Les contemplations, 1843· Livre deuxième L’âme en fleur
X. « Mon bras pressait ta taille frêle »
Mon bras pressait ta taille frêleEt souple comme le roseau ;Ton sein palpitait comme l'aileD'un jeune oiseau.
Longtemps muets, nous contemplâmesLe ciel où s'éteignait le jour.Que se passait-il dans nos âmes ?Amour ! amour !
Comme un ange qui se dévoile,Tu me regardais, dans ma nuit,Avec ton beau regard d'étoile,Qui m'éblouit.
Forêt de Fontainebleau, juillet 18..
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abab)
- Mètre
- Octosyllabes et tétrasyllabes (9 de 8, 3 de 4)· profil 4, 8
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a frêle / l'aile féminine, classiqueb roseau / oiseau masculine, classiquea contemplâmes / âmes féminine, classiqueb jour / amour masculine, classiquea dévoile / d'étoile féminine, classiqueb nuit / m'éblouit masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Contemplations, Éditions Classique Garnier, 1950· numérisation Enclitt Encyclopédie de la littérature française (Rue des Écoles)· Sources