Vers, 1894· Deuxième partie
Distiques
Ô toi, Rose moussue‖ et blonde, à tes oreilles,Que mes vers chantent comme‖ un murmure d'abeilles.
Que mon regard, vers toi‖ glisse comme la NuitQui glisse et qui t'endort‖ sous l'or dont elle luit !
Que je te charme‖ en invocations très douces,— Comme les chants de la‖ rosée au fond des mousses !
Quand tu voudras mon cœur‖ pour t'amuser, je veuxQu'il soit comme une fleur‖ de sang dans tes cheveux !
Lorsque je pleurerai,‖ je veux, ô petite oie,Que tu prennes mes cris‖ pour des accès de joie,
Et, lorsqu'on me mettra‖ dans l'ombre du cercueil,Que ta dernière larme‖ embellisse ton œil,
Pour que ceux qui vivront,‖ en te voyant plus belle,Admirent dans ma mort‖ ta jeunesse immortelle.
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 7(aa)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6=6
- Strophes
- 7 distiques
- Mots à la rime
- a oreilles / d'abeilles féminine, classiquea Nuit / luit masculine, classiquea douces / mousses féminine, classiquea veux / cheveux masculine, classiquea oie / joie féminine, classiquea cercueil / œil masculine, classiquea belle / immortelle féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Vers, Paris, Paul Ollendorff, 1894· numérisation poesies.net· Sources