Les chansons des rues et des bois, 1865· Livre premier Jeunesse· I Floréal
VI. « Quand les guignes furent mangées »
Quand les guignes furent mangées,Elle s'écria tout à coup :— J'aimerais bien mieux des dragées.Est-il ennuyeux, ton Saint-Cloud !
On a grand soif ; au lieu de boire,On mange des cerises ; voi,C'est joli, j'ai la bouche noireEt j’ai les doigts bleus ; laisse-moi. —
Elle disait cent autres choses,Et sa douce main me battait.Ô mois de juin ! rayons et roses !L'azur chante et l'ombre se tait.
J'essuyai, sans trop lui déplaire,Tout en la laissant m'accuser,Avec des fleurs sa main colère,Et sa bouche avec un baiser.
Versification
- Forme
- 4 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 4(abab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 4 quatrains
- Mots à la rime
- a mangées / dragées féminine, classiqueb coup / Saint-Cloud masculine, non classiquea boire / noire féminine, classiqueb voi / moi masculine, classiquea choses / roses féminine, classiqueb battait / tait masculine, classiquea déplaire / colère féminine, classiqueb m'accuser / baiser masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.8· écart moyen à la rime classique 0.6
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les chansons des rues et des bois, Paris, A. LACROIX, VERBOECKHOVEN ET Cie, ÉDITEURS, 1866· numérisation ebooksgratuits.com· Sources