Réglages

Mémorisé dans ce navigateur.

Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

La légende des siècles, 1883· XXII L’océan

L’Océan

Victor Hugo· 82 sizains, heptasyllabes et tétrasyllabes, 492 vers

I

Ces bâtiments qui font voileSuivent chacun leur étoileEt leur dessein ;Et l'eau bat toutes les proues,Et l'air souffle à pleines jouesSur cet essaim.

Ils se dispersent sur l'onde.Ils vont ; ils jettent la sondeAu flot félon ;Ils ont leur carte et leurs règles ;Ils vont où vont les quatre aiglesDe l'aquilon.

— Je pars, dit le capitaine,Pour Gibraltar, pour Athène,Pour Tafilet.— Nous partons, disent les mousses,Pour Malte où les nuits sont doucesComme le lait.

— Nous partons, dit le pilote,Pour l'Inde où la jonque flotte,Pour Tétuan,Pour Chypre, île aux belles femmes…— Et pour le pays des âmes,Dit l'océan.

La création aveugleHurle, glapit, grince et beugle ;Mais, sous sa main,L'homme la dompte et la brise ;La forêt grondante est priseAu piège humain.

Le tigre au Jardin des plantesPasse ses pattes tremblantesPar les barreaux ;Toute bête est terrasséePar l'amour et la pensée,Ces deux héros.

Tous deux ont le diadème.Ces dompteurs que l'enfer mêmeJadis craignait,Rois de tous les esclavages,Tiennent les choses sauvagesDans leur poignet.

Le fier taureau d’Asturie,Qui marchait dans sa furieSans dévier,Lui plus noir que l'eau marine,Un anneau dans la narine,Suit un bouvier.

Ce grand monstre, la nature,Qui vivait à l'aventure,N'écoutant rien,Ouvrant sur l'homme qui souffreToutes les gueules du gouffre,N'est plus qu'un chien.

L'homme s'accroît et se hausse.Nul ne sait ce qu'en sa fosse,Loin du ciel bleu,Voyant qu'il faut qu'il y dorme,Le lion, forçat énorme,Reproche à Dieu.

Persée étouffe Gorgone.Marthe écrase la dragoneAux yeux ardents.Visconti, vêtu de cuivre,D'un coup de poing à la guivreCasse les dents.

Béhémot craint l'homme blême.Le boa, n'ouvrant pas mêmeL'œil à demi,N'est plus, lui serpent superbe,Qu'un tronc d'arbre qui dans l'herbeS'est endormi.

Le jaguar tourne en sa cage.Le morse en un marécageCroupit muré.La chanson du pâtre attireHors des branches le satyreTout effaré.

Depuis Hercule et Thésée,Teb à la lance aiguisée,Bellérophon,Icare qui nomme un golfe,Hermès sur le sphinx, AstolpheSur le griffon,

Il n'est pas au monde un êtreQui ne reconnaisse un maître ;Tout est dompté.La conquête se consomme ;L'ombre voit au front de l'hommeUne clarté.

Le lynx s'abat sur le ventreQuand la ménade en son antreChante Pæan ;On prend l'aigle dans son aire…— Où donc est mon belluaire ?Dit l'océan.

Et l'océan fauve ajoute :— Je ne suis pas une route.Que me veut-on ?Je te hais, flambeau sublime,Que Colomb sur mon abîmePasse à Fulton.

J'ai ma vague, Etna sa lave.Etna n'est pas un esclave.Ni moi non plus.J'ai pour reine et pour captiveLa sombre terre attentiveA mon reflux.

Je ne suis pas fait pour être,Comme le sentier champêtre,Plein de vivants ;Je suis l'Onde en sa tanière,Que prennent à la crinièreLes quatre vents !

Je suis le noir gouffre inculte ;Je donne, en mon fier tumulte,Où rien ne ment.Pour maître aux flots sourds l'air libre,Et pour base à l'équilibreLe tremblement.

Rien n'arrête et ne dirigeMon formidable quadrige,Que les typhonsTraînent, et qui, de la PerseJusqu'aux Hébrides, disperseSes bruits profonds.

Je suis la vaste mêlée,Reptile, étant l'onde, ailée,Étant le vent ;Force et fuite, haine et vie,Houle immense, poursuivieEt poursuivant.

