Dernière gerbe, 1902
LXXXII. « Mes strophes sont comme les balles »
Mes strophes sont comme les ballesAux coups meurtriers et fréquents.Mes deux rimes sont deux cymbalesQui sonnent sur le front des camps.Lorsqu'on les entend, tout tressaille ;Le soldat rêve la bataille ;L'éclair sort des bronzes tonnants ;Les cavaliers à l'œil austèreSentent sous les housses de guerreTrembler leurs chevaux frissonnants.
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Rimes
- 1(ababccbddb)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 1 dizain
- Mots à la rime
- a balles / cymbales féminine, classiqueb fréquents / camps masculine, classiquec tressaille / bataille féminine, classiqued tonnants / frissonnants masculine, classiquee austère / guerre féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
10 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, collection Bouquins — Robert Laffont, 1986· numérisation poesies.net· Sources