Dernière gerbe, 1902
IV. « À l'heure où je t'écris, je suis dans un village »
À l'heure où je t'écris,‖ je suis dans un village.Le soleil brille ; octobre‖ a jauni le feuillage ;Je vois là-bas, les toits‖ d'un charmant vieux château.Force rouges pommiers‖ couronnent le coteau,Si chargés qu’on soutient par des fourches leurs branches.Mon hôtesse est coiffée,‖ à la mode d'AvranchesD’un immense bonnet ,qui lui tombe aux talons.Dans la cuisine où luit‖ le cuivre des poêlonsBout un vaste chaudron‖ tout rempli d'herbe verte,Et, passant au grand trot‖ devant ma porte ouverte,Un petit paysan‖ rit sur un grand cheval.
Lé château fut bâti‖ pour Anne de LavalPar le beau roi François‖ premier. Dans les mansardesLes vieilles font sécher‖ au vent d'affreuses hardes.Sur la colline où mène‖ un sentier dans les prés,On aperçoit parmi‖ les branchages pourprésUn pauvre vieux clocher‖ qui tousse et s'époumonneA convier au prêche‖ Alain, Claude et Simone.
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 9((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a village / feuillage féminine, classiqueb château / coteau masculine, classiquec branches / d'Avranches féminine, classiqued talons / poêlons masculine, classiquee verte / ouverte féminine, classiquef cheval / Laval masculine, classiqueb mansardes / hardes féminine, classiquec prés / pourprés masculine, classiqued s'époumonne / Simone féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.6· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
18 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, collection Bouquins — Robert Laffont, 1986· numérisation poesies.net· Sources