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un seul est le mot juste.

Les années funestes, 1898

LXIII. Coups de clairon

Victor Hugo· 139 quatrains, pentasyllabes, 556 vers

Soufflez-moi vos rages,Soufflez-moi vos cris,Justices, outrages,Tragiques mépris,

Soufflez la huée !Penchez-vous sur moi,Venez, ô nuée.Des faces d'effroi ;

Raison qui m'éclaires,Gloire au rude accent,Ô dents populairesDans l'ombre grinçant,

Droit, force imperdable,Sarcasme qui mords,Rire formidable,Plaie au flanc-des morts,

Logique implacable,Honneur déserté,Loi qu'un crime accable,Et toi, Liberté,

Pâle, en proie aux fièvresDu vil Lambessa,Essuyant tes lèvresQue Judas baisa ;

Grands devoirs sévèresFiers de rester seuls,Douleurs des Calvaires,Trous noirs des linceuls,

Haine incorruptible.Du mal châtié,Et toi si terrible,O sainte pitié,

Vérités farouchesDont tremble Néron !Vous êtes les bouches,Je suis le clairon.

I

Quelle est cette villeHaute sous les cieuxEt qui semble vile,Bien qu'énorme aux yeux ?

Cette ville est celleQui commande ici ;Le vin y ruisselle,Et le sang aussi.

Cette citadelleSur cet horizonRègne, et n'est fidèleQu'à la trahison.

Ce burg où l'on monteLuit dans la vapeur.Le mont en a honte,Et l'arbre en a peur ;

Car ces tours damnées,Hostiles aux cieux,Sont les cheminéesD'un feu monstrueux.

Vois sur la colline,Sous les lourds barreaux,La lueur félineDe leurs soupiraux.

Une flamme noireOù l'honneur, les lois,La vertu, la gloire,Brûlent à la fois,

Dans cette bastille,Peuple ! aux yeux de tous,Flamboie et pétille ;La cendre ; c'est vous.

II

Cette cité veilleDu haut de ses forts,Au dedans vermeille,Sinistre au dehors.

Ses maîtres jouissent,Brigands potentats :Fiers, ils s'éblouissentDe leurs attentats.

Fêtes décevantes !Heureux et hideux.Des lyres servantesRôdent autour d'eux.

Ces apothéoses.Cachent des remords.C'est un tas de rosesSur un tas de morts.

Ils ont pour trophée.Un glaive félon.La tombe étoufféeEst sous leur talon.

Clameurs jusqu'aux nues,Faux dieux évoqués ;Les femmes sont nues,Les cœurs sont masqués.

L'affreuse prièreDu prêtre effrontéChante et rit, derrière.Leur iniquité.

La horde sans culte,Sans foi, sans laurier ;Emplit de tumulte.L'antre meurtrier.

Il leur faut des belles,Il leur faut des lys ;Ces tyrans rebelles,D'un vin sombre emplis,

Font cette chimèreD'unir sous le cielLa fleur éphémèreAu crime éternel.

Ils se prostituent ;La couronne au front,Ils boivent, ils tuent,Et, repus, ils ont

Dans leurs noirs refuges,A leur vil foyer,La robe des jugesPour tout essuyer.

L'homme est lâche et souple ;A leur déshonneurLe destin s'accouple ;Et ce long bonheur

Que nul coup ne brise,Que voit le ciel bleu,Sera la surpriseDu réveil de Dieu.

III

Le choc de leurs verresSous les grands arceaux,Fait sur les CalvairesRemuer des os.

On voit des ÉlectresDans l'obscurité.L'œil fixe des spectresEst sur leur gaîté.

Dans l'ombre où leurs facesSemblent des clartés,On voit des audacesEt des nudités.

On voit par la vitreCe flagrant délit,Le casque et la mitreDans le même lit.

L'Église se livre,Pâmée, au plus fort ;Le Sacerdoce ivreÉpouse la Mort.

Effroyables noces !On dirait les voixDes bêtes férocesChantant dans les bois.

IV

Ils vivent en hâte.C'est l'éden enferQue la foudre tâteAvec un éclair.

