L’année terrible, 1872· Prologue
Les 7 500 000 oui
(PUBLIÉ EN MAI 1870)
Quant à flatter la foule,‖ ô mon esprit, non pas !Ah ! le peuple est en haut,‖ mais la foule est en bas.La foule, c'est l'ébauche‖ à côté du décombre ;C'est le chiffre, ce grain‖ de poussière du nombre ;C'est le vague profil‖ des ombres dans la nuit ;La foule passe, crie,‖ appelle, pleure, fuit ;Versons sur ses douleurs‖ la pitié fraternelle.Mais quand elle se lève,‖ ayant la force en elle,On doit à la grandeur‖ de la foule, au péril,Au saint triomphe, au droit,‖ un langage viril ;Puisqu'elle est la maîtresse,‖ il sied qu'on lui rappelleLes lois d'en haut que l'âme‖ au fond des cieux épelle,Les principes sacrés,‖ absolus, rayonnants ;On ne baise ses pieds‖ que nus, froids et saignants.Ce n'est point pour ramper‖ qu'on rêve aux solitudes.La foule et le songeur‖ ont des rencontres rudes ;C'était avec un front‖ où la colère boutQu'Ézéchiel criait‖ aux ossements : Debout !Moïse était sévère‖ en rapportant les tables ;Dante grondait. L'esprit‖ des penseurs redoutables,Grave, orageux, pareil‖ au mystérieux ventSoufflant du ciel profond‖ dans le désert mouvantOù Thèbes s'engloutit‖ comme un vaisseau qui sombre,Ce fauve esprit, chargé‖ des balaiements de l'ombre,A, certes, autre chose‖ à faire que d'allerCaresser, dans la nuit‖ trop lente à s'étoiler,Ce grand monstre de pierre‖ accroupi qui médite,Ayant en lui l'énigme‖ adorable ou maudite ;L'ouragan n'est pas tendre‖ aux colosses émus ;Ce n'est pas d'encensoirs‖ que le sphinx est camus.La vérité, voilà‖ le grand encens austèreQu'on doit à cette masse‖ où palpite un mystère,Et qui porte en son sein‖ qu'un ventre appesantitLe droit juste mêlé‖ de l'injuste appétit.
O genre humain ! lumière‖ et nuit ! chaos des âmes.
La multitude peut‖ jeter d'augustes flammes.Mais qu'un vent souffle, on voit‖ descendre tout à coupDu haut de l'horreur vierge‖ au plus bas de l'égoutLa foule, cette grande‖ et fatale orpheline ;Et cette Jeanne d'Arc‖ se change en Messaline.Ah ! quand Gracchus se dresse‖ aux rostres foudroyants,Quand Cynégire mord‖ les navires fuyants,Quand avec les Trois-Cents,‖ hommes faits ou pupilles,Léonidas s'en va‖ tomber aux Thermopyles,Quand Botzaris surgit,‖ quand Schwitz confédéréBrise l'Autriche avec‖ son dur bâton ferré,Quand l'altier Winkelried,‖ ouvrant ses bras épiques,Meurt dans l'embrassement‖ formidable des piques,Quand Washington combat,‖ quand Bolivar paraît,Quand Pélage rugit‖ au fond de sa forêt,Quand Manin, réveillant‖ les tombes, galvaniseCe vieux dormeur d'airain,‖ le lion de Venise,Quand le grand paysan‖ chasse à coups de sabotLautrec de Lombardie‖ et de France Talbot,Quand Garibaldi, rude‖ au vil prêtre hypocrite,Montre un héros d'Homère‖ aux monts de Théocrite,Et fait subitement‖ flamboyer à cotéDe l'Etna ton cratère,‖ ô sainte Liberté !Quand la Convention‖ impassible tient têteA trente rois, mêlés‖ dans la même tempête,Quand, liguée et terrible et rapportant la nuit,Toute l'Europe