Les Épaves, 1876
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La lyre peut chanter tout ce que l’âme rêve.SOUMET.
O Maître ! longuement‖ j'ai pensé ta pensée,Et mon cœur a gémi‖ ce qu'a gémi ton cœur ;Revivant après toi‖ ta souffrance passée,J'ai de tes jours amers‖ bu l'amère liqueur.
De tes déceptions‖ la moisson m'est connue ;Le sort ne me fut pas‖ et plus qu'à toi léger :Comme toi j'ai trouvé‖ la vie et lourde et nue ;Rien de l'homme ici-bas‖ n'est à l'homme étranger.
Des maux par nous subis‖ en nous est la mesure :Plus l'âme est grande, plus‖ l'âme est apte à souffrir.Il faut l'horizon vaste‖ à la vaste envergure ;Étouffé dans son vol,‖ l'aigle aspire à mourir.
Le solitaire ennui‖ fut ta pire souffrance ;Un idéal trop haut‖ éblouissait tes yeux.Le réel a tué‖ dans ton cœur l'espérance :Trahi par ses dieux, l'homme‖ est plus grand que ses dieux !
Le siècle où tu naquis,‖ le monde et la nature,Ignorant ton désir,‖ ignoraient ton tourment :L'étroitesse des uns‖ et de tous l'impostureT'ont fait l'altier martyr‖ de ton isolement.
Être seul, toujours seul,‖ seul avec sa pensée,Se nourrir de son cœur‖ et de son cœur mourir,Refouler dans son sein‖ sa tendresse offensée,O vide ! et que Dieu seul‖ ici-bas peut remplir.
Ce Dieu, tu l'as cherché‖ sous ses milles symboles,Gravissant pour l'atteindre‖ aux plus ardus sommets ;Dans ses cultes divers,‖ dogmes et paraboles,Le percevant toujours,‖ ne l'atteignant jamais !
Maître ! dans le fini‖ l'Infini se limite ;Il s'y montre et s'affirme,‖ et de son unitéDévoile à l'âme humaine‖ où son essence habite,Ce qu'en peut embrasser‖ un esprit limité.
Pressentir l'Absolu,‖ ce n'est point le connaître ;Mais comment, s'il n'est pas,‖ comment le pressentir ?Si l'être le conçoit,‖ c'est qu'il est dans cet être ;Si l'âme aspire à lui,‖ c'est qu'elle en dut sortir.
O poète ! ô penseur !‖ vers lui tu devais tendre,Comme l'aimant au pôle,‖ au foyer le banni.Il suffit de l'aimer,‖ tu voulus le comprendre :Le fini peut-il donc‖ comprendre l'Infini !
A ton tour tu sondas‖ du mal le noir problème,Gouffre où l'âme erre et sombre‖ et gémit sans témoins.De l'abîme muet‖ tu revins morne et blême,Avec le doute en plus‖ et l'espérance en moins.
Douter ! et notre cœur‖ nous sollicite à croire ;Croire ! et notre raison‖ ne peut justifierLa foi… Des deux côtés‖ même effort illusoire !Affirmer n'est pas plus‖ de l'homme que nier.
Ton lot est d'ignorer,‖ ô pauvre intelligence !Le mot par nous cherché‖ peut-être est-il ailleurs…Que faire ? — S'avouant‖ son humaine indigence,Attendre… avec l'espoir‖ d'une aube aux jours meilleurs.
Toi, tu désespéras !‖ L'insoluble mystèreDu songeur anxieux‖ a fait un révolté.A voir l'œuvre du Mal‖ dans l'homme et sur la terre,Tu conclus de la vie‖ à la fatalité.
La vie est-elle un bien‖ à tant de maux en proie ?La terre enfante autant‖ de monstres que de fleurs.Au prix de quels chagrins‖ payons-nous une joie ?Quel bonheur expierait‖ ici-bas nos malheurs !
Produire incessamment‖ pour détruire sans cesse,Travailler pour la Mort,‖ voilà ton but certain,O Nature ! Au profit‖ de la noire déesse,Tu n'es que l'instrument‖ aveugle du Destin.