Le roi de SodomeEst là, l'œil en feu,Et, crachant sur l'homme,Écume sur Dieu.

On a tant de fêtesSous cet empereurQue les blancs prophètesFrémissent d'horreur !

Dans ce crépuscule,Brume où Dieu s'abstient,Le lion reculeEt le serpent vient.

V

Ce tas de complicesEst en sûreté.Hélas ! des supplicesSort la lâcheté.

Toujours fut muette :La ville où tombaitL'odeur du squelette,L'ombre du gibet.

Eux, que leur importeÀ ces impudents,Puisqu'ils ont leur porte,Barrée en dedans !

Qu'est-ce donc — ô proie !O fortune ! ô sort —Qui manque à leur joie ?Tout n'est-il pas mort ?

Les créneaux sans nombre,Le long mur dormantFont un monceau d'ombreSur leur flamboiement.

Visible en ces brumes,L'aigle menaçantPasse entre ses plumesSon bec teint de sang.

Leur dédain féroceNargue l'ennemi.Leur tour est colosse,Le reste est fourmi.

Sous ce mur immenseSe mettre en arrêt !Dieu même en démenceY réfléchirait.

Jamais dans la Grèce,Jamais dans Rama,Ville ou forteresseSi bien ne ferma.

L'écureuil qui sauteTremblerait de voirUne tour si haute,Un fossé si noir.

L'entrée est oblique,Le rempart est sûr,Et quiconque appliqueSon oreille au mur

Jamais ne s'en vante,Et, pâle, éperdu,Garde l'épouvanteDu rire entendu.

J'ai la foi, la flamme,La religionPar laquelle une âmeDevient légion !

Qu'en mon cœur se formeEt déborde à flotLa parole énormeQui semble un sanglot !

Que de mes entraillesSorte le grand motQui court aux muraillesEt donne l'assaut !

Le mot que le bonzeCraint plus, mage impur,Qu'un bélier de bronzeAu pied de son mur !

Le mot qu'à Florence.Dit Dante irrité ;Le mot Espérance !Le mot Liberté !

Que chaque vers chanteEt soit un guerrier !Que la strophe ardenteSe mette à crier !

Que ce fier poème,Âpre, ouvrant son flanc,Semant l'anathème,Bondissant, mêlant

Au choc de l'épéeLe pas du lion,Semble une épopéeEn rébellion !

Que, hors de la tente,Devant l'escadron,L'Idée éclatanteS'allonge en clairon !

Que l'hymne s'élève,Clair, rude, inclément,Chanson qui s'achèveEn rugissement !

Ah ! la ville est forte,Et ses lourds rempartsPour chiens à leur porteOnt des léopards ;

La ville est ferméeEt le mur hautainAbrite une arméeEt couvre un festin

Dans la forteresseRit le camp vermeil ;Ainsi la tigresseSe lèche au soleil.

Mais les fêtes cessentSi soudain le soirDes clairons se dressentSur l'horizon noir.

Le vil prêtre avideJette son Koran ;Tout devient livideAutour du tyran ;

Et le maître mêmePâlit, bégayant,Quand un cri suprême,Un chant effrayant

Éclôt, populaire,Fauve et souverain,Dans de la colèreEt dans de l'airain !

Trompettes terribles,Chantez et sonnez !Sur ces tours horribles,Clairons indignés,

Clairons et trompettes,Jetez votre bruit,Car ces tours sont faitesDe crime et de nuit !

Votre voix de cuivre,Quand vient le moment,Gronde et se fait suivrePar l'écroulement.

Jetez votre insulte,Comme un vent des cieux,Jetez le tumulteDes chants furieux

Sur les tours altièresDes fourbes vainqueurs,Sur ces sombres pierres,Sur ces affreux cœurs !

Sur Davus ministre,Sur César Typhon,Sur le nain sinistre,Sur le nain bouffon,

Sur l'enfer qui grinceEt qui triomphait,Sur le bandit, princeDe tout ce forfait !

Jetez l'harmonieQui hurle et hennitSur la tyrannieBâtie en granit,

Sur l'âpre muraille,Sur le burg lascifOù le festin railleLe tombeau pensif !