accourt,‖ gronde et s'évanouit,Comme aux pieds de la digue‖ une vague écumeuse,Devant les grenadiers‖ pensifs de Sambre-et-Meuse,C'est le peuple ; salut,‖ ô peuple souverain !Mais quand le lazzarone‖ ou le transteverinDe quelque Sixte-Quint‖ baise à genoux la crosse,Quand la cohue inepte,‖ insensée et féroce,Étouffe sous ses flots,‖ d'un vent sauvage émus,L'honneur dans Coligny,‖ la raison dans Ramus,Quand un poing monstrueux,‖ de l'ombre où l'horreur flotte,Sort, tenant aux cheveux‖ la tête de CharlottePâle du coup de hache‖ et rouge du soufflet,C'est la foule ; et ceci‖ me heurte et me déplaît ;C'est l'élément aveugle‖ et confus ; c'est le nombre ;C'est la sombre faiblesse‖ et c'est la force sombre.Et que de cette tourbe‖ il nous vienne demainL'ordre de recevoir‖ un maître de sa main,De souffler sur notre âme‖ et d'entrer dans la honte,Est-ce que vous croyez‖ que nous en tiendrons compte ?Certes, nous vénérons‖ Sparte, Athènes, Paris,Et tous les grands forums‖ d'où partent les grands cris ;Mais nous plaçons plus haut‖ la conscience auguste.Un monde, s'il a tort,‖ ne pèse pas un juste ;Tout un océan fou‖ bat en vain un grand cœur.O multitude, obscure‖ et facile au vainqueur,Dans l'instinct bestial‖ trop souvent tu te vautres,Et nous te résistons !‖ Nous ne voulons, nous autres,Ayant Danton pour père‖ et Hampden pour aïeul,Pas plus du tyran Tous‖ que du despote Un Seul.Voici le peuple : il meurt,‖ combattant magnifique,Pour le progrès ; voici‖ la foule : elle en trafique ;Elle mange son droit‖ d'aînesse en ce plat vilQue Rome essuie et lave‖ avec Ainsi-soit-il !Voici le peuple : il prend‖ la Bastille, il déplaceToute l'ombre en marchant ;‖ voici la populace :Elle attend au passage‖ Aristide, Jésus,Zénon, Bruno, Colomb,‖ Jeanne, et crache dessus.Voici le peuple avec‖ son épouse, l'idée ;Voici la populace‖ avec son accordée,La guillotine. Eh bien,‖ je choisis l'idéal.Voici le peuple : il change‖ avril en Floréal,Il se fait république,‖ il règne et délibère.Voilà la populace :‖ elle accepte Tibère.Je veux la république‖ et je chasse César.
L'attelage ne peut‖ amnistier le char.
Le droit est au-dessus‖ de Tous ; nul vent contraireNe le renverse ; et Tous‖ ne peuvent rien distraireNi rien aliéner‖ de l'avenir commun.Le peuple souverain‖ de lui-même, et chacunSon propre roi ; c'est là‖ le droit. Rien ne l'entame.Quoi ! l'homme que voici,‖ qui passe, aurait mon âme !Honte ! il pourrait demain,‖ par un vote hébété,Prendre, prostituer,‖ vendre ma liberté !Jamais. La foule un jour‖ peut couvrir le principe ;Mais le flot redescend,‖ l'écume se dissipe,La vague en s'en allant‖ laisse le droit à nu.Qui donc s'est figuré‖ que le premier venuAvait droit sur mon droit !‖ qu'il fallait que je prisseSa bassesse pour joug,‖ pour règle son caprice !Que j'entrasse au cachot‖ s'il entre au cabanon !Que je fusse forcé‖ de me faire chaînonParce qu'il plaît à tous‖ de se changer en chaîne !Que le pli du roseau‖ devînt la loi du chêne !