Charmé dans ses désirs‖ par tes beautés complices,L'être créé devient‖ à son tour créateur ;Et, stupide artisan‖ de ses propres supplices,En transmettant la vie,‖ il transmet la douleur.
O songeur, à tes yeux‖ tel apparut ce monde,Un monde où les vivants,‖ tristes jouets du sort,Se dévorent entre eux‖ dans leur lutte inféconde,Et, du néant sortis,‖ y rentrent par la mort.
La plante, l'animal,‖ l'homme souffre et soupire ;Dans la création‖ où donc est la bonté ?Voyant partout le Mal‖ dont tout subit l'empire,Tu conclus de son règne‖ à la fatalité.
Fatalité, néant,‖ destin, mots creux et vides :Le mystère y persiste‖ insondable et cruel.Le problème divin‖ dont nos cœurs sont avides,Inexpliqué toujours,‖ toujours reste éternel.
Le Destin ! Il énerve‖ en nous les mâles fibres.Que devient sous son joug‖ l'humaine volonté ?Non ! le Destin n'est pas‖ le Dieu des âmes libres :De l'homme contre lui‖ proteste la fierté.
Le néant ! — autre énigme‖ impossible à comprendre.Certes, j'y voudrais croire‖ et m'y réfugier !Qui donc ayant vécu‖ ne voudrait y descendre ?…Oh ! s'éteindre à jamais,‖ à jamais oublier !
Oublier ! ne plus voir‖ les choses qu'on a vues :Iniquité, mensonge,‖ astuce, trahison !Fermer son âme aux deuils‖ des tendresses déçues,Clore au dégoût son cœur‖ et sa lèvre au poison !
S'affranchir de ces soifs‖ que rien ne désaltère :La justice, le vrai,‖ le beau ! Ne plus mourirLe rêve d'un bonheur‖ qui n'est pas de la terre !Ne plus aimer, ne plus‖ haïr, ne plus souffrir !
Échapper à jamais‖ à ses propres bassesses,Au mépris de soi-même,‖ et peut-être au remords ;Fuir des vivants menteurs‖ les menteuses promesses ;Ne plus se souvenir,‖ hélas ! même des morts !
Se reposer enfin‖ des hontes de la vie,Perdre la conscience,‖ enfin, d'avoir été !Si tu l'as ce pouvoir‖ qui fait que tout s'oublie,Reprends-moi dans ton sein,‖ ô Néant ! ô Léthé !
Mais tu n'es, ô Néant !‖ toi-même qu'un mensonge,Par la désespérance‖ et le doute inventé.Un invincible instinct‖ te réprouve et nous ronge :Tout ce qui vit aspire‖ à l'immortalité.
Que nous veut ce désir‖ inné de se survivre ?Si la vie est un mal,‖ pourquoi la désirer ?Hélas ! ce lâche instinct‖ dont rien ne nous délivre,Ajoute aux autres maux‖ la douleur d'espérer.
Quand le fini s'éteint,‖ l'Infini s'en exhaleEt se rallume ailleurs.‖ — Où ? comment et pourquoi ?Seul il le sait, Celui‖ dont l'aube virginale,Succédant à la nuit,‖ nous révèle la loi,
L'inexorable loi‖ qui veut que la lumièrePrécède et suive l'ombre,‖ et l'ombre la clarté ;Qui veut qu'en nous l'esprit‖ s'accouple à la matière,L'âme au corps, la pensée‖ à l'animalité.
Pour paraître souffrir,‖ souffrir pour disparaître,Entre ces deux moments‖ penser l'éternité,Voilà l'homme. — Aspirer‖ est la fin de notre être ;Se résigner, le but‖ de notre liberté.
Eh bien, résignons-nous !‖ Il se peut que la vieSoit d'un monde étoilé‖ la révélation,L'épreuve méritoire‖ où le ciel nous convie,Et de l'âme en travail‖ la libre ascension.