Je suis, dans l'ombre étoilée,La figure écheveléeDe l'inconnu ;Ma vague, qu'Éole augmente,Est, quand il lui plaît, charmanteComme un sein nu.

Je ne suis pas votre auberge,Je suis la tempête viergeQui peut briserCaps et rochers comme verre,A qui parfois le tonnerrePrend un baiser.

Je m'appelle solitude,Je m'appelle inquiétude,Et mon roulisCouvre à jamais des navires,Des voix, des chansons, des rires,Ensevelis.

Je suis funeste et salubre.Je suis le fileur lugubreDes noirs vallonsQue l'orage sans fin mouille,Et qui file à sa quenouilleLes aquilons.

Je suis, dans l'écume en poudre,Le combattant de la foudre,L'hydre titan.Je suis sans forme et sans nombre.Venez, les vents, l'horreur, l'ombre.Homme, va-t'en.

Je suis souffle, éclair et lame.Je prends volontiers leur âmeAux curieux.Je suis le triple CerbèreDont le regard réverbèreDieu furieux.

J'ai plus de nuit que la tombe.Léviathan dans ma trombeN'est plus qu'un ver ;Tout tremble sur mon épaule.Je lie au poteau du pôleLe spectre hiver.

Homme, la terre est ta mère.Cherche ton bien éphémèreDans ses douleurs ;Broie, arrache, brûle, embrase.Perce des chemins. ÉcraseCe tas de fleurs !

La plaine, quand on la ferre,Obéit, et laisse faireL'homme ennemi.La terre est une imbécile ;Et la montagne est docileA la fourmi.

Les Alpes sont des géantesTerribles, fauves, béantes,L'orage au cou ;L'homme rit des monts féroces,Et, taupe, sous les colosses,Il fait son trou.

Moi, je ne suis pas la rue.J'ai pour roue et pour charrueLe tourbillon ;Je bondis, c'est ma manière ;Je n'accepte pas l'ornièreNi le sillon.

J'écume à flots sur ma grève,Va-t'en. Ne viens pas, fils d'Ève,Frêle rival,Sauter sur mon dos faroucheEt mettre un mors à la boucheDe mon cheval.

Ma plaine est la grande plaine ;Mon souffle est la grande haleine ;Je suis terreur ;J'ai tous les vents de la terrePour passants, et le mystèrePour laboureur.

Le météore en ma houleTombe, la nuée y crouleEn rugissant ;L'écueil, écumant monarque,A qui je donne la barque,Me rend le sang.

L'aurore avec épouvanteRegarde mon eau vivante,Mes rocs ouverts,Mes colères, mes batailles,Et les glissements d'écaillesSous mes flots verts.

Vénus m'apporte son globe.Je lui relève sa robeJusqu'au genou.Le zéphyr des moissons blondes,S'il se risque sur mes ondes,Y devient fou.

Un jour l'orage des plainesVint chez moi sur mes baleinesLancer ses traits ;Mais j'ai, d'un seul cri de rage,Chassé ce canard sauvageDans vos marais !

Quand il vit dans ma caverneSe sauver l'hydre de Lerne,Mon compagnonTyphon dit : Cela nous souille,Gardons-nous cette grenouille ?Et j'ai dit Non !

Si je faisais une rose,Moi, gouffre en qui toute choseS'ébauche et vit,Le soleil, flambeau fidèle,Se lèverait auprès d'elleSans qu'on le vit.

Hommes, vous rêvez de croireQue vous vaincrez mon eau noire,Aux fiers bouillons,Ma vague aux mille étincelles,En pendant à des ficellesQuelques haillons !

C'est donc là votre navire !Une écorce qui chavireSous tout climat !Cette épingle qui m'éraille,C'est l'ancre, et ce brin de paille,C'est le grand mât !

Ces quatre planches mal jointesSe déchireront aux pointesDu moindre écueil.L'homme au front triste, aux mains blanches,Ne sait clouer que les planchesDe son cercueil.

Quoi ! je serais si candide !Porter sur mon dos splendideVotre wagon !Dans mon azur sans limite,Voir fumer votre marmite.Moi le dragon !

