Océan vers, 1902· Le manuscrit 24 788 1852-1870
F° 115. « C'est le même infini qui, mer bleue, ombre épaisse »
C'est le même infini‖ qui, mer bleue, ombre épaisse,Roule, apporte, retire‖ et rapporte sans cesse,Dans son flot que son flot poursuit,Le jour éblouissant,‖ fantôme d'étincelles,Vivant et frissonnant‖ sous ses millions d'ailes,Et le cadavre de la nuit.
Oh ! qui n'a pas tremblé‖ quand l'heure la rapporte,Quand passe cette grande‖ et formidable morte,Les yeux fermés, sourde à nos vœux,Traînant comme des joncs‖ les longs frissons de l'ombreAvec les vents, les bruits,‖ les nuages sans nombre,Et les astres dans ses cheveux !
1856.
Versification
- Forme
- 2 sizains (sizains)
- Rimes
- 2(aabccb)
- Mètre
- Alexandrins et octosyllabes (8 de 12, 4 de 8)· profil 8, 6+6
- Strophes
- 2 sizains
- Mots à la rime
- a épaisse / cesse féminine, classiqueb poursuit / nuit masculine, classiquec d'étincelles / d'ailes féminine, classiquea rapporte / morte féminine, classiqueb vœux / cheveux masculine, classiquec l'ombre / nombre féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.5· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, collection Bouquins — Robert Laffont, 1986· numérisation poesies.net· Sources