Dernière gerbe, 1902
LI. « C'est le ciel que la tombe, aube obscure, reflète »
C'est le ciel que la tombe,‖ aube obscure, reflète ;Le gouffre a pour barreaux‖ les côtes du squelette ;On entend, comme ceux‖ qui songent sur un bord,Bruire l'infini‖ dans le vide du crâne ;Et le Dieu qui pardonne,‖ et le Dieu qui condamneLuit dans les deux yeux de la mort.
La clarté du cercueil,‖ pour nous fils des désastres,O nuit sombre, est égale‖ à la clarté des astres ;Comment devant les morts‖ s'aveugler et nier ?Ce qui vécut est plein‖ du mystère sublime ;L'immensité rayonne‖ étoile dans l'abîmeEt cadavre dans le charnier.
Versification
- Forme
- 2 sizains (sizains)
- Rimes
- 2(aabccb)
- Mètre
- Alexandrins et octosyllabes (10 de 12, 2 de 8)· profil 8, 6+6
- Strophes
- 2 sizains
- Mots à la rime
- a reflète / squelette féminine, classiqueb bord / mort masculine, classiquec crâne / condamne féminine, classiquea désastres / astres féminine, classiqueb nier / charnier masculine, classiquec sublime / l'abîme féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, collection Bouquins — Robert Laffont, 1986· numérisation poesies.net· Sources