OCÉAN VERS (complément), 1902· Le Manuscrit 24 789 1870-1884
F° 171. « Et j'irai le plus loin que je pourrai dans l'ombre »
1875-80.
Et j'irai le plus loin‖ que je pourrai dans l'ombreOù sous les cieux sans fin‖ croissent les fleurs sans nombre,Où l'on sent tout qui germe‖ et rêve et se confond,Formes, souffles, lueurs,‖ âmes, dans Dieu profond ;
Et je verrai quel art le papillon emploiePour rester le joyeux‖ passant aérienEt tout prendre à la fleur‖ et ne lui laisser rien ;J'étudierai, Virgile‖ aidant, la pastoraleDans ses rapports avec‖ le code et la morale,Pour savoir si l'on peut,‖ quand mai donne le bal,Troubler Flore et Zéphyr‖ par un procès-verbal,Fourrer Saturne et Rhée‖ au poste, et si ce dogueLe gendarme, a le droit‖ d'aboyer dans l'églogue.
Certes, si Margot montre‖ à Mabille sa gorge.A Samuel Bernard,‖ banquier au pied fourchu,Amaryllis n'a pas‖ beaucoup plus de fichu,Et Glycère n'est pas‖ beaucoup plus habilléePour Moschus qui la guette‖ à travers la feuillée ;
Versification
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
18 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, collection Bouquins — Robert Laffont, 1986· numérisation poesies.net· Sources