OCÉAN VERS (complément), 1902· Le manuscrit 24.788 1852-1870
F° 11. « Dans cette rêverie où j'oubliais de vivre »
67/68. 1852. Océan, 15.
Dans cette rêverie‖ où j'oubliais de vivre,Des visions passaient devant mes yeux ravis,Sidon, Jérusalem,‖ Babylone ; et je visApparaître à travers‖ une brume. infinieRome, et mon cœur battit.Rome au double génie,Géant aux yeux crevés‖ qui porte deux flambeaux,Mêlant dans ses grandeurs‖ ses lois et ses tombeaux,Le dur granit de Sparte au marbre blanc d’Athènes,Ville des orateurs, ville des capitaines,Tantôt dans la clarté, tantôt dans l’âpre nuit,Elle marche, et l'histoire‖ aux yeux sereins la suitTenant dans chaque main‖ une tête coupée,La nôtre, Cicéron,‖ et la tienne, ô Pompée !
Et moi je dis : aimez !‖ croyez ! je suis semblableAu prêtre dont la main‖ ne voudrait que bénir,Au pâtre qui croyant‖ la nuit poindre, et venirL'heure où le maître veut‖ que le troupeau s'abreuve,Crie et chasse à grand bruit‖ les buffles vers le fleuve.
Versification
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
19 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, collection Bouquins — Robert Laffont, 1986· numérisation poesies.net· Sources