Toute la lyre, 1893· VI
XIV. « Elle vint que j’étais en train de lire Homère »
Elle vint que j’étais en train de lire Homère.Mes yeux étaient remplis‖ de l'immense chimèreD'Achille, et des combats‖ que j'entendais, hennir.— Qu’est-ce que tu fais là ? Veux-tu bien t’en venir !Dit-elle ; mais tu n'es‖ qu'une bête ! et la preuve,C'est que tu ne vois pas‖ que j'ai ma robe neuve.Nous allons à Verrière,‖ et nous y mangeronsDe ces fraises qu'on trouve‖ avec les liserons.Vous serez sage. Ah çà !‖ pas, de vilaines choses.Figure-toi qu'on dit‖ que c'est tout plein de roses !Tu choisis bien ton temps‖ pour lire un vieux bouquin ! —
Je me levai, je mis‖ ma veste de nankin,Et Suzon m'emmena,‖ foulant sous sa bottineLemnos, Égialée‖ et la roche Érythine.
13 août 1859.
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 7((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a Homère / chimère féminine, classiqueb hennir / venir masculine, classiquec preuve / neuve féminine, classiqued mangerons / liserons masculine, classiquee choses / roses féminine, classiquef bouquin / nankin masculine, classiqueb bottine / Érythine féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, collection Bouquins ‒ Robert Laffont, 1986· numérisation poesies.net· Sources