Ils ont beau, ces traîtres,Bénis des faux dieuxEt chers aux faux prêtres,Être monstrueux ;

Leur alcôve obscène,Douce à leurs sommeils,Le matin est pleineDe rires vermeils ;

Gais, ils peuvent prendre,Bourreaux en chaleur,Des baisers de cendreAux bouches en fleur ;

Les prostituéesDans leurs alhambrasComme des nuées.Passent dans leurs bras ;

Mathan les encense ;Ils ont, à huis clos,Tout ; l'or, la puissance,Et la fange, à flots ;

Clairons ! vomitoires !Votre acharnementRemplace ces gloiresPar le châtiment !

Courage ! courage !Guerre à l'antre obscur !Que l'immense outrageSoufflette ce mur !

Guerre au nid pirate !Dénoncez au cielCette scélérateQu'on nomme Babel !

Que dans l'air qui trembleVotre hymne écumantVole, éclate et sembleUn déchaînement !

Votre souffle d'ombreDéjà donne aux toursUn penchement sombre,Effroi des vautours,

Et fait, sous l'opprobre,Mieux crouler les mursQu'un soleil d'octobreNe fend les fruits mûrs.

Sonnez ! tout s'effare.Sonnez, voix du sort !De votre fanfareUne flamme sort.

Malheur à la joie !Au maître, au seigneurSous qui le sort ploie !Malheur au bonheur !

Malheur au roc chauve,Au donjon des loups,Au parapet fauveHérissé de clous !

Malheur aux prunellesDu lynx, du chacal,Et des sentinellesQui gardent le mal !

Malheur aux chlamydesDes archers postésSur des pyramidesAutour des cités !

Malheur aux mosquées,Aux portes des rois,Aux tours attaquéesLa nuit par des voix !

L'essaim d'hirondellesFuira de leur front ;Les battements d'ailesS'évanouiront.

On verra des ridesAux murs blancs de chaux,Et les chambres videsS'empliront d'échos.

Que les BabylonesEt que les Memphis ;Dressent des colonnesComme des défis ;

Qu'on fasse une villeA triple fossé ;Que tout soit servileOu soit terrassé ;

Que le roi barbareSorti des limons,Mette une tiare.De tours sur les monts ;

Sur les lois qu'il fouleIl luit, foudroyant ;Il règne ; et la fouleDemande, en voyant

Que tout le contemple,Prêtres et valets,S'il est dans un templeOu dans un palais.

Il est grand, superbe,Et sous ce voleur.L'homme est comme l'herbe ;C'est bien, mais malheur,

Malheur à ce temple,A cette impudeur,A ce crime, exempleD'ombre et de grandeur ;

Malheur à ce groupeDe murs factieuxQue le soir découpeSur le clair des cieux ;

Malheur à ces fêtes,Aux grands dômes lourdsQui, montrant leurs faîtesPlus hauts que les tours,

Difformes ; immondes,Noirs avec splendeur,Des ténébreux mondesSemblent la rondeur ;

Malheur aux arméesJetant dans les champs,La nuit, des fumées,Et le jour, des chants ;

Malheur à ces fastes,Aux jeux, aux concerts,À ces palais vastes,A ces donjons fiers,

Emplissant l'espace,Dans l'ombre aperçus ;Si quelqu’un qui passeVient souffler dessus !

Clairons ! ceux qui saignentOnt l'air de dormir,Les âmes s'éteignent.On n'ose frémir.

La morne patrieSe laisse accabler.Que votre furie.La fasse parler !

Que toute souffrance,Que tout droit meurtri,Reprenne espéranceEt jette son cri !

Que l'espace immenseSoit plein de clartés,Et d'une semenceDe cœurs irrités !

Que chaque âme envoieSon éclair sanglant !Que dans l'ombre on voieJaillir, s'envolant

Sur les bois, les haies,Les champs, le lac bleu,Des lèvres des plaies.Les langues de feu !

Sonnez sans relâche !Racontez aux cieuxA quel point ce lâcheFut audacieux !

Frappez l'homme blême !Faites en ce lieuUn bruit de blasphèmeEn l'honneur de Dieu !

Frappez la murailleDu crime impuni.Que votre appel ailleDroit à l'infini !

