Dernière gerbe, 1902
XXVII. « Un souffle rajeunit la forêt décrépite »
Un souffle rajeunit‖ la forêt décrépite.La nature profonde‖ autour de moi palpite ;L'étoile a des regards ;‖ le tronc d'arbre a des yeux.Je ne sais quoi d'obscur‖ et de mystérieuxDans la fraîche épaisseur‖ des herbes et des mousses,Vit, et les bois sont pleins‖ de voix sombres et douces.Partout où l’ombre est calme, où les flots sont dormants,Le rêveur voit trembler‖ et luire par moments,Sous le roc qui se penche‖ et l'arbre qui chancelle,Une vague lueur‖ de l'âme universelle.
Versification
- Forme
- 1 distiques (distiques)
- Rimes
- 5((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 1 distiques
- Mots à la rime
- a décrépite / palpite féminine, classiqueb yeux / mystérieux masculine, classiquec mousses / douces féminine, classiqued dormants / moments masculine, classiquee chancelle / universelle féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.2· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
10 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, collection Bouquins — Robert Laffont, 1986· numérisation poesies.net· Sources