Toute la lyre, 1893· I
XXXVIII. Écrit au bas d’un portrait
DE MADAME LA DUCHESSE D’ORLÉANS
Quand cette noble femme‖ eut touché la frontière,Proscrite et fugitive,‖ hélas ! mais reine encor,Emportant son grand cœur,‖ sa tristesse humble et fière,Et ses enfants, tout son trésor,
À ce port de l'exil‖ la voyant arrivée,Après tant de périls‖ dans ces sombres chemins,Ceux qui l'accompagnaient‖ disaient : Elle est sauvée !Et pleuraient en joignant les mains.
Vers ces derniers amis‖ que le malheur envoie,Elle inclina son front‖ et s'écria : Seigneur !Me voici hors de France !‖ ils en pleurent de joie,Et moi, j'en pleure de douleur !
1 mars 1848.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abab)
- Mètre
- Alexandrins et octosyllabes (9 de 12, 3 de 8)· profil 8, 6+6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a frontière / fière féminine, classiqueb encor / trésor masculine, classiquea arrivée / sauvée féminine, classiqueb chemins / mains masculine, classiquea envoie / joie féminine, classiqueb Seigneur / douleur masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.8· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, collection Bouquins ‒ Robert Laffont, 1986· numérisation poesies.net· Sources