Les contemplations, 1843· Livre premier Aurore
III. Mes deux filles
Dans le frais clair-obscur‖ du soir charmant qui tombe,L'une pareille au cygne‖ et l'autre à la colombe,Belles, et toutes deux‖ joyeuses, ô douceur !Voyez, la grande sœur‖ et la petite sœurSont assises au seuil‖ du jardin, et sur ellesUn bouquet d'œillets blancs‖ aux longues tiges frêles,Dans une urne de marbre‖ agité par le vent,Se penche, et les regarde,‖ immobile et vivant,Et frissonne dans l'ombre,‖ et semble, au bord du vase,Un vol de papillons‖ arrêté dans l'extase.
La Terrasse, près Enghien, juin 1842.
Versification
- Forme
- 1 distiques (distiques)
- Rimes
- 5((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 1 distiques
- Mots à la rime
- a tombe / colombe féminine, classiqueb douceur / sœur masculine, classiquec elles / frêles féminine, classiqued vent / vivant masculine, classiquee vase / l'extase féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.8· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
10 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Contemplations, Éditions Classique Garnier, 1950· numérisation Enclitt Encyclopédie de la littérature française (Rue des Écoles)· Sources