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Poèmes et Paysages, 1852· Poèmes et paysages

LVI. Le Champborne

Auguste Lacaussade· 16 distiquess, alexandrins surtout, 264 vers

Champborne, lieux aimés‖ si chers à mon enfance,Lieux sans cesse entrevus‖ et pleurés dans l'absence,Vallon de ma jeunesse,‖ ô mes champs ! o mes bois !Salut à vous, salut‖ pour la dernière fois !J'ai voulu te revoir,‖ ô chaumière isolée !J'ai voulu te revoir,‖ ô ma chère vallée !J'ai voulu vous revoir,‖ beaux lieux de mes beaux jours,Avant de vous quitter‖ peut-être pour toujours !

Combien tout est changé !‖… Dans ces vastes savanesLe vent fait ondoyer‖ l'or blondissant des cannes.La plaine est transformée,‖ on a coupé nos bois ;Je ne reconnais plus‖ mes arbres d'autrefois ;Le filao soupire‖ où souriait la rose ;Mes yeux cherchent en vain‖ notre enclos de jam-rose ;Ils ont disparu tous,‖ et partout sur mes pasS'offrent des champs nouveaux‖ que je ne connais pas.Là-bas, d'autres sentiers‖ sillonnent nos prairies.Nos beaux gérofliers,‖ pyramides fleuries,Balançant de leurs fruits‖ les grappes de corail,Nos lataniers dans l'air‖ s'ouvrant en éventail,Et des hauts cocotiers‖ la mouvante avenue,Tous ces arbres dotés‖ d'une grâce inconnue,Pleins de brise et d'oiseaux‖ et d'harmonieux bruit,On a tout renversé,‖ tout coupé, tout détruit,Tout, jusqu'au vert enclos‖ à la haie odorante,Où notre sœur, enfant‖ vive, rieuse, errante,Poursuivait le matin‖ dans les herbes en pleursLes papillons posés‖ sur la coupe des fleurs.

Champs et murs et jardins,‖ tout a changé de face.Avant nos souvenirs‖ notre passé s'efface.Des choses d'ici-bas‖ triste instabilité !Nos rêves ont encor‖ moins de fragilité.Voyez ! ma maison même,‖ autrefois si petite,S'est agrandie, hélas !‖ et l'étranger l'habite.L'arbre qui l'ombrageait‖ de ses rameaux penchantsDe nos doux bengalis‖ ne berce plus les chants ;Son toit de vétiver,‖ où le lézard tressaille,N'a plus, vers le midi,‖ cette varangue en paille,Où nous prenions, enfants,‖ notre repos du soir ;Où pour rêver déjà‖ moi je venais m'asseoir,Respirant à travers‖ le tamis des lianesL'air de parfums chargé‖ qui montait des savanes.

Des arbres cependant‖ que Dieu même a plantés,Quelques-uns de la hache‖ ont été respectés :De nos bois les plus beaux,‖ fiers et derniers vestiges,Ils se dressent encor‖ dans l'orgueil de leurs tiges,Et, tandis qu'un ciel bleu‖ baigne leur front serein,Des grenadiers en fleur‖ couvrent leurs pieds d'airain.

D'ici je vois encor,‖ dans leur stature énorme,Ceux qui de la maison‖ bordaient la plate-forme.C'est là qu'après des jours‖ d'accablantes chaleurs,Les Noirs, venus des champs‖ aux tombantes lueursD'un beau soir, attentifs‖ au vieux chef qui commande,S'assemblaient pour répondre‖ à l'appel ; puis la bandeSe divisant, les uns‖ préparaient le repas,Les autres s'asseyaient‖ en attendant, hélas !Qu'avec l'ombre et le calme‖ et l'oubli de leur peineLe sommeil descendît‖ sur leurs têtes d'ébène.

Quelquefois l'un d'entre eux,‖ — tandis que dans les cieuxLes astres agitaient‖ les cils d'or de leurs yeux,Et que la lune blanche‖ aux lueurs fortunéesArgentait des palmiers‖ les feuilles satinées, —Debout dans la lumière‖ et les regards baissés,Quelquefois l'un d'entre eux,‖ écoutant ses pensersEt du soir respirant‖ la fraîcheur molle et sobre,Disait, accompagné‖ des sons plaintifs du bobre,A ses noirs compagnons‖ sur les herbes assis,La naïve chanson‖ qu'on chantait au pays.