Ce but vaut qu'on le tente,‖ ô poète stoïque,Mâle et sincère esprit,‖ toi le dernier Romain !Il était d'un cœur tendre‖ et d'une âme héroïqueD'étreindre l'Absolu‖ d'un espoir surhumain.
Cette lutte allait bien‖ à ton altier courageD'affronter l'aventure‖ au port mystérieux,De voir si l'espérance‖ en nous n'est qu'un mirage,Ou l'aube dont le jour‖ doit éblouir nos yeux ;
Si la terre et le ciel,‖ les mondes, la nature,Les astres et les fleurs,‖ si tout cet universN'est rien, rien qu'une immense‖ et splendide imposture,Ou l'Être irradiant‖ en ses aspects divers.
Atteindre l'Unité‖ dans son essence même,Y trouver de la vie‖ et l'excuse et le prix ;Attendre jusque-là‖ pour nier ; — l'anathèmeDoit-il donc devancer‖ l'heure où tous est compris ? —
Et librement vouloir,‖ sous sa clarté sereine,Ce que veut l'infaillible‖ et fixe Volonté ;Voilà l'œuvre imposée‖ à la pensée humaine,Voilà sa fin suprême‖ et sa félicité.
L'attente est longue, et longue‖ à franchir est la route.Pour distraire et tromper‖ les longueurs du chemin,L'un a l'ambition,‖ le pouvoir qu'on redoute,Le sceptre sous lequel‖ paît le bétail humain.
L'autre a la gloire et l'or,‖ l'autre a la poésie :Le rêve ou l'action‖ nous leurre à notre insu.Tel s'oublie aux divins‖ mensonges d'Aspasie,Qui gémit au réveil‖ sur l'idéal déçu.
L'un cherche dans le cloître‖ et l'autre dans l'étudeCe repos qui du cœur‖ des vivants est banni ;Mais, volupté, pouvoir,‖ richesse, solitude,Rien ne peut nous guérir‖ du mal de l'Infini.
Pour l'assoupir en nous‖ la prodigue NatureDe ses multiples dons‖ nous offre le secours.Selon nos appétits‖ variant la pâture,Elle occupe et distrait‖ pour nous l'ennui des jours.
Et toi-même, ô poète !‖ au plus fort de la lutte,Pour éprouver ces dons‖ vides et mensongers,N'as tu pas eu ton jour,‖ ton heure, ta minute ?Ne te plains pas : j'en sais‖ de moins bien partagés.
Ceux-là dans leur obscur‖ et dur pèlerinage,Sans trouver l'oasis‖ au désert ont erré ;Ils ont marché sans halte‖ et dès le premier âge :Rude fut le chemin‖ à leurs pas mesuré.
Ceux-là n'ont rencontré‖ sous l'astre qui flamboieNi le puits du pasteur,‖ ni l'ombre du palmier.Tout leur fut refusé !‖ — Seule et suprême joie,Ils sont morts dans leur culte‖ et leur rêve premier.
Toi, du moins, tu connus‖ dans la mêlée austère,A l'heure noire où tout‖ nous semble sans pitié,Les deux biens les plus grands‖ qui soient sur cette terre :La sainte poésie‖ et la sainte amitié !
La première à tes yeux‖ transfigurant les choses,D'un voile éblouissant‖ t'en cachait la hideur ;Épousant ta tristesse‖ aux jours les plus moroses,Entre la vie et toi‖ l'autre avait mis son cœur.
D'un double dévoûment‖ ineffables modèles,Consolant tour à tour‖ ton cœur et ton esprit,Toutes deux à l'envi‖ te restèrent fidèlesJusqu'à l'heure où la Mort‖ dans leurs bras te surprit.
O Poésie ! heureux‖ qui de ton miel s'abreuve.Et quels que soient ses maux‖ sous un ciel rigoureux,Celui qui t'a trouvée‖ aux heures de l'épreuve,Celui-là ne peut pas‖ se dire malheureux.
