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Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

Toute la lyre, 1893· III

XLV. Umbra

Victor Hugo· 40 dizains, octosyllabes, 400 vers

Obscurité ! le songe lèveSon front dans la réalité :Que serait l'être sans le rêve,Et la face, le voile ôté ?L'âme est de l'ombre qui sanglote.Moi l'atome, j'erre et je flotte.J'allais, ô pleurs ! j'aimais, ô deuil !Mon seuil s'ouvre sur le naufrage.Ma maison, quand la mer fait rage,Sonne la nuit comme un écueil.

Que dites-vous à l'âme humaine,Que bégayez-vous pour mon cœur,Monde ; vision, phénomène,Eau lugubre, aquilon moqueur ?À quoi, sous la neige ou les laves,Pensent les monts, ces vieux esclaves,Fouettés de tous les fouets de l'air,Ces patients du grand supplice,Vêtus d'ombre, et sous leur ciliceMarqués du fer chaud de l'éclair ?

N'est-il pas lugubre de direQue la porte sombre est sans clé,Que la terre où l'homme respireEst comme un manuscrit roulé ?Il semble que toutes les forcesSe donnent pour but les divorces,Et que la nature ait pour vœuD'ôter l'aube du cimetière,D'épaissir l'horreur, la matièreEt l'énigme entre l'homme et Dieu !

Est-ce donc qu'ils sont nécessairesTous ces fléaux dont nous souffrons ?Pourquoi cet arbre des misèresCroisant ses branches sur nos fronts ?Le mal nous tient. Où sont les causes ?On dirait que le but des chosesEst de cacher Dieu qui nous fuit,Que le prodige obscur nous raille,Et que le monde entier travailleA la croissance de la nuit.

Que regarde dans les bois fauvesLe grand cerf à l'œil égaré ?Vénus, qui luis sur les monts chauves,D'où te vient ton rayon sacré ?Qu'est-ce que ton anneau, Saturne ?Est-ce que quelque être nocturne,Quelque vaste archange puni,Quelque Satan — dont le front plie,Fait tourner sûr cette poulieLa chaîne du puits infini ?

Que tu menaces ou promettes,Dis-nous le secret de tes pleurs ;Aube ? Et vous, qu'êtes-vous, comètes,Faces aux horribles pâleurs ?Êtes,-vous, dans l'éther qui roule,Des étoiles dont le sang coule,Faisant des mares de clarté ?Venez-vous des noirs ossuaires ?Êtes-vous, traînant vos suaires,Les mortes de l'immensité ?

Ô profondeurs épouvantables,Qu'est-ce donc que vous me voulez ?Que dois-je lire sur vos tables,Cieux, temples, porches étoilés ?Ta rougeur de naphte et de soufre ;Ta clarté qui m'aveugle, ô gouffre,Est-ce la vérité qui luit ?Le vent souffle-t-il sur mon douteQuand, — penché sur l'ombre, j'écouteCe que dit ce crieur de nuit ?

Par moments, dressé sur ma couche,Sombre, et peut-être blasphémant,Je suis prêt à crier, farouche :Allons ! laisse-moi, firmament !Par moments, je suis prêt à dire :Vous dont je sens l'or dans ma lyre,Le flamboiement dans mon courroux,L'air dans mes strophes hérissées,Et les rayons dans mes pensées,Astres, de quoi vous mêlez-vous ?

En vain j'essaie et je m'élance.Le gouffre effare le flambeau.Rien dans le ciel que le silence,Rien que l'ombre dans le tombeau !Oh ! de quelle fosse entr'ouverte,Sentons-nous le souffle, herbe verte ?Quels chevaux entend-on hennir ?Quel fantôme erre en nos décombres ?Quels yeux voit-on par tes, trous sombres,Masque effrayant de l'avenir ?