Que ce chant s'enfonce ;Et, deuil ; foudre, affront,Force à la réponseL'Inconnu profond !

Du soir à l'auroreCriez au secours !Et sonnez encore,Et sonnez toujours !

Quand par la pensée,Souffle aérien,La roche est poussée,Elle dit : hé bien !

La tour la plus fièreSous ce vent périt.Qu'est-ce que la pierrePeut contre l'esprit ?

Qu'après la tempêteDe vos sombres chants,Le spectre, la bête,Les mages méchants,

Demandent aux nues ;Au vent qui s'enfuit :Que sont devenuesLes tours de la nuit ?

Où donc, ô vallée,O brume, ô mistral,S'en est-elle allée,La ville du mal ?

La ville ivre et fièreD'où Dieu fut banni,Qui choquait son verreContre l'infini,

Qu'on entendait rire,Et qui sur les montsLe soir, faisait luireDes yeux de démons ? —

Qu'ils cherchent, funèbres,Écoutant l'écho,L'amas de ténèbresQui fut Jéricho !

Qu'ils cherchent les arbres,Les chars, les pavois !Qu'ils cherchent les marbres,Qu'ils cherchent les voix !

Qu'ils cherchent le maître,Le chef, le gardien,Le psaume du prêtre,L'aboiement du chien !

Et les hallebardes,Et l'encensoir d'or,Et le pas des gardesDans le corridor !

Les thyrses de lierre,Les murs teints de sang,Et la fourmilièreDes femmes dansant !

Les belles fantasques,A l'œil tendre et fou,Qui nouaient des masquesDerrière leur cou !

L'herbe et l'alouette,Et l'aigle en son nid,Et la silhouetteDes sphinx de granit !

Les donjons épiques,Les grands arsenaux !Qu'ils cherchent les piquesEntre les créneaux !

Qu'ils cherchent les rampes,Les jardins, les cours,Le reflet des lampesAux rondeurs des tours !

Quelle nuit profonde,O vent syrien !Qu'ils cherchent un monde,Et ne trouvent rien !

2 février 1870.