Il a connu par toi‖ les plus hautes ivressesQu'à l'homme il soit donné‖ de connaître ici-bas ;De terrestres tu fis‖ devines ses tendresses,Et le monde étoilé‖ s'ouvrit devant ses pas.
Tu consacres l'élu‖ que ta grâce visite.De céleste origine‖ et fille de l'azur,Tu n'habitas jamais‖ que les âmes d'élite :L'esprit sincère et droit,‖ le cœur loyal et pur.
L'impur, le déloyal,‖ le parjure, le fourbe,Le traître à l'amitié,‖ l'ingrat aux instincts bas,Rimant leurs lâchetés,‖ peuvent, ignoble tourbe,Se réclamer de toi,‖ — tu ne les connais pas !
La sphère est idéale‖ où se meuvent tes ailes ;L'Art seul n'y peut atteindre,‖ et ses rythmes sont vainsA traduire les cœurs‖ où brûlent de saints zèles :Ils n'ont d'écho vivant‖ qu'en tes verbes divins.
Car tu donnes la vie‖ à tout ce que tu touches,A tout, même à l'erreur‖ pour sa sincérité ;Et les doutes amers,‖ les blasphèmes farouchesNe tiennent que de toi‖ leur immortalité.
Immortels sont les cris‖ où vibre une âme ardente,Une âme ayant vécu‖ ses cris désespérés !Immortels, les défis‖ altiers d'un autre Dante !Absous par toi, ses chants‖ pour nous restent sacrés.
Et toi, noble Amitié,‖ toi la réparatriceDes misères qu'inflige‖ à l'homme le Destin,Des muettes douleurs‖ seule consolatrice,Fidèle au soir brumeux‖ comme au riant matin ;
Tendresse d'énergie‖ et de douceur trempée,Toi des trésors du cœur,‖ le plus pur diamant,Franche comme l'acier,‖ sûre comme l'épée,Virile passion‖ faite de dévoûment ;
Toi que vendit le juif‖ Judas, l'âme de boue ;Toi, foyer pour le cœur‖ et pour l'esprit flambeau ;Toi dont le deuil fervent,‖ de longs pleurs sur la joue,Ressuscite Lazare‖ et l'arrache au tombeau ;
Du frère et de la sœur‖ ineffable mélange,Toi qui domptes la Mort,‖ qui survis à l'adieu ;Toi le seul bien qui puisse‖ à l'homme envier l'ange ;Toi que possède seul‖ l'homme béni de Dieu ;
Sois bénie à ton tour,‖ Amitié, sois bénie !La Poésie et toi,‖ le rêve et la bonté,Vous avez consolé‖ d'un douloureux génieEt l'entier désespoir‖ et l'amère fierté !
Émules par le zèle‖ et la sollicitude,Adoucissant pour lui‖ les misères du sort,Vous ne l'avez quitté,‖ sœurs de sa solitude,Qu'endormi pour toujours‖ sur le sein de la Mort ;
Sur ce sein virginal‖ et muet où sa têteVoulait tant reposer‖ pour la nuit sans réveil ;Où tout trouble s'apaise,‖ où l'homme et le poèteA trouvé le repos‖ de l'éternel sommeil !
Maître ! aujourd'hui pour toi‖ les voiles du mystèreSont tombés, le problème‖ est enfin résolu.Des entraves du corps,‖ des liens de la terreLibéré, ton esprit‖ contemple l'Absolu.
Immanente clarté,‖ la suprême ÉvidenceTe pénètre ; tu sais‖ et tu comprends, — tu vois !Le dieu hasard a fait‖ place à la Providence :Les mondes dans leur marche‖ en proclament les lois.
Le mal, l'erreur, l'orgueil,‖ le doute, la souffrance,Ces hôtes d'ici-bas,‖ sont inconnus ailleurs :Devant la Vérité‖ fuit avec l'ignoranceLe ténébreux essaim‖ des terrestres douleurs.
