Car cette hypocrisie‖ est le genre actuel ;Le crime, qui jadis‖ bravait le rituel,L’ancien vieux crime impie‖ à présent dégénèreEn clins d’yeux qu’à Tartuffe‖ adresse LacenaireLe brigand est béni‖ du curé, point ingrat ;Papavoine aujourd’hui‖ se confesse à Mingrat ;Le bedeau Poulmann sert‖ la messe. – Ah ! je l’avoue,Quand un bandit sincère,‖ entier, sentant la roue,Honnête à sa façon,‖ bonne fille, complet,Se déclare bandit,‖ s’annonce ce qu’il est,Fuit les honnêtes gens,‖ sent qu’il les dépareille,Et porte carrément‖ son crime sur l’oreille,Mon Dieu ! quand un voleur‖ dit : je suis un voleur,Quand un pauvre histrion‖ de foire, un avaleurDe sabres, au milieu‖ d’un torrent de paroles,Un arracheur de dents,‖ avec ses bottes molles,Orné de galons faux‖ et de poil de lapin,Quand un drôle ingénu,‖ qui peut-être est sans pain,Met sa main dans ma poche‖ et m’empoigne ma montre,Quand, le matin, poussant‖ ma porte qu’il rencontre,Il entre, prend ma bourse‖ et mes couverts d’argent,Et, si je le surprends‖ à même et pataugeant,Me dit : c’est vrai, monsieur,‖ je suis une canaille ;Je ris, et je suis prêt‖ à dire : qu’il s’en ailleAmnistie au coquin‖ qui se donne pour tel !Mais quand l’assassinat‖ s’étale sur l’autelEt que sous une mitre‖ un prêtre l’escamote ;Quand un soldat féroce‖ entre ses dents marmotteUn oremus infâme‖ au bout d’un sacrebleu ;Quand on fait devant moi‖ cette insulte au ciel bleuDe faire Magnan saint‖ et Canrobert ermite ;Quand le carnage prend‖ des airs de chattemite,Et quand Jean l’Écorcheur‖ se confit en Veuillot ;Quand le massacre affreux,‖ le couteau, le billot,Le rond-point la Roquette‖ et la place Saint-Jacques,Tout ruisselants de sang,‖ viennent faire leurs pâques ;Quand les larrons, après‖ avoir coupé le couAu voyageur, et mis‖ ses membres dans un trou,Vont au lieu saint ouvrir‖ et piller la valise ;Quand j’attends la caverne‖ et quand je vois l’église ;Quand le meurtre sournois‖ qui chourina sans bruitLa loi, par escalade‖ et guet-apens, la nuit,Et qui par la fenêtre‖ entra dans nos demeures,Prend un cierge, se signe,‖ ânonne un livre d’heures,Offre sa pince au Dieu‖ sous qui l’Horeb tremblait,Et de sa corde à nœuds‖ se fait un chapelet,Alors, ô cieux profonds !‖ ma prunelle s’allume,Mon pouls bat sur mon cœur‖ comme sur une enclume,Je sens grandir en moi‖ la colère, géant,Et j’accours éperdu,‖ frémissant, secouantSur ces horreurs, à l’âme‖ humaine injurieuses,Dans mes deux mains, des fouets‖ de strophes furieuses !

Stamboul, lui prodiguant‖ galas, orchestre et bal,Lui fit fête, Capoue‖ où manquait Annibal.Ce bandit rayonna‖ quelque temps dans des gloiresByzance illumina‖ pour lui ses promontoires.Au cirque Franconi,‖ quand vient le dénouement,Quand la toile de fond‖ se lève brusquementEt que tout le décor‖ n’est plus qu’une astragale,On voit ces choses-là‖ dans un feu de Bengale.Et, pendant ces festins‖ et ces jeux, on brûla,Les russes, Silistrie,‖ et les anglais, Kola.Le moment vint ; l’escadre‖ appareilla ; les rouesTournèrent ; par ce tas‖ de voiles et de proues,Dont l’âpre artillerie‖ en vingt salves gronda,L’infini se laissa‖ violer. L’armada,Formidable, penchant,‖ prête à cracher le soufre,Les gueules des canons‖ sur les gueules du gouffre,Nageant, polype humain,‖ sur l’abîme béant,Et, comme un noir poisson‖ dans un filet géant,Prenant l’ouragan sombre‖ en ses mille cordages,S’ébranla ; dans ses flancs,‖ les haches d’abordages,Les sabres, les fusils,‖ le lourd tromblon marin,La fauve caronade‖ aux ailerons d’airainSe heurtaient ; et, jetant‖ de l’écume aux étoiles,Et roulant dans ses plis‖ des tempêtes de toiles,Frégate, aviso, brick,‖ brûlot, trois-ponts, steamer,Le troupeau monstrueux‖ couvrit la vaste mer.La flotte ainsi marchait‖ en ordre de bataille.