Versification

Forme
139 quatrains (quatrains)
Rimes
139(abab)
Mètre
Pentasyllabes
Strophes
139 quatrains
Mots à la rime
a rages / outrages féminine, classiqueb cris / mépris masculine, classiquea huée / nuée féminine, classiqueb moi / d'effroi masculine, classiquea m'éclaires / populaires féminine, classiqueb accent / grinçant masculine, classiquea imperdable / formidable féminine, classiqueb mords / morts masculine, classiquea implacable / accable féminine, classiqueb déserté / Liberté masculine, classiquea fièvres / lèvres féminine, classiqueb Lambessa / baisa masculine, classiquea sévères / Calvaires féminine, classiqueb seuls / linceuls masculine, classiquea incorruptible / terrible féminine, classiqueb châtié / pitié masculine, classiquea farouches / bouches féminine, classiqueb Néron / clairon masculine, classiquea ville / vile féminine, classiqueb cieux / yeux masculine, classiquea celle / ruisselle féminine, classiqueb ici / aussi masculine, classiquea citadelle / fidèle féminine, classiqueb horizon / trahison masculine, classiquea monte / honte féminine, classiqueb vapeur / peur masculine, classiquea damnées / cheminées féminine, classiqueb cieux / monstrueux masculine, classiquea colline / féline féminine, classiqueb barreaux / soupiraux masculine, classiquea noire / gloire féminine, classiqueb lois / fois masculine, classiquea bastille / pétille féminine, classiqueb tous / vous masculine, classiquea veille / vermeille féminine, classiqueb forts / dehors masculine, classiquea jouissent / s'éblouissent féminine, classiqueb potentats / attentats masculine, classiquea décevantes / servantes féminine, classiqueb hideux / d'eux masculine, classiquea apothéoses / roses féminine, classiqueb remords / morts masculine, classiquea trophée / étouffée féminine, classiqueb félon / talon masculine, classiquea nues féminine, classiqueb évoqués / masqués masculine, classiquea prière / derrière féminine, classiqueb effronté / iniquité masculine, classiquea culte / tumulte féminine, classiqueb laurier / meurtrier masculine, classiquea belles / rebelles féminine, classiqueb lys / emplis masculine, classiquea chimère / éphémère féminine, classiqueb ciel / éternel masculine, classiquea prostituent / tuent féminine, classiqueb front / ont masculine, classiquea refuges / juges féminine, classiqueb foyer / essuyer masculine, classiquea souple / s'accouple féminine, classiqueb déshonneur / bonheur masculine, classiquea brise / surprise féminine, classiqueb bleu / Dieu masculine, classiquea verres / Calvaires féminine, classiqueb arceaux / os masculine, classiquea Électres / spectres féminine, classiqueb l'obscurité / gaîté masculine, classiquea faces / audaces féminine, classiqueb clartés / nudités masculine, classiquea vitre / mitre féminine, classiqueb délit / lit masculine, classiquea livre / ivre féminine, classiqueb fort / Mort masculine, classiquea noces / féroces féminine, classiqueb voix / bois masculine, classiquea hâte / tâte féminine, classiqueb enfer / éclair masculine, classiquea Sodome / l'homme féminine, classiqueb feu / Dieu masculine, classiquea fêtes / prophètes féminine, classiqueb empereur / d'horreur masculine, classiquea crépuscule / recule féminine, classiqueb s'abstient / vient masculine, classiquea complices / supplices féminine, classiqueb sûreté / lâcheté masculine, classiquea muette / squelette féminine, classiqueb tombait / gibet masculine, classiquea importe / porte féminine, classiqueb impudents / dedans masculine, classiquea proie / joie féminine, classiqueb sort / mort masculine, classiquea nombre / d'ombre féminine, classiqueb dormant / flamboiement masculine, classiquea brumes / plumes féminine, classiqueb menaçant / sang masculine, non classiquea féroce / colosse féminine, classiqueb l'ennemi / fourmi masculine, classiquea immense / démence féminine, classiqueb arrêt / réfléchirait masculine, classiquea Grèce / forteresse féminine, classiqueb Rama / ferma masculine, classiquea saute / haute féminine, classiqueb voir / noir masculine, classiquea oblique / applique féminine, classiqueb sûr / mur masculine, classiquea vante / l'épouvante féminine, classiqueb éperdu / entendu masculine, classiquea flamme / âme féminine, classiqueb religion / légion masculine, classiquea forme / énorme féminine, classiqueb flot / sanglot masculine, classiquea entrailles / murailles féminine, classiqueb mot / l'assaut masculine, classiquea bonze / bronze féminine, classiqueb impur / mur masculine, classiquea Florence / Espérance féminine, classiqueb irrité / Liberté masculine, classiquea chante / ardente féminine, classiqueb guerrier / crier masculine, classiquea poème / l'anathème féminine, classiqueb flanc / mêlant masculine, classiquea l'épée / épopée féminine, classiqueb lion / rébellion masculine, classiquea tente / éclatante féminine, classiqueb l'escadron / clairon masculine, classiquea s'élève / s'achève féminine, classiqueb inclément / rugissement masculine, classiquea forte / porte féminine, classiqueb remparts / léopards masculine, classiquea fermée / armée féminine, classiqueb