O toit de mon enfance,‖ o scènes effacées,Dont le souffle en passant‖ rajeunit mes pensées !Vallon de mon jeune âge‖ et de mes jours heureux,Et vous, arbres aimés,‖ vieux témoins de nos jeux,Vous qui, des vents jaloux‖ défiant les colères,Versez encore au loin‖ vos ombres séculaires ;Qui sur trois fronts d'enfants‖ aux ébats fraternelsJadis avez ouvert‖ vos rameaux paternels ;Dites-moi, vieux amis‖ au poétique ombrage,Dites-moi, verts berceaux,‖ frais abris d'un autre âge,Dites-moi, bois charmants,‖ plaine aux parfums si doux,Moi qui vous reconnais,‖ me reconnaissez-vous ?

A mes yeux attristés‖ dont le regard vous aime,Si vous avez changé,‖ j'ai bien changé moi-même.Pour de lointains climats‖ pourquoi vous avoir fuis ?J'ai vu, depuis, j'ai vu‖ bien des jours et des nuits ;Sous l'étude a pâli‖ ma tête soucieuse ;Ma lèvre, jeune encor,‖ n'est plus folle et rieuse ;L'air ne vient plus jouer‖ avec mes longs cheveux ;La vie a dans leur fleur‖ glacé mes plus doux vœux ;Et sur mon sol ardu‖ le lys pur de la joieN'ouvre plus aujourd'hui‖ ses pétales de soie.J'ai voulu tout connaître‖ et tout voir de trop près :Ma vie à son matin‖ s'ombrage de cyprès.Parfois un rêve encor‖ me réchauffe à sa flamme,Je reprends à la vie,‖ et, penché sur mon âme,J'écoute en moi chanter‖ l'espérance qui naît ;Mais la céleste voix‖ presque aussitôt se tait,Et je sens de nouveau‖ s'éteindre mes croyances ;Et je m'affaisse en proie‖ aux mêmes défaillances,Et, comme vers son nid‖ un pauvre oiseau blessé,Mon cœur se réfugie‖ au fond de mon passé.

Passé, beaux jours, les seuls‖ qu'ici-bas l'on connaisse,Éclosion de l'âme‖ et des sens, ô jeunesse !Heures de foi sereine‖ et d'espérance en Dieu,A mes jours d'aujourd'hui‖ que vous ressemblez peu !Lorsque je rêve à vous‖ du fond de ma nuit sombre,Que de belles clartés‖ vous versez dans mon ombre !Aussi, loin du présent,‖ comme on s'enfuit toujoursVers vos lointains dorés,‖ aube des premiers jours !Qu'on vous regrette et pleure‖ à tout âge et sans cesse !Comme on se sent au cœur‖ une étrange tendresse,Y fût-on malheureux,‖ y fût-on opprimé,Pour le sol trois fois cher‖ où notre être a germé !En dépit de l'orgueil‖ qui s'irrite et blasphème,O vieux champs paternels,‖ comme on sent qu'on vous aime !Comme on revient à vous,‖ les yeux de pleurs chargés !Comme on se sent tout autre‖ en vous trouvant changés !L'essaim des souvenirs‖ à votre aspect s'éveille,Leur frais bourdonnement‖ bruit à notre oreille,Et nos jours évoqués,‖ dans leur matin joyeux,Groupe au front rayonnant‖ passent devant nos yeux !

J'étais jeune, écolier,‖ j'avais encor mon frère,Vif et doux compagnon‖ de mon enfance entière.Des vacances pour nous‖ quand venait la saison,Nous retrouvions aux bois‖ notre chère maison.Quel bonheur, au réveil,‖ de courir par les plaines !O brises de l'aurore !‖ ô suaves haleines !Un jour tiède glissait‖ sur les pics lumineux,Les brumes se fondaient‖ dans l'éther floconneux,Et les gazes d'azur,‖ flottant sur les campagnes,S'ouvraient pour laisser voir‖ la beauté des montagnes !Tout s'éveillait : déjà‖ les oiseaux familiersDe leurs nids dans les airs‖ s'élançaient par milliers ;Un parfum s'échappait‖ de chaque feuille ouverte ;Des perles de la nuit‖ la terre était couverte ;Les herbes ruisselaient‖ de mille diamants ;Tout brillait, tout jetait‖ des éblouissements !Mille insectes d'azur,‖ d'or, de nacre et de soie,Flottaient dans la lumière‖ où leur aile se noie ;L'araignée aux pieds noirs,‖ au ventre de saphir,Sur ses toiles d'argent‖ se berçait au zéphyr ;La verte grenadille‖ à la brise indolenteInclinait lentement‖ sa tige nonchalante ;Et la riche liane,‖ étalant son trésor,Balançait dans les airs‖ de larges cloches d'orOù, butinante et blonde‖ et de sucs altérée,Une abeille vibrait‖ de lumière enivrée !