Ô mouches ! il est temps‖ que cet homme s’en aille.Venez ! Souffle, ô vent noir‖ des moustiques de feu !Hurrah ! les inconnus,‖ les punisseurs de Dieu,L’obscure légion‖ des hydres invisibles,L’infiniment petit,‖ rempli d’ailes horribles,Accourut ; l’âpre essaim‖ des moucherons, tenantDans un souffle, et qui fait‖ trembler un continent,L’atome, monde affreux‖ peuplant l’ombre hagarde,Que l’œil du microscope‖ avec effroi regarde,Vint, groupe insaisissable‖ et vague où rien ne luit,Et plana sur la flotte‖ énorme dans la nuit.

Et les canons, hurlant‖ contre l’homme, molossesDe la mort, les vaisseaux,‖ titaniques colosses,Les mortiers lourds, volcans‖ aux hideux entonnoirs,Les grands steamers, dragons‖ dégorgeant des flots noirs,Tous ces géants tremblaient‖ au sein des flots terriblesSous ce frémissement‖ d’ailes imperceptibles !Et le lugubre essaim,‖ vil, céleste, infernal,Planait, plaisait toujours,‖ attendant un signal.

Terre ! dit la vigie.‖ Et l’on toucha la rive.La gloire, qui parfois,‖ jusqu’aux bandits arrive,Apparut, et cet homme‖ entrevit les combats,Les tentes, les bivouacs,‖ et, tout au fond, là-bas,Vous couvrant de son ombre,‖ horreurs atténuées,L’immense arc de triomphe‖ au milieu des nuées.Il débarqua. L’essaim‖ planait toujours. Hurrah !C’est l’heure. Et le Seigneur‖ fit signe au choléra.La peste, saisissant‖ son condamné sinistre,À défaut du césar‖ acceptant le ministre,Dit à la guerre pâle‖ et reculant d’effroi .— Va-t’en. Ne me prends pas‖ cet homme. Il est à moi.Et cria de sa voix‖ où siffle une couleuvre :— Bataille, fais ta tâche‖ et laisse-moi mon œuvre.Alors, suivant le doigt‖ qui d’en haut l’avertit,L’essaim vertigineux‖ sur ce front s’abattit ;Le monstre aux millions‖ de bouches, l’impalpable,L’infini, se rua‖ sur le blême coupable ;Les ténèbres, mordant,‖ rongeant, piquant, suçant,Entrèrent dans cet homme,‖ et lui burent le sang,Et l’enfer, le tordant‖ vivant dans ses tenailles,Se mit à lui manger‖ dans l’ombre les entrailles.

Et dans ce même instant‖ la bataille tonna,Et cria dans les cieux :‖ Wagram ! Ulm ! Iéna !En avant, bataillons,‖ dans la fière mêlée !