hautain / festin masculine, classiquea forteresse / tigresse féminine, classiqueb vermeil / soleil masculine, classiquea cessent / dressent féminine, classiqueb soir / noir masculine, classiquea avide / livide féminine, classiqueb Koran / tyran masculine, classiquea même / suprême féminine, classiqueb bégayant / effrayant masculine, classiquea populaire / colère féminine, classiqueb souverain / l'airain masculine, classiquea terribles / horribles féminine, classiqueb sonnez / indignés masculine, classiquea trompettes / faites féminine, classiqueb bruit / nuit masculine, classiquea cuivre / suivre féminine, classiqueb moment / l'écroulement masculine, classiquea insulte / tumulte féminine, classiqueb cieux / furieux masculine, classiquea altières / pierres féminine, classiqueb vainqueurs / cœurs masculine, classiquea ministre / sinistre féminine, classiqueb Typhon / bouffon masculine, classiquea grince / prince féminine, classiqueb triomphait / forfait masculine, classiquea l'harmonie / tyrannie féminine, classiqueb hennit / granit masculine, classiquea muraille / raille féminine, classiqueb lascif / pensif masculine, classiquea traîtres / prêtres féminine, classiqueb dieux / monstrueux masculine, classiquea obscène / pleine féminine, classiqueb sommeils / vermeils masculine, classiquea prendre / cendre féminine, classiqueb chaleur / fleur masculine, classiquea prostituées / nuées féminine, classiqueb alhambras / bras masculine, classiquea encense / puissance féminine, classiqueb clos / flots masculine, classiquea vomitoires / gloires féminine, classiqueb acharnement / châtiment masculine, classiquea courage / outrage féminine, classiqueb obscur / mur masculine, classiquea pirate / scélérate féminine, classiqueb ciel / Babel masculine, classiquea tremble / semble féminine, classiqueb écumant / déchaînement masculine, classiquea d'ombre / sombre féminine, classiqueb tours / vautours masculine, classiquea l'opprobre / d'octobre féminine, classiqueb murs / mûrs masculine, classiquea 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l'herbe féminine, classiqueb voleur / malheur masculine, classiquea temple / exemple féminine, classiqueb impudeur / grandeur masculine, classiquea groupe / découpe féminine, classiqueb factieux / cieux masculine, classiquea fêtes / faîtes féminine, classiqueb lourds / tours masculine, classiquea immondes / mondes féminine, classiqueb splendeur / rondeur masculine, classiquea armées / fumées féminine, classiqueb champs / chants masculine, classiquea fastes / vastes féminine, classiqueb concerts / fiers masculine, classiquea l'espace / passe féminine, classiqueb aperçus / dessus masculine, classiquea saignent / s'éteignent féminine, classiqueb dormir / frémir masculine, classiquea patrie / furie féminine, classiqueb accabler / parler masculine, classiquea souffrance / espérance féminine, classiqueb meurtri / cri masculine, classiquea immense / semence féminine, classiqueb clartés / irrités masculine, classiquea envoie / voie féminine, classiqueb sanglant / s'envolant masculine, classiquea haies / plaies féminine, classiqueb bleu / feu masculine, classiquea relâche / lâche féminine, classiqueb cieux / audacieux masculine, classiquea blême / blasphème féminine, classiqueb lieu / Dieu masculine, classiquea muraille / aille féminine, classiqueb impuni / l'infini masculine, classiquea s'enfonce / réponse féminine, classiqueb affront / profond masculine, classiquea l'aurore / encore féminine, classiqueb secours / toujours masculine, classiquea pensée / poussée féminine, classiqueb aérien / bien masculine, classiquea fière / pierre féminine, classiqueb périt / l'esprit masculine, classiquea tempête / bête féminine, classiqueb chants / méchants masculine, classiquea nues / devenues féminine, classiqueb s'enfuit / nuit masculine, classiquea vallée / allée féminine, classiqueb mistral / mal masculine, classiquea fière / verre féminine, classiqueb banni / l'infini masculine, classiquea rire / luire féminine, classiqueb monts / démons masculine, classiquea funèbres / ténèbres féminine, classiqueb l'écho / Jéricho masculine, classiquea arbres / marbres féminine, classiqueb pavois / voix masculine, classiquea maître / prêtre féminine, classiqueb gardien / chien masculine, classiquea hallebardes / gardes féminine, classiqueb d'or / corridor masculine, classiquea lierre / fourmilière féminine, classiqueb sang / dansant masculine, non classiquea fantasques / masques féminine, classiqueb fou / cou masculine, classiquea l'alouette / silhouette féminine, classiqueb nid / granit masculine, classiquea épiques / piques féminine, classiqueb arsenaux / créneaux masculine, classiquea rampes / lampes féminine, classiqueb cours / tours masculine, classiquea profonde / monde féminine, classiqueb syrien / rien masculine, classique
Richesse
extension moyenne des rimes 1.3· écart moyen à la rime classique 0.0

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556 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, collection Bouquins — Robert Laffont, 1986· numérisation poesies.net· Sources