Les années funestes, 1898
XXII. « Je suis de ceux qui, sûrs du progrès, l'âme ouverte »
Je suis de ceux qui, sûrs‖ du progrès, l'âme ouverte,Mettent l'ombre à l'essai,Et, durs navigateurs,‖ vont à la découverteDans ce gouffre, le vrai.
Je vais sondant, pareil‖ au navire qui rôde,L'immense espoir amer,Battu de l'onde, en proie‖ aux hydres d'émeraudeDe cette sombre mer.
Ces hydres au dos vert,‖ flots vils du gouffre auguste,Sous Socrate mourantHurlaient, et punissaient‖ Thraséa d'être justeEt Caton d'être grand.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abab)
- Mètre
- Hexasyllabes et alexandrins (6 de 6, 6 de 12)· profil 6, 6+6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a ouverte / découverte féminine, classiqueb l'essai / vrai masculine, classiquea rôde / d'émeraude féminine, classiqueb amer / mer masculine, classiquea auguste / juste féminine, classiqueb mourant / grand masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, collection Bouquins — Robert Laffont, 1986· numérisation poesies.net· Sources