Ainsi tout respirait,‖ tout vivait, tout chantait :Un astre plein de vie‖ à l'horizon montait ;Du ciel l'oiseau des mers‖ traversait l'étendue ;Comme une fleur de pourpre‖ aux bambous suspendue,Le cardinal de feu‖ flamboyait au soleil ;Et nous, de chaque chose‖ écoutant le réveil,Respirant du matin‖ la fraîcheur douce et saine,Enfants, nous parcourions‖ cette ondoyante scène,Vifs, joyeux, tout trempés‖ de rosée et d'odeur,Jusqu'aux lieux où déjà‖ cent Noirs, beaux de vigueur,Travaillaient et chantaient‖ pour alléger leur tâche.Les cannes par milliers‖ s'abattaient sous la hache ;Des champs entiers tombaient,‖ et, sur le sol roulés,Gisaient les blonds roseaux‖ en tas amoncelés ;Et l'on voyait au loin‖ fumer la sucrerie,Et, comme un long ruban‖ de blanche draperie,L'odorante vapeur‖ se perdait dans les airs,Et le vent, en passant,‖ l'emportait sur les mers,Avec le chant des bois‖ et le parfum des plaines ;Et les marins, lassés‖ de leurs courses lointaines,De l'Inde ou de l'Europe‖ arrivant sur nos bords,Dans les brises flottant‖ sur leurs larges sabords,Respiraient enivrés‖ le généreux arômeDu travail de la terre‖ et du travail de l'homme !

Mais pourquoi réveiller‖ ces souvenirs charmants,Tableaux évanouis‖ dans le passé dormants ?Le matinal éclat‖ de leur frais paysageRépand un jour trop gai‖ sur mon pâle visage ;Leur lumière est trop vive,‖ elle blesse des yeuxFaits au ciel terne et froid‖ d'un présent pluvieux.Et puis le cœur me saigne !‖ et puis, sur cette terre,Je me sens désormais‖ si triste et solitaire !De chaque objet connu‖ que j'effleure ou je voisIl semble qu'aussitôt‖ il s'élève une voix,Qui, m'évoquant dans l'âme‖ une image trop chère,Me dit tout bas : « Poète,‖ où donc est votre frère ?… »

Mon frère ? il est parti !‖ Je suis seul désormais.Il ne m'est rien resté‖ de tout ce que j'aimais.Le Seigneur m'a repris‖ l'ami de mon bel âge.Mon frère ? il est parti‖ pour ce lointain voyageD'où l'on ne revient plus !‖ Au val du latanier,Moi qui l'ai précédé,‖ je reste le dernier.Notre sœur, douce enfant,‖ nous quitta la première ;Puis ce fut lui. Fermant‖ ses yeux à la lumière,Comme un oiseau qui fuit‖ les épines du sol,Vers un monde meilleur,‖ jeune, il a pris son vol.Il mourut dans mes bras :‖ j'ai reçu sur ses lèvresCe souffle, le dernier,‖ ô mort ! dont tu nous sèvres ;J'ai veillé, j'ai prié‖ la nuit sur ses pieds ; seulJ'ai ramené sur lui‖ les plis de son linceul ;Mes yeux ont ondoyé‖ sa dépouille encor tiède ;Jaloux en ma douleur‖ du bras ami qui m'aide,Fidèle aux soins amers,‖ et pieux dans mon deuil,J'ai de mes mains fermé‖ le bois de son cercueil ;Et, le portant moi-même‖ à sa place dernière,Dans le lit éternel‖ j'ai déposé sa bière.

Seul, près de l'humble pierre,‖ où dans l'ombre enferméRepose avec les morts‖ mon ami bien-aimé,Laissez-moi ! — laissez-moi,‖ frère autant que poète,Réjouir de ma voix‖ cette tombe muette,Où dort dans le Seigneur,‖ de silence entouré,Un enfant qui vécut‖ et mourut ignoré.Laissez-moi, cœur fidèle,‖ évoquer sa mémoire,A son marbre désert‖ raconter son histoire,Et, mêlant quelques vers‖ aux fleurs de son gazon,Embaumer dans mes chants‖ sa jeunesse et son nom !

