Poèmes et Paysages, 1852· Poèmes et paysages
I. Vocation
Ma fleur contient un fruit et mon vers une idée.
Pourquoi jeter ta voix‖ si paisible et si douceA travers ces rumeurs‖ d'un siècle aux fortes voix ?Ami, crois-moi, résiste‖ au démon qui te pousse ;Laisse tes faibles chants,‖ comme l'eau sur la mousseLaisse tes chants couler‖ à l'ombre de nos bois.
Mère, vous m'avez dit‖ aux jours de mon enfance :« A de nobles instincts‖ livre-toi sans défense.Ta raison ni ton cœur‖ ne sauraient t'égarer :S'ils parlent, obéis‖ sans jamais murmurer.Pour le cœur, la raison‖ est une sœur aînée :C'est de leur saint amour‖ que la sagesse est née.Sans elle on est aveugle,‖ et stérile sans lui.Demande-leur toujours‖ un mutuel appui ;Et, pareil à l'oiseau‖ qui se fie à son aile,Laisse guider ton vol‖ à leur voix maternelle. »Fidèle à vos leçons,‖ quand leur voix a parlé,Mère, sur mon chemin‖ je n'ai point reculé.
Est-ce bien la raison‖ qui parle et nous conseille ?Ou quelque espoir chanteur‖ qui séduit notre oreille,D'un cœur bien jeune encor‖ flattant les passions,Ne nous berce-t-il pas,‖ ami, d'illusions ?La Muse t'éblouit !‖ oh ! la Muse est si belle !Mais son ardent regard‖ brûlerait ta prunelle ;Du soleil l'aigle seul‖ affronte les splendeurs.Pour un rêve insensé‖ ne fuis point ma chaumière !O papillon d'un jour‖ épris de la lumière,Ne vaut-il pas mieux vivre‖ et mourir dans les fleurs ?
Si la gloire est pour vous‖ un rêve, une chimère,Ce rêve est beau, vous-même‖ en convenez, ma mère.
Sa voix un jour ou deux‖ chante sur un tombeau,Mais un écho d'un jour‖ n'importe point au sage :C'est le vol sur les mers‖ d'un oiseau de passage ;C'est dans la nuit des temps‖ un rapide flambeau ;C'est l'arbre de nos bois‖ à l'abondant feuillage,Qu'étouffe dans ses nœuds‖ la liane sauvage…Ah ! l'oubli croît au pied‖ du laurier le plus beau !
S'il est des noms éteints,‖ des noms plongés dans l'ombre,Sur qui pèse des temps‖ la nuit antique et sombre,Il en est dont l'éclat‖ ne s'est point affaibli :Pics superbes planant‖ au-dessus de l'oubli,Dressant sur l'avenir‖ leur cime fraternelle,Ils survivent, baignés‖ d'une gloire éternelle !
Mais aussi quelle angoisse !‖ et combien d'hommes-roisPour arriver au trône‖ ont passé par la croix !
A leur sainte infortune‖ ils ont dû se résoudre :Les sommets seuls ont droit‖ au sacre de la foudre !
Égarés sur leur trace,‖ hélas ! que d'insensésOnt tenté l'ouragan‖ et les flots courroucés !Combien dans cet espoir‖ d'une vaste conquêteAu lieu d'un nouveau monde‖ ont trouvé la tempête !Que d'espoirs échoués !‖ que d'efforts superflus !Beaucoup sont appelés,‖ combien peu sont élus !Dans l'océan des jours‖ un nom ou deux surnage.L'onde est pleine d'écueils‖ qu'on ignore à ton age :Le chant de la sirène‖ attire ; sous le flotCrains de trouver la tombe,‖ imprudent matelot !
Que sous l'onde en fureur‖ le faible sombre et meure,Qu'importe ! l'homme fort‖ lutte, dompte et demeure !Vers l'inconnu prenant‖ un vol audacieux,Sondant les profondeurs‖ de l'abîme ou des cieux,Il reviendra vainqueur !‖ et, debout sur les cimes,Nouveau prophète au front‖ plein de lueurs sublimes,Aux peuples prosternés‖ il dira ses travaux,En leur léguant des lois‖ ou des mondes nouveaux !
