Océan vers, 1902· Le manuscrit 24 788 1852-1870
F° 19. « Dans cette obscurité qui flotte et qui se creuse »
Dans cette obscurité‖ qui flotte et qui se creuse,Les noirs papillons sphynx‖ de l'ombre monstrueuseVolent d'un vol lourd et dormant ;Une face apparaît,‖ le vent chasse des formes,La libellule arrive‖ avec ses yeux énormesEt nous regarde fixement.
Toutes les visions‖ de l'insondable grèveApprochent et s'en vont,‖ effroi de l'œil qui rêve ;La pâle horreur au front terniPasse ; le songeur voit,‖ sous des souffles funèbres,Croître et s'évanouir‖ dans ces vagues ténèbresLes figures de l'infini.
1854.
Versification
- Forme
- 2 sizains (sizains)
- Rimes
- 2(aabccb)
- Mètre
- Alexandrins et octosyllabes (8 de 12, 4 de 8)· profil 8, 6+6
- Strophes
- 2 sizains
- Mots à la rime
- a creuse / monstrueuse féminine, classiqueb dormant / fixement masculine, classiquec formes / énormes féminine, classiquea grève / rêve féminine, classiqueb terni / l'infini masculine, classiquec funèbres / ténèbres féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, collection Bouquins — Robert Laffont, 1986· numérisation poesies.net· Sources