Quoi ! lui chez moi ! l'homme ! Il entre !Sachez que devant mon antre,Qu'emplit la nuit,Le sage lion s'arrête,Et qu'en voyant ma tempêteL'aigle s'enfuit !

Votre présence m'outrage.Dieu fit mon immense orageMystérieuxEt mes flots pleins de désastres,Pour être vus par ses astres,Non par vos yeux.

Homme, ta marche est peu droite ;Ton commerce avide exploiteLes flots mouvants ;L'âpre soif de l'or t'anime ;Je donne pour rien l'abîme,Toi, tu le vends.

Ne viens pas chez moi, te dis-je.Ne mêle pas au prodigeTes vils chemins.Crains mes fureurs justicières !Ah ! vous frémiriez, poussières,Pâles humains,

Si vous entendiez les chosesQue nous tous, les vents morosesEt les saisons,L'air qui souffle et l'eau qui tremble,Quand nous sommes seuls ensemble,Nous nous disons !

Devant votre crépusculeMon sombre horizon recule ;Vous m'insultez !Genre humain, foule confuse,L'ombre éternelle refuseVos nouveautés.

Elle refuse vos phares,Vos boussoles, vos fanfares,Vos noirs vaisseaux,Et, quand passe votre flotte,Indignée, elle sangloteAu fond des eaux.

Allez-vous-en ! Je devineQu'on rêve une ère divine,Fin des fléaux.On court sur l'onde aplanie.On m'emploie à l'harmonie,Moi le chaos !

C'est la paix qui se prépare.Je n'en veux point. Je sépare,Je n'unis pas.Je brise à coups de nageoiresEt je broie en mes mâchoiresVotre compas !

L'homme doit courber sa têteSous la guerre et la tempêteEt le volcan.La terre, c'est la géhenne.Que chacun garde sa haineEt son carcan.

Tu n'es pas même un fantôme !Monstre pour l'archange, atomePour le titan,Rien pour l'espace et le nombre !L'homme n'est qu'une pénombre ;L'Ombre est Satan.

Être mauvais, c'est ta peine.Sois mauvais. Ta race traîneL'anneau de fer.Nous sommes tous la souffrance ;Et l'hirondelle espéranceFuit notre hiver.

Sache que nous, et ces mondesQu'on voit, dans nos nuits immondes,Au firmament,Nous habitons l'insondable,L'extrémité formidableDu châtiment.

Notre nuit est si fataleQue si la pitié, vestaleChère aux élus,Disait : Où donc est ce monde ?J'ai peur que Dieu ne réponde :Je ne sais plus !

Donc subissez la loi dure.Endurez ce que j'endure,L'isolement ;Et soyez, dans votre bouge,L'un pour l'autre le fer rouge,Et non l'aimant.

N'essayez pas, dans ma sphère,D'être frères, et de faire,Dans ce tombeau,Quand tout à l'ombre ressemble,De vos esprits mis ensembleUn grand flambeau.

Les hommes deviendraient angesJe ne veux pas de mésanges,Moi, maintenant !Je veux le glaive et le glaive.Vivez comme dans un rêve,Tas frissonnant !

Faites comme ont fait vos pères,Et crénelez vos repaires.Abhorrez-vous.Barricadez vos Sodomes.Dévorez-vous. Soyez hommesEt restez loups.

Que l'Écosse ait sa claymore,Le juif sa rage, et le moreSon yatagan ;Que chacun reste en sa ville ;Et qu'on me laisse tranquilleDans l'ouragan.

II

Et l'homme dit : — Mer affreuse.Que le char des foudres creuseSous son essieu,Tais-toi dans ton ossuaire.Tu cherches ton belluaire ?Gouffre, c'est Dieu !

Écoute-moi. La loi change.Je vois poindre aux cieux l'archange !L'esprit du cielM'a crié sur la montagne :« Tout enfer s'éteint ; nul bagneN'est éternel. »

Je ne hais plus, mer profonde.J'aime. J'enseigne, je fonde.Laisse passer.Satan meurt, un autre empireNaît, et la morsure expireDans un baiser.

Tu ne dois plus dire : arrière !Tu n'es plus une barrière,Dragon marin.Sers l'avenir ! porte l'arche.Rien n'arrête l'homme en marcheVers Dieu serein.