Mais il faut un Moïse‖ à toute œuvre divine !Malheur à l'insensé‖ dont l'orgueil se devine,Qui, rêvant pour ses jours‖ un périlleux labeur,Ose envier leur rôle‖ aux hommes du Seigneur !A leurs vastes travaux‖ Dieu mesura leurs forces.C'est lui qui fait au chêne‖ aux robustes écorcesSa racine profonde‖ et ses rameaux puissantsPour porter sans fléchir‖ la colère des vents.Mais, prodigue envers tous,‖ toujours bon, toujours juste,Il donna la faiblesse‖ et la grâce à l'arbuste.Tout est grand à sa place ;‖ ici-bas et là-hautChaque chose concourt‖ à l'œuvre du Très-Haut.Il dit à l'arbre altier :‖ « Lutte avec la tempête ; »Au roseau : « Sous les vents‖ plie humblement la tête. »
Celui qui de son sang‖ racheta nos malheurs,Pour conquérir le monde‖ a choisi des pêcheurs.
Si le but est divin‖ et si l'aile est divine,Qu'importe l'horizon !‖ qu'importe l'origine !Qu'il s'élance des mers‖ ou qu'il parte d'un nid,L'astre et l'aigle des cieux‖ atteindront le zénith !Mais l'aigle et le soleil‖ ont des ailes de flamme !Mais le Christ à l'apôtre‖ avait prêté son âme !Mais l'astre et le disciple,‖ instruments radieux,Faits pour guider la terre‖ et l'homme vers les cieux,S'éclairant au foyer‖ des volontés suprêmes,Rayonnent par le maître‖ et non point par eux-mêmes !Eh ! quels sont parmi nous‖ les hommes de son choix ?Dieu nous a-t-il prêté‖ sa lumière ou sa voix ?Ce siècle est encombré‖ d'ambitions hautaines !Les cœurs sont aveuglés,‖ les routes incertaines.Combien, hélas ! combien‖ sont arrivés trop tardPour briller à leur place‖ au firmament de l'Art !Ami, quand le soleil‖ plane au dôme céleste,L'étoile doit voiler‖ son front pâle et modeste,Jusqu'à l'heure où, s'ouvrant,‖ fleurs des nocturnes cieux,Les étoiles, ses sœurs,‖ éclosent à nos yeux.L'humble oiseau, pour chanter,‖ attend que sur la terreLa nuit ait répandu‖ son ombre et son mystère.Chante et brille comme eux,‖ loin du jour et du bruit ;Sois l'oiseau de nos bois,‖ l'étoile de ma nuit,Et ne donne, ô mon fils !‖ qu'à ta douce valléeLes paisibles accords‖ de ton hymne voilée.
Quoi ! ne livrer jamais‖ ma voile et mes accordsQu'au calme de ces eaux,‖ qu'au souffle de ces bords !N'aventurer jamais‖ ma nef et mon courageDans les luttes du bien‖ contre l'homme et l'orage !De peur de me blesser‖ à leurs troncs épineux,Laisser croître et monter‖ nos préjugés haineux !De tant d'aveugle orgueil‖ tolérer l'insolence !Voir triompher le mal‖ et garder le silence !Voir du joug au tombeau‖ passer l'humanitéSans permettre à ma langue‖ un cri de liberté,Sans blâmer des hauteurs‖ d'une voix mâle et graveLe pouvoir usurpé‖ du maître sur l'esclave !…Ah ! contre un tel oubli‖ de l'homme et de ses droitsTout être, infime ou grand,‖ peut élever la voix.Le faible doit marcher‖ lorsque le fort s'arrête.Du glaive trois fois lourd,‖ trempé pour la conquête,Je n'ai jamais rêvé‖ le fardeau dans mes mains.Que l'homme au bras d'acier,‖ aux efforts surhumains,De son siècle hâtant‖ la lenteur inféconde,Pour le faire avancer‖ brutalise le monde,Gloire à lui ! — Le poète‖ adoucira son chantPour parler au superbe‖ et fléchir le méchant.Pour