La vie et la mort ! qu'est-ce, abîme ?Où va l'homme pâle et troublé ?Est-il l'autel, bu la victime ?Est-il le soc ? est-il le blé ?Oh ! ces vents que rien ne fait taire !Que font-ils de nous sur la terre,Tous ces souffles prodigieux ?Quel mystère en nous se consomme ?Qu'apportent-ils de l'ombre à l'homme ?Qu'emportent-ils de l'homme aux cieux ?

Énigme ! Où je dis : pourriture,Le vautour vient et dit : festin !Qu'est-ce que c'est que la nature ?Qu'est-ce que c'est que le destin ?Marchons-nous dans des routes sûres ?Dépend-il des forces obscuresDe tordre là-bas mon chemin ?Peux-tu, sort fatal qui nous pousses,Dans l'ombre, à force de secousses,Changer la forme de demain ?

Toutes ces lois qu'un faux jour perce,Vie et sort, textes décevantsDont le sens confus se disperseDans l'âpre dispute des vents,Ce monde où chaque élément jetteSon mot à l'âme qui végète,Cette nature aux fatals nœuds,Ce destin hagard qui nous brise,N'est-ce qu'une sombre méprise,Malentendu vertigineux !

L’ancre est un poids qui rompt le câble.Tout est promis, rien n'est tenu.Serait-ce donc que l'implacableEst un des noms de l'inconnu ?Quel est donc ce maître faroucheQui pour la toile fait la mouche,L'orageux cheval pour le mors,Tous les escaliers pour descendre,Oui pour non, le feu pour la cendre,La mémoire pour le remords ?

D'où viennent les soirs, les aurores,Les flots enflés, les flots décrus,Les déluges, les météores,Ces apparus, ces disparus !Pourquoi le miracle NatureContient-il l'effroi, la torture,Le mal, sur l'homme se courbant ?Le mal a-t-il le bien pour tige ?Ou serait-ce que le prodigeTombe, et devient monstre en tombant ?

Quand dans les forêts forcenéesCourt l'ouragan, ce furieuxArrache-t-il à nos annéesQuelque lambeau mystérieux ?L'arbre, qui sort d'une fêlure,A-t-il en bas sa chevelureQui plonge au globe rajeuni ?Penseurs, têtes du ciel voisines,Vos cheveux sont-ils les racinesPar où vous puisez l'infini ?

Est-ce l'effroi des cieux horriblesQue je sens, en moi palpiterÀ de certains moments, terribles,Où le monde semble hésiter ?Aux heures où la terre tremble,Quand la nuit s'accroît, quand il sembleQu'on voit le flot noir se gonfler,Quand la lune s'évade et rampe,Quand l'éclipse sur cette lampe,Masque sinistre, vient souffler !

Si vous attendez quelque chose,Rochers pensifs, dites-le-moi !Dites-moi de quoi se composeLe bien, le mal, le sort, la loi,O récifs ! pièges ! araignées !Foudre qui jettes à poignéesTes cheveux de flamme aux enfers,Secouant sur les flots sauvagesDans l'âpre forêt des nuagesLe hideux buisson des éclairs !

Et toi, la grande vagabonde,L'hydre verte au dos tortueux,Que dis-tu, mer où l'ombre abonde,Bouleversement monstrueux ?O flots ! ô, coupe d'amertume !Quel symbole êtes-vous, écume,Bave d'en bas jetée au jour,Fange insultant l'aube sereine,Éternel crachat de la haineÀ l'éternel front de l'amour !

Laissons les flots battre la plage !Laissons la mer lugubre en paix !Et laissons l'orageux feuillageFrissonner dans les bois épais !Ne troublons pas les harmoniesRauques, étranges, infinies,Des océans et des typhons !Laissons les vents à leurs démences !Et laissons dans les cieux immensesS'envoler les aigles profonds !

Je vais, j'avance, je recule,Je marche où plus d'un se perdit ;Par moments dans ce crépusculeUne voix lugubre me dit :— Que cherches-tu ? tout fuit, tout passe.La terre n'est rien. Et l'espace,Que contient-il ? Est-ce réel ?Tu ne peux qu'entrevoir, atome,La création, ce fantôme,Derrière ce linceul, le ciel.