Rien ! pas même toi, chimère,Monstre de l'écume amère,Géant puni,Toi qui, seul dans ta nuit sombre,As fait ton onde avec l'ombreDe l'infini !

Je vais ! je suis le prophète.A la houle stupéfaiteJe dis mon nom.La trombe accourt ; ma penséeFait rentrer cette insenséeAu cabanon.

L'esprit de l'homme, lumière,Domptant la nature entière,Onde ou volcan,Plonge sa clarté sacréeDans la prunelle effaréeDe l'ouragan.

Pour qu'à nos pas on se range,Nous n'avons qu'à dire à l'angeComme aux démons,Qu'à dire aux torrents de soufre,Et qu'à te dire à toi, gouffreNous nous aimons !

L'amour, c'est la loi suprême.L'amour te vaincra toi-même.Ton bruit est vain.Pour que, caressant ta grève,Ton hymne d'enfer s'achèveEn chant divin,

Pour que ton hurlement tombe,Il suffit que la colombeQui vient le soir,O sombre gouffre d'écume,Laisse tomber une plumeSur ton flot noir.

L'amour, c'est le fond de l'homme.L'amour, c'est l'antique pommeQu'Ève cueillit.L'ombre passe, l'amour reste,Il est astre au dais céleste,Perle en ton lit.

Nos inventions nouvellesPrendront à tes vents des ailes ;Dieu nous sourit ;Nous monterons sur ta rage,Nous attellerons l'orageA notre esprit.

Oui, malgré tes chocs sauvages,Nous lierons tes deux rivagesD'un trait de feu ;L'avenir aura deux Romes,Et, près de celle des hommes,Celle de Dieu.

L'avenir aura deux temples,Deux lumières, deux exemples,Un double hymen,La liberté, force et verbe,L'unité, portant la gerbeDu genre humain.

Tais-toi, mer ! Les cœurs s'appellent,Les fils de Caïn se mêlentAux fils d'Abel ;L'homme, que Dieu mène et juge,Bâtira sur toi, déluge,Une Babel.

A cette Babel moraleAboutira la spiraleDes deux Sions,Où sans cesse recommenceLe fourmillement immenseDes nations ;

Et tu verras sans colère,Du tropique au flot polaire,Dieu te calmant,Au-dessus de l'eau sonore,Se construire dans l'auroreSuperbement

Les progrès et les idées,Pont de cent mille coudéesQue rien ne rompt,Et sur tes sombres maréesCes arches démesuréesResplendiront.

