Dernière gerbe, 1902
CV. « Les quatre enfants joyeux me tirent par la manche »
Les quatre enfants joyeux‖ me tirent par la manche,Dérangent mes papiers,‖ font rage, c'est dimanche ;Ils s'inquiètent peu‖ si je travaille ou non ;Ils vont criant, sautant,‖ m'appelant par mon nom ;Ils m’ont caché ma plume et je ne puis écrire ;Et bruyamment, avec‖ de grands éclats de rire,Se dressant par-dessus le dos du canapé,Chacun vient à son tour‖ m'apparaître, drapéDans un burnous arabe‖ aux bandes éclatantes ;Et je songe à l'Afrique,‖ aux hommes sous les tentes,A la Mecque, au désert‖ formidable et vermeil ;On part avant le jour,‖ de crainte du soleil ;La file des piétons‖ et des chameaux s'allonge,Passe confusément,‖ chemine, et semble un songe ;La nuée au vent flotte‖ ainsi qu'une toison ;Et les vagues de sable,‖ emplissant l'horizon,Les ravins où jadis‖ rêvait le patriarche,Font dans l'ombre onduler‖ la caravane en marche.
30 novembre 1862
Versification
- Forme
- 1 distiques (distiques)
- Rimes
- 9((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 1 distiques
- Mots à la rime
- a manche / dimanche féminine, classiqueb non / nom masculine, classiquec écrire / rire féminine, classiqued canapé / drapé masculine, classiquee éclatantes / tentes féminine, classiquef vermeil / soleil masculine, classiqueg s'allonge / songe féminine, classiqueh toison / l'horizon masculine, classiquei patriarche / marche féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.6· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
18 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, collection Bouquins — Robert Laffont, 1986· numérisation poesies.net· Sources