Où vas-tu, pauvre âme étonnée ?Monade, connais-tu l'aimant ?Que sais-tu de la destinée,Et que sais-tu du firmament ?Connais-tu le vrai, le possible,Tous les réseaux de l'invisible,Ce qui t'attend, ce qui te suit ?Connais-tu les lois éternelles ?Entends-tu les tremblements d'ailesDans les grands filets de la nuit ?

Sens-tu parfois, dans l'ombre infâmeQu'agite un vent farouche et lourd,Une toile où se prend ton âmeEt sur laquelle un monstre court ?Sens-tu parfois, fils de la terre,S'ouvrir sous tes pieds le mystère,Et se mêler, ô passant nu,À tes cheveux que l'hiver mouille,Les fils de la sombre quenouille,Les cheveux du front inconnu ?

Certaines planètes fatales,Certains mirages de l'éther,Certains groupes d'étoiles pâlesOnt un — rayonnement éclair.Que sais-tu sur tes mornes grèves ?Es-tu sûr, au fond de tes rêves,Que ce que l'ombre aux murs de ferCouvre comme une épaisse grille,Soit le ciel, et que ce qui brille,O songeur, ne soit pas l'enfer ?

Les constellations tragiques,Ouvrant sur vous leurs fauves yeux,Passent, grandes larves magiques,Sur vos destins mystérieux.Insensé qui croit les cieux vides !Quelques-unes, les plus livides,Apparurent, ô sombre esprit,En chiffres noirs dans les ténèbresSur les dés des joueurs funèbresQui jouaient la robe du Christ.

Mais insensé qui s'imagineConnaître tous les horizons,La tombe, la fin, l'origine,Se dévoue et crie : Avançons !Insensé ce Jésus lui-mêmeQui s'immole parce qu'il aime !Insensés les audacieuxQui se jettent dans le cratère,Rêvant le progrès sur la terreOu le paradis dans les cieux !

Quand tu vois rire le squelette,Es-tu sûr que ce noir rictusOù le jour d’en bas se reflèteN'est pas, pour les bons abattus,Pour les justes sur qui tout pèse,Pour les martyrs dans la fournaise,Pour l'esprit croyant et créant,Pour l'âme espérant sa patrie,L'épouvantable moquerieDu tombeau, qui sait le néant ?

Non ! il ne se peut, ô nature,Que tu sois sur l'homme au cachot,Sur l'esprit, sur la créature,De la haine tombant d'en haut !Il ne se peut pas que ces forcesMêlent à tous leurs noirs divorcesL'homme, atome en leurs poings tordu,Lui montrent l'horreur souveraine,Et fassent, sans qu'il les comprenne,Des menaces à l'éperdu !

Il ne se peut que l'édificeSoit fait d'ombre et de surdité ;Il ne se peut que sacrifice,Héroïsme, effort, volonté,Il ne se peut que la sagesse,Que l'aube, éternelle largesse,La rose qui s'épanouit,Le droit, la raison, la justice,Tout, la foi, l'amour, aboutisseAu ricanement de la nuit !

Il ne se peut pas que j'inventeCe que Dieu n'aurait pas créé !Quoi ! pas de but ! quoi ! l'épouvante !Le vide ! le tombeau troué !Non ! l'être ébauché, Dieu l'achève !Il ne se peut pas que mon rêveAit plus d'azur que le ciel bleu,Que l'infini soit un repaire,Que je sois meilleur que le Père,Que l'homme soit plus grand que Dieu !

Quoi ! je le supposerais justeCe Dieu qui serait malfaisant !C'est moi qui serais l'être auguste,Et ce serait lui l'impuissant !L'homme aurait trouvé dans son âmeL'amour, le paradis, la flamme,La lumière sur la hauteur,Le bonheur incommensurable…Dieu ne serait qu'un misérable,L'homme serait le créateur !