Au fini l'Infini‖ se fait intelligible ;Ce que l'âme a songé‖ peuple les firmaments :L'esprit plongé dans l'Être,‖ à l'esprit seul visible,Y voit réalisés‖ tous ses pressentiments.
Ses aspirations‖ n'étaient point mensongères :Le vrai, le beau, le bien,‖ par qui l'homme est hanté,Toutes ces visions,‖ célestes messagères,Ont leur source et leur fin‖ dans la Divinité.
L'être à la créature‖ a tenu ses promesses :Tout ce qu'elle a pensé,‖ tout ce qu'elle a rêvé,Le songe qui charmait‖ et berçait ses tristesses,Commencé sur la terre,‖ au ciel est achevé.
Tu t'expliques enfin‖ et l'épreuve et la lutte :Né libre, l'homme atteste‖ ainsi sa liberté.Arbitre de son sort‖ dans l'audace ou la chute,Lui-même il fait son mal‖ ou sa félicité.
Tu comprends désormais‖ le but de la souffrance :De l'Idéal par elle‖ on monte les degrés.O Poète ! aujourd'hui,‖ tu le vois, l'espéranceN'a point trompé les vœux‖ par la Muse inspirés.
Le désespoir, la haine‖ amère, l'ironieDésunissent les cœurs‖ que l'amour doit unir.La voix au timbre d'or‖ n'est donnée au génieQue pour prier, guider,‖ consoler et bénir.
Sous le dais sidéral‖ des demeures heureusesOù sont les précurseurs,‖ où sont tes grands aïeux,Simonide et Virgile‖ aux voix mélodieuses,Et Dante ont salué‖ ta bienvenue aux cieux.
Ils accueillent chez toi‖ le culte à la Patrie,Le dévoûment au Vrai,‖ comme à la Liberté ;Leur âme palpitait‖ dans ton âme meurtrie :Ta place est auprès d'eux‖ dans la sainte Cité.
Baignant dans la lumière‖ auguste et fraternelleDes yeux que désormais‖ la Mort ne peut fermer,Ton esprit goûte enfin‖ dans la paix éternelleLe suprême bonheur‖ de connaître et d'aimer.
Versification
- Forme
- 73 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 73(abab)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 73 quatrains
- Mots à la rime
- a pensée / passée féminine, classiqueb cœur / liqueur masculine, classiquea connue / nue féminine, classiqueb léger / étranger masculine, classiquea mesure / envergure féminine, classiqueb souffrir / mourir masculine, classiquea souffrance / l'espérance féminine, classiqueb yeux / dieux masculine, classiquea nature / l'imposture féminine, classiqueb tourment / isolement masculine, classiquea pensée / offensée féminine, classiqueb mourir / remplir masculine, classiquea symboles / paraboles féminine, classiqueb sommets / jamais masculine, classiquea limite / habite féminine, classiqueb unité / limité masculine, classiquea connaître / être féminine, classiqueb pressentir / sortir masculine, classiquea tendre / comprendre féminine, classiqueb banni / l'Infini masculine, classiquea problème / blême féminine, classiqueb témoins / moins masculine, classiquea croire / illusoire féminine, classiqueb justifier / nier masculine, classiquea intelligence / indigence féminine, classiqueb ailleurs / meilleurs masculine, classiquea mystère / terre féminine, classiqueb révolté / fatalité masculine, classiquea proie / joie féminine, classiqueb fleurs / malheurs masculine, classiquea cesse / déesse féminine, classiqueb certain / Destin masculine, classiquea complices / supplices féminine, classiqueb créateur / douleur masculine, classiquea monde / inféconde féminine, classiqueb sort / mort masculine, classiquea soupire / l'empire féminine, classiqueb bonté / fatalité masculine, classiquea vides / avides féminine, classiqueb cruel / éternel masculine, classiquea fibres / libres féminine, classiqueb volonté / fierté masculine, classiquea comprendre / descendre féminine, classiqueb réfugier / oublier masculine, classiquea vues / déçues féminine, classiqueb trahison / poison masculine, classiquea désaltère / terre féminine, classiqueb mourir / souffrir masculine, classiquea bassesses / promesses féminine, classiqueb remords / morts masculine, classiquea vie / s'oublie