attendrir celui‖ que la colère enflamme,Mouillant son vers ardent‖ des larmes de son âme,Sa voix fera chanter,‖ à la face du ciel,Le pardon de Caïn‖ par les lèvres d'Abel !Sa lyre enseignera,‖ sans haine et sans démence,L'espérance à l'esclave,‖ au maître la clémence ;Elle dira qu'un Dieu‖ sur la Croix est montéPour que dans l'homme un Dieu‖ soit toujours respecté !Qu'il nous faut, nous venus‖ en des temps plus prospères,Combattre et racheter‖ les fautes de nos pères ;Qu'il nous faut, nous leurs fils,‖ expier le passé,Venger le droit humain‖ dans l'esclave blessé,Rendre à l'être déchu —‖ don plus cher que la vie ! —Avec la liberté,‖ sa dignité ravie,L'arracher à sa nuit,‖ l'abreuver à son tourDes eaux de la sagesse‖ et des eaux de l'amour,Et le régénérer‖ à ces sources premières,Le cœur par les vertus,‖ âme par les lumières !On peut d'un joug inique‖ avoir subi la loi,Mais l'étude affranchit,‖ et le génie est roi ;Et l'esprit, combattant‖ avec persévérance,Tuera la servitude‖ en tuant l'ignorance !…Voilà ce que mon luth,‖ de clémence animé,Dira pour consoler‖ tout un peuple opprimé.Le poète est surtout‖ l'ami de la souffrance :Son cœur est fait d'amour‖ et sa voix d'espérance ;Sur toutes les douleurs,‖ aux bons comme aux pervers,Toujours il doit verser‖ le baume de ses vers ;Et toujours, de sa lyre‖ à l'ineffable corde,Il doit monter des chants‖ d'espoir et de concorde.
O jeunesse ! ô candeur !‖ saintes illusions !Et tu veux attendrir‖ l'homme et ses passions !Sur le sol des bienfaits‖ germe l'ingratitude.De ton propre bonheur‖ fais plutôt ton étude.Régénérer les jours ?‖ mais c'est l'œuvre du temps !Lui seul fait aux hivers‖ succéder les printemps.L'envieux, sous ton ombre‖ abritant sa couleuvre,De ses impurs venins‖ viendra salir ton œuvre.O misère ! il dira‖ qu'on peut voir à la foisDes flammes dans tes yeux‖ et du sang dans ta voix,Et qu'il sait lire, au jour‖ de sa pensée intègre,Ta haine pour le blanc‖ sous ta pitié du nègre !…L'homme est vain et crédule‖ et méchant tour à tour :D'avoir aimé sa cause‖ il nous punit un jour.
Eh ! que me fait à moi‖ son amour ou sa haine ?Insensé qui se fie‖ à la justice humaine !Bien plus loin, bien plus haut,‖ j'ai placé mon espoir.Par la vertu dicté‖ le chant est un devoir.Du poète ici-bas‖ la mission est sainte :Sa tête, de laurier‖ moins que d'épine est ceinte ;Il se doit, il se donne ;‖ à Dieu seul de juger !Il songe à l'avenir‖ et non point au danger.Eh ! qu'importe d'ailleurs !‖ l'orage a son ivresse.Je sens battre à mon front‖ le sang de la jeunesseEt j'ai soif d'action !‖ Las d'un rongeant repos,Je veux vivre enivré‖ de la rumeur des flots !Je hais l'obscurité !‖ L'oisiveté me pèse !Dans un cercle étouffant‖ ma vie est mal à l'aise ;J'ai soif d'espace et d'air,‖ d'air et de liberté,Pour y rouler mon aile‖ à pleine volonté !Je suis fils de ces monts‖ dont les crêtes sauvagesNe se couronnent point‖ d'azur, mais de nuages.J'aime la mer ! — la mer,‖ de son bruit orageux,A bercé, jeune encor,‖ mon sommeil et mes jeux !C'est ma nourrice à moi !‖ Comme un coursier qui fume,Que de fois, m'emportant‖ sur sa croupe d'écume,Elle a bondi sous moi !