Ah ! le premier venu,‖ bourgeois ou paysan,L'un égoïste et l'autre‖ aveugle, parlons-en !Les révolutions,‖ durables, quoi qu'il fasse,Ont pour cet inconnu‖ qui jette à leur surfaceTantôt de l'infamie‖ et tantôt de l'honneur,Le dédain qu'a le mur‖ pour le badigeonneur.Voyez-le, ce passant‖ de Carthage ou d'AthènesOu de Rome, pareil‖ à l'eau qui des fontainesTombe aux pavés, s'en va‖ dans le ruisseau fatal,Et devient boue après‖ avoir été cristal.Cet homme étonne, après‖ tant de jours beaux et rudes,Par son indifférence‖ au fond des turpitudesCeux mêmes qu'ont d'abord‖ éblouis ses vertus ;Il est Falstaff après‖ avoir été Brutus ;Il entre dans l'orgie‖ en sortant de la gloire ;Allez lui demander‖ s'il sait sa propre histoire,Ce qu'était Washington‖ ou ce qu'a fait Barra,Son cœur mort ne bat plus‖ aux noms qu'il adora.Naguère il restaurait‖ les vieux cultes, les bustesDe ses héros tombés,‖ de ses aïeux robustes,Phocion expiré,‖ Lycurgue enseveli,Riego mort et voyez‖ maintenant quel oubli !Il fut pur, et s'en lave ;‖ il fut saint, et l'ignore ;Il ne s'aperçoit pas‖ même qu'il déshonorePar l'œuvre d'aujourd'hui‖ son ouvrage d'hier ;Il devient lâche et vil,‖ lui qu'on a vu si fier ;Et, sans que rien en lui‖ se révolte et proteste,Barbouille une taverne‖ immonde avec le resteDe la chaux dont il vient‖ de blanchir un tombeau.Son piédestal souillé‖ se change en escabeau ;L'honneur lui semble lourd,‖ rouillé, gothique ; il railleCette armure sévère,‖ et dit : Vieille ferraille !Jadis des fiers combats‖ il a joué le jeu ;Duperie. Il fut grand,‖ et s'en méprise un peu.Il est sa propre insulte‖ et sa propre ironie.Il est si bien esclave‖ à présent qu'il renie,Indigné, son passé,‖ perdu dans la vapeur ;Et quant à sa bravoure‖ ancienne, il en a peur.
Mais quoi, reproche-t-on‖ à la mer qui s'écrouleL'onde, et ses millions‖ de têtes à la foule ?Que sert de chicaner‖ ses erreurs, son chemin,Ses retours en arrière,‖ à ce nuage humain,A ce grand tourbillon‖ des vivants, incapable,Hélas ! d'être innocent‖ comme d'être coupable ?A quoi bon ? Quoique vague,‖ obscur, sans point d'appui,Il est utile ; et, tout‖ en flottant devant lui,Il a pour fonction,‖ à Paris comme à Londre,De faire le progrès,‖ et d'autres d'en répondre ;La république anglaise‖ expire, se dissout,Tombe, et laisse Milton‖ derrière elle debout ;La foule a disparu,‖ mais le penseur demeure ;C'est assez pour que tout‖ germe et que rien ne meure.Dans les chutes du droit‖ rien n'est désespéré.Qu'importe le méchant‖ heureux, fier, vénéré ?Tu fais des lâchetés,‖ ciel profond ; tu succombesRome ; la liberté‖ va vivre aux catacombes ;Les dieux sont au vainqueur,‖ Caton reste aux vaincus.Kosciusko surgit‖ des os de Galgacus.On interrompt Jean Huss ;‖ soit ; Luther continue.La lumière est toujours‖ par quelque bras tenue ;On mourra, s'il le faut,‖ pour prouver qu'on a foi ;Et volontairement,‖ simplement, sans effroi,Des justes sortiront‖ de la foule asservie,Iront droit au sépulcre‖ et quitteront la vie,Ayant plus de dégoût‖ des hommes que des vers.Oh ! ces grands Régulus,‖ de tant d'oubli couverts,Arria, Porcia,‖ ces héros qui sont femmes,Tous ces courages purs,‖ toutes ces fermes âmes,Cursius, Adam Lux,‖ Thraséas calme et fort,Ce puissant Condorcet,‖ ce stoïque Chamfort,Comme ils ont chastement‖ quitté la terre indigne !Ainsi fuit la colombe,‖ ainsi plane le cygne,Ainsi l'aigle s'en va‖ du marais des serpents.Léguant l'exemple à tous,‖ aux méchants, aux rampants,A l'égoïsme, au crime,‖ aux lâches cœurs pleins d'ombre,Ils se sont endormis‖ dans le grand sommeil sombre ;Ils ont fermé les yeux‖ ne voulant plus rien voir ;Ces martyrs généreux‖ ont sacré le devoir,Puis se sont étendus‖ sur la funèbre couche ;Leur mort à la vertu‖ donne un baiser farouche.