Oui, comme après tout, c'est un songeQu'un monde formé de néant,Qui fit le mal fit le mensonge ;C'est moi qui reste le géant !Que ce Dieu vienne et se mesure !Qu'il sorte donc de sa masure !Il fit le mal, j'ai cru le bien ;J'ai contre lui, si je me lève,Toute la gloire de mon rêve,Toute l'abjection du sien !

Non ! non ! la fleur qui vient d'écloreMe démontre le firmament.Il ne se peut pas que l'auroreSourie à l'homme faussement,Et que, dans la tombe profonde,L'âme ait droit de dire à ce mondeD'où l'espoir toujours est sorti,À ces sphères, de Dieu vassales,Affirmations colossales :Étoiles ! vous avez menti !

Ce qui ment, c'est toi, doute ! envie !Il ne se peut que le rayon ;Que l'espérance, que la vieSoit une infâme illusion !Que tout soit faux, hors le blasphème !Et que ce Dieu ne soit lui-même,Dans son vain temple aérien,Que l'immense spectre IronieRegardant ; dans l'ombre infinie,L'univers accoudé sur Rien !

Un Dieu qui rirait de son œuvre,Qui rirait des justes déçus,Et du cygne et de la couleuvre,Et de Satan et de Jésus,Un tel Dieu serait si terribleQue, devant cette face horrible,L'âme humaine se débattraitComme si, par ses ailes blanches,Elle était, prise sous les branchesDe quelque, sinistre forêt !

Que Rabelais, rieur énorme,Railleur de l'horizon humain,Borné par le nombre et la forme,Hue aujourd'hui, sans voir demain ;Qu'il joue, étant jouet lui-même,Avec la vie et le problème,Qu'importe ! il passe, il meurt, il fuit ;Il n'est ni le fond, ni la cime ;Mais un Rabelais de l'abîmeFerait horreur, même à la nuit !

Que les éclairs soient les augures,Que le vrai sorte du plaintif,Que les fléaux, sombres figures,Disent le mot définitif,Je ne le crois pas ! Vents farouches,Nuits, flots, hivers, enflez vos bouches,Tordez ma robe dans mes pas,Étendez vos mains sur moi, faitesTous vos serments dans les tempêtes,Ténèbres, je ne vous crois pas !

Je crois à toi, jour ! clarté ! joie !Toi qui seras ayant été,À toi, mon aigle, à toi, ma proie,Force, raison, splendeur, bonté !Je crois à toi, toute puissance !Je crois à toi, toute innocence !Encore à toi, toujours à toi !Je prends mon être pierre à pierre ;La première est de la lumière,Et la dernière est de la foi !

Dieu ! sommet ! aube foudroyante !Précipice serein ! lueur !Fascination effrayanteQui tient l'homme et le rend meilleur !De toutes parts il s'ouvre, abîme.Quand on est sur ce mont sublime,Faîte où l'orgueil toujours s'est tu,Cime où vos instincts vous entraînent,Tous les vertiges qui vous prennentVous font tomber dans la vertu.

Donc laissez-vous choir dans ce gouffre,Vivants ! grands, petits, sages, fous,Celui qui rit, celui qui souffre,Vous tous ! vous tous ! vous tous ! vous tous !Tombez dans Dieu, foule effarée !Tombez, tombez ! roulez, marée !Et sois stupéfait, peuple obscur,Du néant des songes sans nombre,Et d'avoir traversé tant d'ombrePour arriver à tant d'azur !

Oh ! croire, c'est la récompenseDu penseur aimant, quel qu'il soit ;C'est en se confiant qu'on pense,Et c'est en espérant qu'on voit !Chante, ô mon cœur, l'éternel psaume !Dieu vivant, dans ma nuit d'atome,Si je parviens, si loin du jour,À comprendre, moi grain de sable,Ton immensité formidable,C'est en croyant à ton amour !

