Toute la lyre, 1893· VI
LII. « Horace, et toi, vieux La Fontaine »
Horace, et toi, vieux La Fontaine,Vous avez dit : Il est un jourOù le cœur qui palpite à peineSent comme une chanson lointaine —Mourir la joie et fuir l'amour. —
Ô poètes, l'amour réclameQuand vous dites : Nous n'aimons plus,Nous pleurons, nous n'avons plus d'âme,Nous cachons dans nos cœurs, sans flammeCupidon goutteux et perclus. —
Le temps d'aimer jamais rie passe,Non, jamais le cœur n'est fermé.Hélas ! vieux Jean, ce qui s'efface,Ce qui s'en va, mon doux Horace,C'est le temps où l'on est aimé.
8 mars 1849.
Versification
- Forme
- 3 quintils (quintils)
- Rimes
- 3(abaab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 3 quintils
- Mots à la rime
- a Fontaine / peine / lointaine féminine, classiqueb jour / l'amour masculine, classiquea réclame / d'âme / flamme féminine, classiqueb plus / perclus masculine, classiquea passe / s'efface / Horace féminine, classiqueb fermé / aimé masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.2· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
15 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, collection Bouquins ‒ Robert Laffont, 1986· numérisation poesies.net· Sources