O caresse sublime‖ et sainte du tombeauAu grand, au pur, au bon,‖ à l'idéal, au beau !En présence de ceux‖ qui disent : Rien n'est juste !Devant tout ce qui trouble‖ et nuit, devant Locuste,Devant Pallas, devant‖ Carrier, devant Sanchez,Devant les appétits‖ sur le néant penchés,Les sophistes niant,‖ les cœurs faux, les fronts vides,Quelle affirmation‖ que ces grands suicides !Ah ! quand tout paraît mort‖ dans le monde vivant,Quand on ne sait s'il faut‖ avancer plus avant,Quand pas un cri du fond‖ des masses ne s'élance,Quand l'univers n'est plus‖ qu'un doute et qu'un silence,Celui qui dans l'enceinte‖ où sont les noirs fossésIra chercher quelqu'un‖ de ces purs trépassésEt qui se collera‖ l'oreille contre terre,Et qui demandera :‖ Faut-il croire, ombre austère ?Faut-il marcher, héros‖ sous la cendre enfoui ?Entendra ce tombeau‖ dire à voix haute : Oui.
Oh ! qu'est-ce donc qui tombe‖ autour de nous dans l'ombre ?Que de flocons de neige !‖ En savez-vous le nombre ?Comptez les millions‖ et puis les millions !Nuit noire ! on voit rentrer‖ au gîte les lions ;On dirait que la vie‖ éternelle recule ;La neige fait, niveau‖ hideux du crépuscule,On ne sait quel sinistre‖ abaissement des monts ;Nous nous sentons mourir‖ si nous nous endormons ;Cela couvre les champs,‖ cela couvre les villes ;Cela blanchit l'égout‖ masquant ses bouches viles ;La lugubre avalanche‖ emplit le ciel terni ;Sombre épaisseur de glace !‖ Est-ce que c'est fini ?On ne distingue plus‖ son chemin ; tout est piège.Soit.
Que restera-t-il de toute cette neige,Voile froid de la terre‖ au suaire pareil,Demain, une heure après‖ le lever du soleil ?