Sa jeunesse ! O mon frère !‖ heureux ceux-là qui meurentLes premiers ! ils n'ont point,‖ comme ceux qui demeurent,A subir chaque jour‖ le spectacle pareilDes choses qu'à regret‖ éclaire le soleil !Ceux qui restent, plongés‖ dans le deuil et le doute,Comptent en soupirant‖ les arbres de la route.Ils vont, et les sentiers‖ devant eux étendusLeur rappellent les pas‖ de ceux qu'ils ont perdus.Chaque objet leur réveille‖ une image effacée :Rien, rien ne peut distraire‖ ou tromper leur pensée !Ce sont des pleurs toujours‖ et partout des douleurs,Les mêmes fruits amers‖ naissant des mêmes fleurs !Aussi, que de fois pris‖ du dégoût de la vie,En face des tombeaux,‖ plein d'une sombre envie,J'ai dit : « Heureux ceux-là‖ qui dorment sans remordsEntre les murs étroits‖ de la maison des morts ! »

Va ! ne regrette rien‖ dans ta couche de pierre,Dors en paix ! garde clos‖ ton cœur et ta paupière.Tu n'as plus à songer,‖ à lutter, à gémir ;Immobile et muet,‖ tu n'as plus qu'à dormir !Pour moi, je vais rester‖ où le destin m'attache,Me tourner vers mon but,‖ me remettre à ma tâcheEt, matelot en proie‖ à des flots inconstants,Fendre, la rame en main,‖ les vagues de mon temps.Je vais, blâmant nos mœurs‖ d'esclavage et de chaîne,Invoquer en mes vers‖ cette époque prochaineOù nous verrons enfin‖ se fondre sans retourLes luttes dans la paix‖ et les cœurs dans l'amour.D'un haut et juste espoir‖ mon âme est fécondée !Ma fleur contient un fruit‖ et mon vers une idée.Je veux, du vrai, du bien‖ exaltant les penchants,Être utile au malheur,‖ le servir par mes chants.Mais, pour me soutenir‖ en ma route âpre et sainte,Souvent, avec la nuit,‖ je franchirai l'enceinteDes jardins où tu dors ;‖ et là, seul avec toi,Cher ! te contant ma vie‖ et te parlant de moi,Je te dirai mes jours,‖ mes luttes, ma souffrance.Et puis nous causerons‖ des temps de notre enfance :De nos jeux sous les bois,‖ au bord des calmes eaux ;De nos rizières d'or‖ où chantaient les oiseaux ;Des arbres du Champborne,‖ et de l'humble chaumièreD'où l'aube ruisselait‖ en gouttes de lumière.Et puis, laissant du haut‖ d'un passé radieuxTomber sur le présent‖ ma pensée et mes yeux,Oui, je bénirai Dieu‖ qui, soufflant sur ta flamme,A de mes jours mauvais‖ affranchi ta jeune âme.Et, plein du souvenir‖ de nos premiers bonheurs,De cette enfance à deux‖ croissant parmi les fleurs,Morne, les yeux fixés‖ sur le deuil de ma vie,Frère ! je me dirai,‖ pris d'une amère envie :« Heureux ! heureux sont ceux‖ qui dorment sans remordsEntre les murs étroits‖ de la maison des morts ! »

Île Bourbon, 1844.

