Contes et nouvelles, 1668‑1694· Livre troisième – 1671
IX. Le baiser rendu
Guillot passoit‖ avec sa mariée.Un gentilhomme‖ à son gré la trouvant :« Qui t’a, dit-il,‖ donné telle épousée ?Que je la baise,‖ à la charge d’autant.— Bien volontiers,‖ dit Guillot à l’instantElle est, monsieur,‖ fort à votre service, »Le monsieur donc‖ fait alors son office,En appuyant.‖ Perronnelle en rougit.Huit jours après,‖ ce gentilhomme pritFemme à son tour :‖ à Guillot il permitMême faveur.‖ Guillot, tout plein de zèle :Puisque, dit-il,‖ monsieur est si fidèle,J’ai grand regret,‖ et je suis bien fâchéQu’ayant baisé‖ seulement Perronnelle,Il n’ait encore‖ avec elle couché. »
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Rimes
- 1[ababb] 1[aa] 1[aaa] 1[aabab]
- Mètre
- Décasyllabes· profil 4+6
- Mots à la rime
- a mariée / épousée féminine, classiqueb trouvant / d’autant / l’instant masculine, classiquec service / office féminine, classiqued rougit / prit / permit masculine, classiquee zèle / fidèle / Perronnelle féminine, classiquef fâché / couché masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.4· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
15 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Contes et nouvelles, Paris, CHARPENTIER, LIBRAIRES-ÉDITEURS, 1863· numérisation gallica.bnf.fr· Sources