Versification

Forme
82 sizains (sizains)
Rimes
81(aabccb) 1(aabaab)
Mètre
Heptasyllabes et tétrasyllabes (328 de 7, 164 de 4)· profil 4, 7
Strophes
82 sizains
Mots à la rime
a voile / étoile féminine, classiqueb dessein / essaim masculine, classiquec proues / joues féminine, classiquea l'onde / sonde féminine, classiqueb félon / l'aquilon masculine, classiquec règles / aigles féminine, classiquea capitaine / Athène féminine, classiqueb Tafilet / lait masculine, classiquec mousses / douces féminine, classiquea pilote / flotte féminine, classiqueb Tétuan / l'océan masculine, classiquec femmes / âmes féminine, classiquea aveugle / beugle féminine, classiqueb main / humain masculine, équivalentec brise / prise féminine, classiquea plantes / tremblantes féminine, classiqueb barreaux / héros masculine, classiquec terrassée / pensée féminine, classiquea diadème / même féminine, classiqueb craignait / poignet masculine, classiquec esclavages / sauvages féminine, classiquea d’Asturie / furie féminine, classiqueb dévier / bouvier masculine, non classiquec marine / narine féminine, classiquea nature / l'aventure féminine, classiqueb rien / chien masculine, classiquec souffre / gouffre féminine, classiquea hausse / fosse féminine, classiqueb bleu / Dieu masculine, classiquec dorme / énorme féminine, classiquea Gorgone / dragone féminine, classiqueb ardents / dents masculine, classiquec cuivre / guivre féminine, classiquea blême / même féminine, classiqueb demi / endormi masculine, classiquec superbe / l'herbe féminine, classiquea cage / marécage féminine, classiqueb muré / effaré masculine, classiquec attire / satyre féminine, classiquea Thésée / aiguisée féminine, classiqueb Bellérophon / griffon masculine, classiquec golfe / Astolphe féminine, classiquea être / maître féminine, classiqueb dompté / clarté masculine, classiquec consomme / l'homme féminine, classiquea ventre / antre féminine, classiqueb Pæan / l'océan masculine, classiquec aire / belluaire féminine, classiquea ajoute / route féminine, classiqueb veut-on / Fulton masculine, classiquec sublime / abîme féminine, classiquea lave / esclave féminine, classiqueb plus / reflux masculine, classiquec captive / attentive féminine, classiquea être / champêtre féminine, classiqueb vivants / vents masculine, classiquec tanière / crinière féminine, classiquea inculte / tumulte féminine, classiqueb ment / tremblement masculine, classiquec libre / l'équilibre féminine, classiquea dirige / quadrige féminine, classiqueb typhons / profonds masculine, classiquec Perse / disperse féminine, classiquea mêlée / ailée féminine, classiqueb vent / poursuivant masculine, classiquec vie / poursuivie féminine, classiquea étoilée / échevelée féminine, classiqueb l'inconnu / nu masculine, classiquec augmente / charmante féminine, classiquea auberge / vierge féminine, classiqueb briser / baiser masculine, classiquec verre / tonnerre féminine, classiquea solitude / inquiétude féminine, classiqueb roulis / Ensevelis masculine, classiquec navires / rires féminine, classiquea salubre / lugubre féminine, classiqueb vallons / aquilons masculine, classiquec mouille / quenouille féminine, classiquea poudre / foudre féminine, classiqueb titan / va-t'en masculine, classiquec nombre / l'ombre féminine, classiquea lame / âme féminine, classiqueb curieux / furieux masculine, classiquec Cerbère / réverbère féminine, classiquea tombe / trombe féminine, classiqueb ver / hiver masculine, classiquec épaule / pôle féminine, classiquea mère / éphémère féminine, classiqueb douleurs / fleurs masculine, classiquec embrase / Écrase féminine, classiquea ferre / faire féminine, classiqueb ennemi / fourmi masculine, classiquec imbécile / docile féminine, classiquea géantes / béantes féminine, classiqueb cou / trou masculine, classiquec féroces / colosses féminine, classiquea rue / charrue féminine, classiqueb tourbillon / sillon masculine, classiquec manière / l'ornière féminine, classiquea grève / d'Ève féminine, classiqueb rival / cheval masculine, classiquec farouche / bouche féminine, classiquea plaine / haleine féminine, classiqueb terreur / laboureur masculine, classiquec terre / mystère féminine, classiquea houle / croule féminine, classiqueb rugissant / sang masculine, classiquec monarque / barque féminine, non classiquea épouvante / vivante féminine, classiqueb ouverts / verts masculine, classiquec batailles / d'écailles féminine, classiquea globe / robe féminine, classiqueb genou / fou masculine, classiquec blondes / ondes féminine, classiquea plaines / baleines féminine, classiqueb traits / marais masculine, classiquec rage / sauvage féminine, classiquea caverne / Lerne féminine, classiqueb compagnon / Non masculine, classiquec souille / grenouille féminine, classiquea rose / chose féminine, classiqueb vit masculine, classiquec fidèle / d'elle féminine, classiquea croire / noire féminine, classiqueb bouillons / haillons masculine, classiquec étincelles / ficelles féminine, classiquea