Versification

Forme
16 distiquess (distiques)
Rimes
132((aa))
Mètre
Alexandrins surtout (262 de 12, 2 de 11)· profil 5=6, 6+6
Strophes
16 distiquess
Mots à la rime
a enfance / l'absence féminine, classiqueb bois / fois masculine, classiquec isolée / vallée féminine, classiqued jours / toujours masculine, classiquea savanes / cannes féminine, classiqueb bois / d'autrefois masculine, classiquec rose / jam-rose féminine, classiqued pas masculine, classiquee prairies / fleuries féminine, classiquef corail / éventail masculine, classiqueg avenue / inconnue féminine, classiqueh bruit / détruit masculine, classiquei odorante / errante féminine, classiquej pleurs / fleurs masculine, classiquea face / s'efface féminine, classiqueb instabilité / fragilité masculine, classiquec petite / l'habite féminine, classiqued penchants / chants masculine, classiquee tressaille / paille féminine, classiquef soir / m'asseoir masculine, classiqueg lianes / savanes féminine, classiquea plantés / respectés masculine, classiqueb vestiges / tiges féminine, classiquec serein / d'airain masculine, classiquea énorme / plate-forme féminine, classiqueb chaleurs / lueurs masculine, classiquec commande / bande féminine, classiqued repas / hélas masculine, classiquee peine / d'ébène féminine, classiquea cieux / yeux masculine, classiqueb fortunées / satinées féminine, classiquec baissés / pensers masculine, classiqued sobre / bobre féminine, classiquee assis / pays masculine, classiquea effacées / pensées féminine, classiqueb heureux / jeux masculine, classiquec colères / séculaires féminine, classiqued fraternels / paternels masculine, classiquee ombrage / âge féminine, classiquef doux / reconnaissez-vous masculine, classiquea aime / moi-même féminine, classiqueb fuis / nuits masculine, classiquec soucieuse / rieuse féminine, classiqued cheveux / vœux masculine, classiquee joie / soie féminine, classiquef près / cyprès masculine, classiqueg flamme / âme féminine, classiqueh naît / tait masculine, classiquei croyances / défaillances féminine, classiquej blessé / passé masculine, classiquea connaisse / jeunesse féminine, classiqueb Dieu / peu masculine, classiquec sombre / ombre féminine, classiqued toujours / jours masculine, classiquee cesse / tendresse féminine, classiquef opprimé / germé masculine, classiqueg blasphème / aime féminine, classiqueh chargés / changés masculine, classiquei s'éveille / oreille féminine, classiquej joyeux / yeux masculine, classiquea frère / entière féminine, classiqueb saison / maison masculine, classiquec plaines / haleines féminine, classiqued lumineux / floconneux masculine, classiquee campagnes / montagnes féminine, classiquef familiers / milliers masculine, classiqueg ouverte / couverte féminine, classiqueh diamants / éblouissements masculine, classiquei soie / noie féminine, classiquej saphir / zéphyr masculine, classiquek indolente / nonchalante féminine, classiquel trésor / d'or masculine, classiquem altérée / enivrée féminine, classiquea chantait / montait masculine, classiqueb l'étendue / suspendue féminine, classiquec soleil / réveil masculine, classiqued saine / scène féminine, classiquee d'odeur / vigueur masculine, classiquef tâche / hache féminine, classiqueg roulés / amoncelés masculine, classiqueh sucrerie / draperie féminine, classiquei airs / mers masculine, classiquej plaines / lointaines féminine, classiquek bords / sabords masculine, classiquel arôme / l'homme féminine, classiquea charmants / dormants masculine, équivalenteb paysage / visage féminine, classiquec yeux / pluvieux masculine, classiqued terre / solitaire féminine, classiquee vois / voix masculine, classiquef chère / frère féminine, classiquea désormais / j'aimais masculine, classiqueb âge / voyage féminine, classiquec latanier / dernier masculine, classiqued première / lumière féminine, classiquee sol / vol masculine, classiquef lèvres / sèvres féminine, classiqueg seul / linceul masculine, classiqueh tiède / m'aide féminine, classiquei deuil / cercueil masculine, classiquej dernière / bière féminine, classiquea enfermé / bien-aimé masculine, classiqueb poète / muette féminine, classiquec entouré / ignoré masculine, classiqued mémoire / histoire féminine, classiquee gazon / nom masculine, classiquea meurent / demeurent féminine, classiqueb pareil / soleil masculine, classiquec doute / route féminine, classiqued étendus / perdus masculine, classiquee effacée / pensée féminine, classiquef douleurs / fleurs masculine, classiqueg vie / envie féminine, classiqueh remords / morts masculine, classiquea pierre / paupière féminine, classiqueb gémir / dormir masculine, classiquec m'attache / tâche féminine, classiqued inconstants / temps masculine, classiquee chaîne / prochaine féminine, classiquef retour / l'amour masculine, classiqueg fécondée / idée féminine, classiquei sainte / l'enceinte féminine, classiquej toi / moi masculine, classiquek souffrance / enfance féminine, classiquel eaux / oiseaux masculine, classiquem chaumière / lumière féminine, classiquen radieux / yeux masculine, classiquep bonheurs / fleurs masculine, classique
Richesse
extension moyenne des rimes 1.6· écart moyen à la rime classique 0.0

Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.

264 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes et Paysages, Paris, ALPHONSE LEMERRE ÉDITEUR, 1897· numérisation poesies.net· Sources