Océan vers, 1902· Le manuscrit 24 787 1826-1851
F° 93. « Ô temps ! si l'on pouvait dans ton urne profonde »
Ô temps ! si l'on pouvait‖ dans ton urne profondePuiser des jours nouveaux‖ comme on puise de l'onde,J'en voudrais bien encor !Je dirais à la vie :‖ oh ! que te fleur renaisse !Et je reposerais‖ sur mon front la jeunesse,Cette couronne d'or !
L'eau, qui couvrant la plaine‖ ou suintant d'une voûte,S'épand tantôt par flots‖ et tantôt goutte à goutte,L'eau qui baigne la fleur,L'eau qui de ses baisers‖ presse la terre aride,Seule chose ici-bas‖ qui sans vieillir se rideEt pleure sans douleur !
Vers 1840.
Versification
- Forme
- 2 sizains (sizains)
- Rimes
- 2(aabccb)
- Mètre
- Alexandrins et hexasyllabes (8 de 12, 4 de 6)· profil 6, 6+6
- Strophes
- 2 sizains
- Mots à la rime
- a profonde / l'onde féminine, classiqueb encor / d'or masculine, classiquec renaisse / jeunesse féminine, classiquea voûte / goutte féminine, classiqueb fleur / douleur masculine, classiquec aride / ride féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, collection Bouquins — Robert Laffont, 1986· numérisation poesies.net· Sources