OCÉAN VERS (complément), 1902· Le manuscrit 24 787 1826-1851
F° 20. « Ô Paris, à minuit, lorsque de chaque rue »
Fin 1831.
Ô Paris, à minuit,‖ lorsque de chaque rue.La foule lentement‖ se retire décrue,Bien souvent j'ai cru voir,‖ dans ce moment obscur,Rembrandt seul et rêveur‖ s'accouder sur un mur,Tandis que son regard,‖ dans les carrefours sombres,Flottait tout ébloui des clartés et des ombres.
L'immense batterie‖ aux cent gueules de fonte,D'où la fumée à flots‖ monte, tombe et remonte,Sur les mûrs, sur les ponts,‖ sur les toits, sur les tours,Vomissant les boulets‖ et vomissant toujours,Bat en brèche la ville ;‖ et comme une charrue,A travers les maisons‖ ouvre une horrible rue.
Versification
- Forme
- 2 sizains (sizains)
- Rimes
- 2(aabbcc)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 2 sizains
- Mots à la rime
- a rue / décrue féminine, classiqueb obscur / mur masculine, classiquec sombres / ombres féminine, classiquea fonte / remonte féminine, classiqueb tours / toujours masculine, classiquec charrue / rue féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, collection Bouquins — Robert Laffont, 1986· numérisation poesies.net· Sources