Dernière gerbe, 1902
XLIX. « Oh ! que d'amis j'ai vus à pas lents disparaître »
........................................................................Oh ! que d'amis j'ai vus‖ à pas lents disparaître !Que j'en ai vu quitter‖ le chemin tour à tour,Et, sortant de la vie‖ avant la fin du jour,Descendre le versant‖ de la colline noire !Combien, dont la gaîté‖ me faisait vivre et croire,Dont l'œil d'aise et d'amour‖ semblait étinceler,Ont cessé brusquement‖ de rire et de parler,Et pâles, frissonnants,‖ tristes, la main glacée,Sans même terminer‖ la phrase commencée,S'en sont allés, laissant‖ leur destin incomplet,Comme si tout à coup‖ quelqu'un les appelait !
Versification
- Forme
- 1 distiques (distiques)
- Rimes
- 5((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 1 distiques
- Mots à la rime
- a tour / jour masculine, classiqueb noire / croire féminine, classiquec étinceler / parler masculine, classiqued glacée / commencée féminine, classiquee incomplet / appelait masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.8· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, collection Bouquins — Robert Laffont, 1986· numérisation poesies.net· Sources