navire / chavire féminine, classiqueb climat / mât masculine, classiquec m'éraille / paille féminine, classiquea jointes / pointes féminine, classiqueb écueil / cercueil masculine, classiquec blanches / planches féminine, classiquea candide / splendide féminine, classiqueb wagon / dragon masculine, classiquec limite / marmite féminine, classiquea entre / antre féminine, classiqueb nuit / s'enfuit masculine, classiquec s'arrête / tempête féminine, classiquea m'outrage / orage féminine, classiqueb Mystérieux / yeux masculine, classiquec désastres / astres féminine, classiquea droite / exploite féminine, classiqueb mouvants / vends masculine, classiquec t'anime / l'abîme féminine, classiquea dis-je / prodige féminine, classiqueb chemins / humains masculine, classiquec justicières / poussières féminine, classiquea choses / moroses féminine, classiqueb saisons / disons masculine, classiquec tremble / ensemble féminine, classiquea crépuscule / recule féminine, classiqueb m'insultez / nouveautés masculine, classiquec confuse / refuse féminine, classiquea phares / fanfares féminine, classiqueb vaisseaux / eaux masculine, classiquec flotte / sanglote féminine, classiquea devine / divine féminine, classiqueb fléaux / chaos masculine, classiquec aplanie / l'harmonie féminine, classiquea prépare / sépare féminine, classiqueb pas / compas masculine, classiquec nageoires / mâchoires féminine, classiquea tête / tempête féminine, classiqueb volcan / carcan masculine, classiquec géhenne / haine féminine, classiquea fantôme / atome féminine, classiqueb titan / Satan masculine, classiquec nombre / pénombre féminine, classiquea peine / traîne féminine, classiqueb fer / hiver masculine, classiquec souffrance / espérance féminine, classiquea mondes / immondes féminine, classiqueb firmament / châtiment masculine, classiquec l'insondable / formidable féminine, classiquea fatale / vestale féminine, classiqueb élus / plus masculine, classiquec monde / réponde féminine, classiquea dure / j'endure féminine, classiqueb L'isolement / l'aimant masculine, classiquec bouge / rouge féminine, classiquea sphère / faire féminine, classiqueb tombeau / flambeau masculine, classiquec ressemble / ensemble féminine, classiquea anges / mésanges féminine, classiqueb maintenant / frissonnant masculine, classiquec glaive / rêve féminine, classiquea pères / repaires féminine, classiqueb Abhorrez-vous / loups masculine, classiquec Sodomes / hommes féminine, classiquea claymore / more féminine, classiqueb yatagan / l'ouragan masculine, classiquec ville / tranquille féminine, classiquea affreuse / creuse féminine, classiqueb essieu / Dieu masculine, classiquec ossuaire / belluaire féminine, classiquea change / l'archange féminine, classiqueb ciel / éternel masculine, classiquec montagne / bagne féminine, classiquea profonde / fonde féminine, classiqueb passer / baiser masculine, classiquec empire / expire féminine, classiquea arrière / barrière féminine, classiqueb marin / serein masculine, classiquec l'arche / marche féminine, classiquea chimère / amère féminine, classiqueb puni / l'infini masculine, classiquec sombre / l'ombre féminine, classiquea prophète / stupéfaite féminine, classiqueb nom / cabanon masculine, classiquec pensée / insensée féminine, classiquea lumière / entière féminine, classiqueb volcan / l'ouragan masculine, classiquec sacrée / effarée féminine, classiquea range / l'ange féminine, classiqueb démons / aimons masculine, classiquec soufre / gouffre féminine, classiquea suprême / toi-même féminine, classiqueb vain / divin masculine, classiquec grève / s'achève féminine, classiquea tombe / colombe féminine, classiqueb soir / noir masculine, classiquec d'écume / plume féminine, classiquea l'homme / pomme féminine, classiqueb cueillit / lit masculine, classiquec reste / céleste féminine, classiquea nouvelles / ailes féminine, classiqueb sourit / esprit masculine, classiquec rage / l'orage féminine, classiquea sauvages / rivages féminine, classiqueb feu / Dieu masculine, classiquec Romes / hommes féminine, classiquea temples / exemples féminine, classiqueb hymen / humain masculine, classiquec verbe / gerbe féminine, classiquea s'appellent / mêlent féminine, classiqueb d'Abel / Babel masculine, classiquec juge / déluge féminine, classiquea morale / spirale féminine, classiqueb Sions / nations masculine, classiquec recommence / immense féminine, classiquea colère / polaire féminine, classiqueb calmant / Superbement masculine, classiquec sonore / l'aurore féminine, classiquea idées / coudées féminine, classiqueb rompt / Resplendiront masculine, classiquec marées / démesurées féminine, classique
Richesse
extension moyenne des rimes 1.4· écart moyen à la rime classique 0.0

Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.

492 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La légende des siècles, Calmann Lévy, 1877· numérisation Enclitt Encyclopédie de la littérature française (Rue des Écoles)· Sources