Toute la lyre, 1893· III
XV. « Qui donc passe au-dessus de nous, ô Dieu de l'ombre »
Qui donc passe au-dessus‖ de nous, ô Dieu de l'ombre,Pendant que, nus, gisants, pêle-mêle, sans nombre,Nous élevons les yeux‖ du fond du noir cachot,Sans pouvoir distinguer‖ ce qui marche là-haut,Et que nous frémissons,‖ foule toujours décrue,Et que, sous la rondeur‖ des cieux, l'aube apparueL'un après l'autre éclaire‖ avec son front qui luitLes jours, arches d'azur‖ sous le pont de la nuit ?
8 avril 1854.
Versification
- Forme
- 1 distiques (distiques)
- Rimes
- 4((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 1 distiques
- Mots à la rime
- a l'ombre / nombre féminine, classiqueb cachot / là-haut masculine, classiquec décrue / apparue féminine, classiqued luit / nuit masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.2· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
8 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, collection Bouquins ‒ Robert Laffont, 1986· numérisation poesies.net· Sources