Océan vers, 1902· Le manuscrit 24 788 1852-1870
F° 53. « Et le soir ils courent aux antres »
Et le soir ils courent aux antresEt, pleins de la sombre Vénus,Ils s'en vont regarder des ventresEt des cuisses et des seins nus ;Et l'ombre est triste en sonnant l'heure,Et sur ses filles Ève pleure,Spectre sinistre du chemin.Par le corps vil l'âme est tuée.Hélas ! toute prostituéeEst mère du grand deuil humain.
Et cette nature immortelleDe quelle façon pèse-t-elleSur la lugubre humanité ?
1854-55.
Versification
- Forme
- Strophes variées
- Rimes
- 1(ababccdeed) 1(aa)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 1 dizain, 1 distique
- Mots à la rime
- a antres / ventres féminine, classiqueb Vénus / nus masculine, classiquec l'heure / pleure féminine, classiqued chemin / humain masculine, classiquee tuée / prostituée féminine, classiquea immortelle / pèse-t-elle féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
13 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, collection Bouquins — Robert Laffont, 1986· numérisation poesies.net· Sources