Dernière gerbe, 1902· Tas de pierres
« L'orgue commence, voix profonde »
Dans l’église de…
L'orgue commence, voix profonde !
Un éclair, d'harmonie‖ éclate et disparaît.Puis, comme en la mêlée‖ et comme en la forêt,Le bruit monte, tremble, s'écroule,Et se redresse ainsi‖ qu'un combattant debout,Et comme dans une urne‖ embrasée où l'eau bout,Les sombres voix croissent en foule.
Il semble qu'on ne sait‖ quel attendrissement,Devant la terre, champ‖ de bataille fumant,Où tant de douleurs se lamentent,Ait saisi tout à coup‖ l'airain farouche et froid,Et qu'il veuille apaiser‖ l'âme humaine, et l'on croitEntendre des canons qui chantent.
Carnet, 1867
Versification
- Forme
- Strophes régulières
- Rimes
- 2(aabccb)
- Mètre
- Alexandrins et octosyllabes (8 de 12, 5 de 8)· profil 8, 6+6
- Mots à la rime
- a disparaît / forêt masculine, classiqueb s'écroule / foule féminine, classiquec debout / bout masculine, classiquea attendrissement / fumant masculine, classiqueb lamentent / chantent féminine, classiquec froid / croit masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
13 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, collection Bouquins — Robert Laffont, 1986· numérisation poesies.net· Sources