féminine, classiqueb été / Léthé masculine, classiquea mensonge / ronge féminine, classiqueb inventé / l'immortalité masculine, classiquea survivre / délivre féminine, classiqueb désirer / d'espérer masculine, classiquea exhale / virginale féminine, classiqueb pourquoi / loi masculine, classiquea lumière / matière féminine, classiqueb clarté / l'animalité masculine, classiquea disparaître / être féminine, classiqueb l'éternité / liberté masculine, classiquea vie / convie féminine, classiqueb révélation / ascension masculine, classiquea stoïque / héroïque féminine, classiqueb Romain / surhumain masculine, classiquea courage / mirage féminine, classiqueb mystérieux / yeux masculine, classiquea nature / imposture féminine, classiqueb univers / divers masculine, classiquea même / l'anathème féminine, classiqueb prix / compris masculine, classiquea sereine / humaine féminine, classiqueb Volonté / félicité masculine, classiquea route / redoute féminine, classiqueb chemin / humain masculine, classiquea poésie / d'Aspasie féminine, classiqueb insu / déçu masculine, classiquea l'étude / solitude féminine, classiquea Nature / pâture féminine, classiqueb secours / jours masculine, classiquea lutte / minute féminine, classiqueb mensongers / partagés masculine, classiquea pèlerinage / âge féminine, classiqueb erré / mesuré masculine, classiquea flamboie / joie féminine, classiqueb palmier / premier masculine, classiquea austère / terre féminine, classiqueb pitié / amitié masculine, classiquea choses / moroses féminine, classiqueb hideur / cœur masculine, classiquea modèles / fidèles féminine, classiqueb esprit / surprit masculine, classiquea s'abreuve / l'épreuve féminine, classiqueb rigoureux / malheureux masculine, classiquea ivresses / tendresses féminine, classiqueb ici-bas / pas masculine, classiquea visite / d'élite féminine, classiqueb l'azur / pur masculine, classiquea fourbe / tourbe féminine, classiqueb bas / pas masculine, classiquea ailes / zèles féminine, classiqueb vains / divins masculine, classiquea touches / farouches féminine, classiqueb sincérité / immortalité masculine, classiquea ardente / Dante féminine, classiqueb désespérés / sacrés masculine, classiquea réparatrice / consolatrice féminine, classiqueb Destin / matin masculine, classiquea trempée / l'épée féminine, classiqueb diamant / dévoûment masculine, classiquea boue / joue féminine, classiqueb flambeau / tombeau masculine, classiquea mélange / l'ange féminine, classiqueb l'adieu / Dieu masculine, classiquea bénie / génie féminine, classiqueb bonté / fierté masculine, classiquea sollicitude / solitude féminine, classiqueb sort / Mort masculine, classiquea tête / poète féminine, classiqueb réveil / sommeil masculine, classiqueb résolu / l'Absolu masculine, classiquea Évidence / Providence féminine, classiqueb vois / lois masculine, classiquea souffrance / l'ignorance féminine, classiqueb ailleurs / douleurs masculine, classiquea intelligible / visible féminine, classiqueb firmaments / pressentiments masculine, classiquea mensongères / messagères féminine, classiqueb hanté / Divinité masculine, classiquea promesses / tristesses féminine, classiqueb rêvé / achevé masculine, classiquea lutte / chute féminine, classiqueb liberté / félicité masculine, classiqueb degrés / inspirés masculine, classiquea l'ironie / génie féminine, classiqueb unir / bénir masculine, classiquea heureuses / mélodieuses féminine, classiqueb aïeux / cieux masculine, classiquea Patrie / meurtrie féminine, classiqueb Liberté / Cité masculine, classiquea fraternelle / éternelle féminine, classiqueb fermer / d'aimer masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
292 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poesies, Paris, ALPHONSE LEMERRE ÉDITEUR, 1896· numérisation poesies.net· Sources