Peuples ! ceci descend‖ de la voûte étoilée,Et c’est l’histoire, et c’est‖ la justice de Dieu ;Pendant que, sous des flots‖ de mitraille, au milieuDes balles, bondissaient‖ vers le but électriqueLes highlanders d’Écosse‖ et les spahis d’Afrique,Tandis que, s’excitant‖ et s’entre-regardant,Le chasseur de Vincenne‖ et le zouave ardentRampaient et gravissaient‖ la montagne en décombres,Tandis que Mentschikoff‖ et ses grenadiers sombresÀ travers les obus,‖ sur l’âpre escarpement,Voyaient, plus effarés‖ de moment en moment,Monter vers eux ce tas‖ de tigres dans les ronces,Et que les lourds canons‖ s’envoyaient des réponses,Et qu’on pouvait, fût-on‖ serf, esclave ou troupeau,Tomber du moins en brave‖ à l’ombre d’un drapeau,Lui, l’homme frémissant‖ du boulevard Montmartre,Ayant son crime au flanc,‖ qui se changeait en dartre,Les boulets indignés‖ se détournant de lui,Vil, la main sur le ventre,‖ et plein d’un sombre ennui,Il voyait, pâle, amer,‖ l’horreur dans les narines,Fondre sous lui sa gloire‖ en allée aux latrines.Il râlait ; et, hurlant,‖ fétide, ensanglanté,À deux pas de son champ‖ de bataille, à côtéDu triomphe, englouti‖ dans l’opprobre incurable,Triste, horrible, il mourut.‖ Je plains ce misérable.

Ici, spectre ! Viens là‖ que je te parle. Oui,Puisque dans le néant‖ tu t’es évanouiSous l’œil mystérieux‖ du Dieu que je contemple,Puisque la mort a fait‖ sur toi ce grand exemple,Et que, traînant ton crime,‖ abject, épouvanté,Te voilà face à face‖ avec l’éternité,Puisque c’est du tombeau‖ que la prière monte,Que tu n’es plus qu’une ombre,‖ et que Dieu sur la honteDe ton commencement‖ met l’horreur de ta fin,Quoique au-dessous du tigre‖ esclave de la faim,Tu me serres le cœur,‖ bandit, et je t’avoueQue je me sens un peu‖ de pitié pour ta boue,Que je frémis de voir‖ comme mon Dieu te suit,Et que, plusieurs ici,‖ qui sommes dans la nuit,Nous avons fait un signe‖ avec notre front pâle,Quand l’ange Châtiment,‖ qui, penché sur ton râle,Te gardait, et tenait‖ sur toi ses yeux baissés,S’est tourné vers nous, spectre,‖ en disant : Est-ce assez ?

Jersey.

