OCÉAN VERS (complément), 1902· Le manuscrit 24.788 1852-1870
F° 220. « Pour je ne sais plus trop quel motif, cette fleur »
1862 ? Océan, p.541
Pour je ne sais plus trop‖ quel motif, cette fleurÉtait restée au lit‖ plus tard que de coutume ;Toutes les autres fleurs‖ que prairial parfumeRiaient depuis longtemps‖ sur le bord du fosséAu grand soleil, qu'à peine‖ elle avait commencéD'ouvrir le frais volet‖ de ses pétales blanches ;Sa paresse faisait‖ fort jaser les pervenches,Les lys disaient : Voilà‖ qui va faire du bruit !Quelqu'un aura passé‖ chez cette fleur la nuit !Un sylphe ! C'est affreux.‖ Voilà comme on s'expose.Cette fleur était blanche‖ et va devenir rose.Vous verrez. ‒ Mais la belle,‖ ajustant ses couleurs,Baîllait à la façon‖ des femmes et des fleurs,De manière à montrer‖ la lueur de son âmeEt d'être encor plus fleur‖ et d'être encor plus femme,Attachait un rayon‖ à son pistil brillant,Lustrait sa feuille, et tout‖ en se débarbouillantAvec de la lumière‖ et dans de la rosée,Disait :
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
19 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, collection Bouquins — Robert Laffont, 1986· numérisation poesies.net· Sources