Les minutes de sable mémorial, 1894· [poèmes contenus dans la pièce] Haldernablou
Prologue
Avant l’aurore, dans la forêt triangulaire. Le CHŒUR, dont la voix s’éloigne.
Sur la plainte des mandragoresEt la pitié des passifloresLe lombric blanc des enterrements rentre en ses tanières.
Le sérail des faces de sableSoumis au bois de nos sandalesLuit de l'or de toutes ses croix‖ à nos paupières.
Le cuivre roux des feuilles mortesEt la force des vieilles écorcesSonne et bénit le glas‖ très doux de nos retraites.
Rentrons : le jour bientôt se lève.La cendre de la nuit achèveDe fuir avec le sang‖ coulant des sabliers.
Les cœurs perdent leur sang qui coule.Le cerf-volant de nos cagoulesSuspend son spectre aux lointains comme des masques jaunes d'effraies.
Que le mort dorme avant l'aurore.Que le mort dorme avant le premier pleur de la lumière.Sur la plainte des mandragoresEt la pitié des passifloresLe lombric blanc des enterrements rentre en ses tanières.
Versification
- Mètre
- Vers de 8, 12 et 14 syllabes (12 de 8, 3 de 12, 3 de 14, 1 de 9, 1 de 16)· profil 8, 9i, 6=6, 14
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
20 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les minutes de sable mémorial ; suivies de césar-antéchrist, Paris, FASQUELLE ÉDITEURS, 1932· numérisation gallica.bnf.fr· Sources