Versification

Forme
40 dizains (strophes variées)
Rimes
37(ababccdeed) 3(ababccbddb)
Mètre
Octosyllabes
Strophes
40 dizains
Mots à la rime
a lève / rêve féminine, classiqueb réalité / ôté masculine, classiquec sanglote / flotte féminine, classiqued deuil / écueil masculine, classiquee naufrage / rage féminine, classiquea humaine / phénomène féminine, classiqueb cœur / moqueur masculine, classiquec laves / esclaves féminine, classiqued l'air / l'éclair masculine, classiquee supplice / cilice féminine, classiquea dire / respire féminine, classiqueb clé / roulé masculine, classiquec forces / divorces féminine, classiqued vœu / Dieu masculine, classiquee cimetière / matière féminine, classiquea nécessaires / misères féminine, classiqueb souffrons / fronts masculine, classiquec causes / choses féminine, classiqued fuit / nuit masculine, classiquee raille / travaille féminine, classiquea fauves / chauves féminine, classiqueb égaré / sacré masculine, classiquec Saturne / nocturne féminine, classiqued puni / infini masculine, classiquee plie / poulie féminine, classiquea promettes / comètes féminine, classiqueb pleurs / pâleurs masculine, classiquec roule / coule féminine, classiqued clarté / l'immensité masculine, classiquee ossuaires / suaires féminine, classiquea épouvantables / tables féminine, classiqueb voulez / étoilés masculine, classiquec soufre / gouffre féminine, classiqued luit / nuit masculine, classiquee doute / j'écoute féminine, classiquea couche / farouche féminine, classiqueb blasphémant / firmament masculine, classiquec dire / lyre féminine, classiqued courroux / mêlez-vous masculine, classiquee hérissées / pensées féminine, classiquea m'élance / silence féminine, classiqueb flambeau / tombeau masculine, classiquec entr'ouverte / verte féminine, classiqued hennir / l'avenir masculine, classiquee décombres / sombres féminine, classiquea abîme / victime féminine, classiqueb troublé / blé masculine, classiquec taire / terre féminine, classiqued prodigieux / cieux masculine, classiquee consomme / l'homme féminine, classiquea pourriture / nature féminine, classiqueb festin / destin masculine, classiquec sûres / obscures féminine, classiqued chemin / demain masculine, classiquee pousses / secousses féminine, classiquea perce / disperse féminine, classiqueb décevants / vents masculine, classiquec jette / végète féminine, classiqued nœuds / vertigineux masculine, classiquee brise / méprise féminine, classiquea câble / l'implacable féminine, classiqueb tenu / l'inconnu masculine, classiquec farouche / mouche féminine, classiqued mors / remords masculine, classiquee descendre / cendre féminine, classiquea aurores / météores féminine, classiqueb décrus / disparus masculine, classiquec Nature / torture féminine, classiqued courbant / tombant masculine, classiquee tige / prodige féminine, classiquea forcenées / années féminine, classiqueb furieux / mystérieux masculine, classiquec fêlure / chevelure féminine, classiqued rajeuni / l'infini masculine, classiquee voisines / racines féminine, classiquea horribles / terribles féminine, classiqueb palpiter / hésiter masculine, classiquec tremble / semble féminine, classiqued gonfler / souffler masculine, classiquee rampe / lampe féminine, classiquea chose / compose féminine, classiqueb dites-le-moi / loi masculine, classiquec araignées / poignées féminine, classiqued enfers / éclairs masculine, classiquee sauvages / nuages féminine, classiquea vagabonde / abonde féminine, classiqueb tortueux / monstrueux masculine, classiquec d'amertume / écume féminine, classiqued jour / l'amour masculine, classiquee sereine / haine féminine, classiquea plage / feuillage féminine, classiqueb paix / épais masculine, classiquec harmonies / infinies féminine, classiqued typhons / profonds masculine, classiquee démences / immenses féminine, classiquea recule / crépuscule féminine, classiqueb perdit / dit masculine, classiquec passe / l'espace féminine, classiqued réel / ciel masculine, classiquee atome / fantôme féminine, classiquea