Océan vers, 1902· Le manuscrit 24 787 1826-1851
F° 54. « Car je ne vois là-haut ni tombeaux, ni décombres »
Car je ne vois là-haut‖ ni tombeaux, ni décombres,Ni fureurs, ni combats,Et les choses qui sont‖ dans le ciel sont moins sombresQue celles d'ici-bas.
Et ceux qui vont‖ derrière l'insensé,Ramassant ses paroles,Se montrant l'un à l'autre,‖ avec un ris moqueurPour tout ce qui le touche,Les fragments de lui-même‖ et de son propre cœurQui tombent de sa bouche.
Le rire du méchant,‖ sinistre et vénéneux,Raillant l'âme en extase,Ressemble au bruit que font‖ des sarmens. épineuxQui brûlent sous un vase.
Quiconque ouvre un tombeau‖ fera sortir la mort,Qui blesse aura sa plaie.Qui navigue se noie,‖ et la vipère mordCelui qui rompt la haie.
Vers 1840.
Versification
- Mètre
- Hexasyllabes et alexandrins (9 de 6, 8 de 12, 1 de 10)· profil 6, 4+6, 6+6
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
18 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, collection Bouquins — Robert Laffont, 1986· numérisation poesies.net· Sources