Toute la lyre, 1893· V
XXXV. Envoi
Tu sais ; ami rêveur‖ qui vois ma destinée,Quelle meute envieuse,‖ âpre, immonde, acharnée,Jappe après mes talons,‖ et m'insulte, et me mord,Comme si j'étais grand,‖ comme si j'étais fort !Mets sous clef ce poème,‖ et n'en parle à personne.Cette meute surgit‖ dès que mon clairon sonne,Et rentre dans sa nuit‖ sitôt qu'il a cessé.Je veux la condamner‖ au silence forcé. —Pour quelque temps du moins.‖ — Cet oubli qui lui pèseMe plaît, et je me tais afin qu’elle se taise.
25 août 1843. Cauterets.
Versification
- Forme
- 1 distiques (distiques)
- Rimes
- 5((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 1 distiques
- Mots à la rime
- a destinée / acharnée féminine, classiqueb mord / fort masculine, classiquec personne / sonne féminine, classiqued cessé / forcé masculine, classiquee pèse / taise féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.2· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
10 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, collection Bouquins ‒ Robert Laffont, 1986· numérisation poesies.net· Sources