Toute la lyre, 1893· VI
XXX. « N'est-ce pas, mon amour, que la nuit est bien lente »
N'est-ce pas, mon amour,‖ que la nuit est bien lenteQuand on est au lit seule‖ et qu'on ne peut dormir ?On entend palpiter‖ la pendule tremblante,Et dehors les clochers‖ d'heure en heure gémir.
L'esprit flotte éveillé‖ dans les rêves sans nombre.On n'a pas, dans cette ombre‖ où manque tout soleil,Le sommeil pour vous faire‖ oublier la nuit sombre,Ni l'amour pour vous faire‖ oublier le sommeil.
8 septembre 1844.
Versification
- Forme
- 2 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 2(abab)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 2 quatrains
- Mots à la rime
- a lente / tremblante féminine, classiqueb dormir / gémir masculine, classiquea nombre / sombre féminine, classiqueb soleil / sommeil masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.5· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
8 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, collection Bouquins ‒ Robert Laffont, 1986· numérisation poesies.net· Sources