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 119((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a pas / bas masculine, classiqueb décombre / nombre féminine, classiquec nuit / fuit masculine, classiqued fraternelle / elle féminine, classiquee péril / viril masculine, classiquef rappelle / épelle féminine, classiqueg rayonnants / saignants masculine, classiqueh solitudes / rudes féminine, classiquei bout / Debout masculine, classiquej tables / redoutables féminine, classiquek vent / mouvant masculine, classiquel sombre / l'ombre féminine, classiquem d'aller / s'étoiler masculine, classiquen médite / maudite féminine, classiqueo émus / camus masculine, classiquep austère / mystère féminine, classiqueq appesantit / appétit masculine, classiquea âmes / flammes féminine, classiqueb coup / l'égout masculine, non classiquec orpheline / Messaline féminine, classiqued foudroyants / fuyants masculine, classiquee pupilles / Thermopyles féminine, classiquef confédéré / ferré masculine, classiqueg épiques / piques féminine, classiqueh paraît / forêt masculine, classiquei galvanise / Venise féminine, classiquej sabot / Talbot masculine, classiquek hypocrite / Théocrite féminine, classiquel coté / Liberté masculine, classiquem tête / tempête féminine, classiquen nuit / s'évanouit masculine, classiqueo écumeuse / Sambre-et-Meuse féminine, classiquep souverain / transteverin masculine, classiqueq crosse / féroce féminine, classiquer émus / Ramus masculine, classiques flotte / Charlotte féminine, classiquet soufflet / déplaît masculine, classiqueu nombre / sombre féminine, classiquev demain / main masculine, classiquew honte / compte féminine, classiquex Paris / cris masculine, classiquey auguste / juste féminine, classiquez cœur / vainqueur masculine, classiquea vautres / autres féminine, classiqueb aïeul / Seul masculine, classiquec magnifique / trafique féminine, classiqued vil / Ainsi-soit-il masculine, classiquee déplace / populace féminine, classiquef Jésus / dessus masculine, classiqueg l'idée / accordée féminine, classiqueh l'idéal / Floréal masculine, classiquei délibère / Tibère féminine, classiquej César / char masculine, classiquea contraire / distraire féminine, classiqueb commun / chacun masculine, classiquec l'entame / âme féminine, classiqued hébété / liberté masculine, classiquee principe / dissipe féminine, classiquef nu / venu masculine, classiqueg prisse / caprice féminine, classiqueh cabanon / chaînon masculine, classiquei chaîne / chêne féminine, classiquea paysan / parlons-en masculine, classiqueb fasse / surface féminine, classiquec l'honneur / badigeonneur masculine, classiqued d'Athènes / fontaines féminine, classiquee fatal / cristal masculine, classiquef rudes / turpitudes féminine, classiqueg vertus / Brutus masculine, classiqueh gloire / histoire féminine, classiquei Barra / adora masculine, classiquej bustes / robustes féminine, classiquek enseveli / oubli masculine, classiquel l'ignore / déshonore féminine, classiquem d'hier / fier masculine, classiquen proteste / reste féminine, classiqueo tombeau / escabeau masculine, classiquep raille / ferraille féminine, classiqueq jeu / peu masculine, classiquer ironie / renie féminine, classiques vapeur / peur masculine, classiquea s'écroule / foule féminine, classiqueb chemin / humain masculine, classiquec incapable / coupable féminine, classiqued d'appui / lui masculine, classiquee Londre / répondre féminine, classiquef dissout / debout masculine, classiqueg demeure / meure féminine, classiqueh désespéré / vénéré masculine, classiquei succombes / catacombes féminine, classiquej vaincus / Galgacus masculine, classiquek continue / tenue féminine, classiquel foi / effroi masculine, classiquem asservie / vie féminine, classiquen vers / couverts masculine, classiqueo femmes / âmes féminine, classiquep fort / Chamfort masculine, classiqueq indigne / cygne féminine, classiquer serpents / rampants masculine, classiques d'ombre / sombre féminine, classiquet voir / devoir masculine, classiqueu couche / farouche féminine, classiquea tombeau / beau masculine, classiqueb juste / Locuste féminine, classiquec Sanchez / penchés masculine, classiqued vides / suicides féminine, classiquee vivant / avant masculine, classiquef s'élance / silence féminine, classiqueg fossés / trépassés masculine, classiqueh terre / austère féminine, classiquei enfoui / Oui masculine, classiquea l'ombre / nombre féminine, classiqueb millions / lions masculine, classiquec recule / crépuscule féminine, classiqued monts / endormons masculine, classiquee villes / viles féminine, classiquef terni / fini masculine, classiqueg piège / Soit / neige féminine, classiqueb pareil / soleil masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.5· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
239 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvre complète, Paris, collection Bouquins ‒ Robert Laffont, 1985· numérisation abu.cnam.fr· Sources