Versification

Forme
Distiques
Rimes
139((aa))
Mètre
Alexandrins· profil 6+6
Mots à la rime
a main / humain masculine, classiqueb service / vice féminine, classiquec carnassiers / lanciers masculine, classiqued françaises / chaises féminine, classiquee Paris / surpris masculine, classiquef foudre / poudre féminine, classiqueg Variétés / montés masculine, classiqueh douze / Sallandrouze féminine, classiquei temps / ans masculine, classiquej tonne / Tiquetonne féminine, classiquek aussi / ici masculine, classiquel mille / Paul-Émile féminine, classiqueb mal / impérial masculine, classiquec l’histoire / prétoire féminine, classiqued serpents / guet-apens masculine, classiquee Carthage / partage féminine, classiquef égorgés / rongés masculine, classiqueg accompagne / bagne féminine, classiqueh sommeil / soleil masculine, classiquei tombe féminine, classiquej vainqueur / remorqueur masculine, classiquek louche / Cartouche féminine, classiquel laurier / crier masculine, classiquem demeure / heure féminine, classiquen d’Austerlitz / plis masculine, classiqueo huées / tuées féminine, classiquep peu / bleu masculine, classiqueq lève / glaive féminine, classiquer demain / surhumain masculine, classiques fumée / Crimée féminine, classiquet Sébastopol / Saint-Paul masculine, classiqueu troubles / roubles féminine, équivalentev trou / hibou masculine, classiquew croule / Roule féminine, classiquex faubourgs / tambours masculine, classiquey fusées / croisées féminine, classiquez Partons / pontons masculine, classiquea l’histoire / Victoire féminine, classiqueb lion / guerre / Pélion masculine, classiqueb souvienne / Vienne féminine, classiquec serpents / rampants masculine, classiqued basaltique / Baltique féminine, classiquee escadrons / clairons masculine, classiquef insigne / ligne féminine, classiqueg l’échafaud / chaud masculine, classiqueh comparaître / traître féminine, classiquea sang / passant masculine, classiqueb sanglote / flotte féminine, non classiquec Petit / partit masculine, classiqued coffres / offres féminine, classiquee romain / main masculine, classiquef Chine / l’échine féminine, classiqueg hideux / deux masculine, classiqueh Dampierre / pierre féminine, classiquei fuir / cuir masculine, classiquej reître / prêtre féminine, classiquek actuel / rituel masculine, classiquel dégénère / Lacenaire féminine, classiquem ingrat / Mingrat masculine, classiquen l’avoue / roue féminine, classiqueo complet / est masculine, classiquep dépareille / l’oreille féminine, classiqueq voleur / avaleur masculine, classiquer paroles / molles féminine, classiques lapin / pain masculine, classiquet montre / rencontre féminine, classiqueu d’argent / pataugeant masculine, classiquev canaille / aille féminine, classiquew tel / l’autel masculine, classiquex l’escamote / marmotte féminine, classiquey sacrebleu / bleu masculine, classiquez ermite / chattemite féminine, classiquea Veuillot / billot masculine, classiqueb Saint-Jacques / pâques féminine, classiquec cou / trou masculine, classiqued valise / l’église féminine, classiquee bruit / nuit masculine, classiquef demeures / d’heures féminine, classiqueg tremblait / chapelet masculine, classiqueh s’allume / enclume féminine, classiquei géant / secouant masculine, classiquej injurieuses / furieuses féminine, classiquea bal / Annibal masculine, classiqueb gloires / promontoires féminine, classiquec dénouement / brusquement masculine, classiqued astragale / Bengale féminine, classiquee brûla / Kola masculine, classiquef roues / proues féminine, classiqueg gronda / L’armada masculine, classiqueh soufre / gouffre féminine, classiquei béant / géant masculine, classiquej cordages / d’abordages féminine, classiquek marin / d’airain masculine, classiquel étoiles / toiles féminine, classiquem steamer / mer masculine, classiquen bataille / aille féminine, classiqueb feu / Dieu masculine, classiquec invisibles / horribles féminine, classiqued tenant / continent masculine, classiquee hagarde / regarde féminine, classiquef luit / nuit masculine, classiquea molosses / colosses féminine, classiqueb entonnoirs / noirs masculine, classiquec terribles / imperceptibles féminine, classiqued infernal / signal masculine, classiquea rive / arrive féminine, classiqueb combats / là-bas masculine, classiquec atténuées / nuées féminine, classiqued Hurrah / choléra masculine, classiquee sinistre / ministre féminine, non classiquef d’effroi / moi masculine, classiqueg couleuvre / œuvre féminine, classiqueh l’avertit / s’abattit masculine, classiquei l’impalpable / coupable féminine, classiquej suçant / sang masculine, classiquek tenailles / entrailles féminine, non classiquea tonna / Iéna masculine, classiqueb mêlée / étoilée féminine, classiqueb Dieu / milieu masculine, classiquec électrique / d’Afrique féminine, classiqued s’entre-regardant / ardent masculine, classiquee décombres / sombres féminine, classiquef escarpement / moment masculine, classiqueg ronces / réponses féminine, classiqueh troupeau / drapeau masculine, classiquei Montmartre / dartre féminine, classiquej lui / ennui masculine, classiquek narines / latrines féminine, classiquel ensanglanté / côté masculine, classiquem incurable / misérable féminine, classiquea Oui / évanoui masculine, classiqueb contemple / exemple féminine, classiquec épouvanté / l’éternité masculine, classiqued monte / honte féminine, classiquee fin / faim masculine, classiquef t’avoue / boue féminine, classiqueg suit / nuit masculine, classiqueh pâle / râle féminine, classiquei baissés / assez masculine, classique
Richesse
extension moyenne des rimes 1.6· écart moyen à la rime classique 0.1

Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.

279 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres poétiques, Paris, La Pléiade — Éditions Gallimard, 1967· numérisation poesies.net· Sources