étonnée / destinée féminine, classiqueb l'aimant / firmament masculine, classiquec possible / l'invisible féminine, classiqued suit / nuit masculine, classiquee éternelles / d'ailes féminine, classiquea infâme / âme féminine, classiqueb lourd / court masculine, classiquec terre / mystère féminine, classiqued nu / inconnu masculine, classiquee mouille / quenouille féminine, classiquea fatales / pâles féminine, classiqueb l'éther / éclair masculine, classiquec grèves / rêves féminine, classiqued fer / l'enfer masculine, classiquee grille / brille féminine, classiquea tragiques / magiques féminine, classiqueb yeux / mystérieux masculine, classiquec vides / livides féminine, classiqued esprit / Christ masculine, classiquee ténèbres / funèbres féminine, classiquea s'imagine / l'origine féminine, classiqueb horizons / Avançons masculine, classiquec lui-même / aime féminine, classiqued audacieux / cieux masculine, classiquee cratère / terre féminine, classiquea squelette / reflète féminine, classiqueb rictus / abattus masculine, classiquec pèse / fournaise féminine, classiqued créant / néant masculine, classiquee patrie / moquerie féminine, classiquea nature / créature féminine, classiqueb cachot / haut masculine, classiqued tordu / l'éperdu masculine, classiquee souveraine / comprenne féminine, classiquea l'édifice / sacrifice féminine, classiqueb surdité / volonté masculine, classiquec sagesse / largesse féminine, classiqued s'épanouit / nuit masculine, classiquee justice / aboutisse féminine, classiquea j'invente / l'épouvante féminine, classiqueb créé / troué masculine, classiquec l'achève / rêve féminine, classiqued bleu / Dieu masculine, classiquee repaire / Père féminine, classiquea juste / auguste féminine, classiqueb malfaisant / l'impuissant masculine, classiquec âme / flamme féminine, classiqued hauteur / créateur masculine, classiquee incommensurable / misérable féminine, classiquea songe / mensonge féminine, classiqueb néant / géant masculine, classiquec mesure / masure féminine, classiqued bien / sien masculine, classiquea d'éclore / l'aurore féminine, classiqueb firmament / faussement masculine, classiquec profonde / monde féminine, classiqued sorti / menti masculine, classiquee vassales / colossales féminine, classiquea envie / vie féminine, classiqueb rayon / illusion masculine, classiquec blasphème / lui-même féminine, classiqued aérien / Rien masculine, classiquee Ironie / infinie féminine, classiquea œuvre / couleuvre féminine, classiqueb déçus / Jésus masculine, classiquec terrible / horrible féminine, classiqued débattrait / forêt masculine, classiquee blanches / branches féminine, classiquea énorme / forme féminine, classiqueb humain / demain masculine, classiquec lui-même / problème féminine, classiquee cime / l'abîme féminine, classiquea augures / figures féminine, classiqueb plaintif / définitif masculine, classiquec farouches / bouches féminine, classiqued pas masculine, classiquee faites / tempêtes féminine, classiquea joie / proie féminine, classiqueb été / bonté masculine, classiquec puissance / innocence féminine, classiqued toi / foi masculine, classiquee pierre / lumière féminine, classiquea foudroyante / effrayante féminine, classiqueb lueur / meilleur masculine, classiquec abîme / sublime féminine, classiqued tu / vertu masculine, classiquee entraînent / prennent féminine, classiquea gouffre / souffre féminine, classiqueb fous / tous masculine, classiquec effarée / marée féminine, classiqued obscur / d'azur masculine, classiquee nombre / d'ombre féminine, classiquea récompense / pense féminine, classiqueb soit / voit masculine, classiquec psaume / d'atome féminine, classiqued jour / amour masculine, classiquee sable / formidable féminine, classique
Richesse
extension moyenne des rimes 1.3· écart moyen à la rime classique 0.0

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400 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, collection Bouquins ‒ Robert Laffont, 1986· numérisation poesies.net· Sources