‖ Que de fois, triomphant,J'ai mêlé sa crinière‖ à mes boucles d'enfant !Aussi, j'aime la mer‖ et ceux qui, forts comme elle,S'en vont au vent du large‖ essayer leur grande aile ;Le fier oiseau du Cap,‖ hardi navigateur,Qui fend l'immensité‖ du pôle à l'Équateur,Et double en se jouant‖ son rocher de tempête,L'ouragan sous ses pieds,‖ l'ouragan sur sa tête !Je ne sens point en moi‖ l'inaltérable humeurDu cygne ami des lacs,‖ qui chante, heureux rameur,Sur des flots où se meut‖ l'ombre molle des palmes,Ses amours purs comme eux,‖ comme eux sereins et calmes.Ma jeunesse répugne‖ à d'inutiles jours ;Je porte dans mon sein‖ de plus hautes amours.La Muse est mon amante,‖ et mon Dieu, la Nature !Je veux, sous leurs regards,‖ vibrante créature,Laisser sur tous les tons,‖ dans tout mode vainqueur,Chanter à pleine voix‖ la lyre de mon cœur !J'ai besoin d'épancher‖ ma veine adolescente.Je suis d'un sol ardent‖ où la sève est puissante,Et mes pensers croîtront !‖ et, s'ouvrant dans les cieux,Arbres de poésie‖ aux rameaux spacieux,Ils épandront au loin‖ leur ombre sur la terre :Ombre où viendra songer‖ le vieillard solitaire,Ombre où viendra rêver‖ la femme au cœur souffrant,Ombre où viendra s'asseoir‖ le voyageur errant,Ombre d'où couleront‖ de calmantes penséesSur les cœurs irrités‖ et les âmes blessées !Être utile ! grandir‖ une auréole au front !Aux plus divins sommets‖ s'élancer d'un seul bond !Et dans un but suprême —‖ ô suprême victoire ! —Doubler de l'avenir‖ l'orageux promontoire !O rêve des grands cœurs,‖ lutte qu'il faut tenter !Oh ! laissez-moi partir !‖ oh ! laissez-moi chanter,Ma mère ! oh ! laissez-moi,‖ même au prix du naufrage,A d'aussi hauts espoirs‖ mesurer mon courage !
Puisque ma voix, ami,‖ n'a pu vous retenir,Partez ! Dans nos printemps,‖ les yeux sur l'avenir,Nous ne croyons qu'en nous.‖ Hélas ! l'expérienceEst un fruit de l'automne,‖ une amère scienceQu'au présent dédaigneux‖ offre en vain le passé.Nous voulons passer tous‖ où d'autres ont passé.L'ambition pour nef‖ et pour nocher l'audace,Nous voulons affronter‖ l'écueil qui nous menace ;Et plus tard, quand la vague‖ a trahi tous nos vœux,Quand les neiges de l'âge‖ ont blanchi nos cheveux,De labeurs harassé,‖ battus des flots contraires,Nous sombrons sous l'espoir‖ qui vit sombrer nos frères ;Et nous sentons alors,‖ dans l'angoisse du cœur,Qu'on a tout délaissé‖ pour un songe menteur,Songe qu'à son réveil‖ la raison nous enlève.Hors l'amour des enfants,‖ tout est mensonge et rêve !Tu le sauras un jour…‖ Mais va cueillir ailleursTon lot d'illusions,‖ d'épines et de fleurs.Je ne dois point flétrir‖ tes espoirs éphémères,Car le bonheur, ami,‖ n'est fait que de chimères.Pour moi, je veux rester‖ à l'ombre de ces boisOù joua ton enfance,‖ où s'inspira ta voix.Triste de tes revers,‖ de ton bonheur heureuse,Je suivrai du regard‖ ta course aventureuse,Et je prierai le ciel‖ de mesurer les ventsA l'esquif que conduit‖ ta voile aux plis mouvants.Mais, quel que soit le sort‖ qui t'attend dans la lutte,La palme ou le cyprès,‖ le triomphe ou la chute,Souviens-toi qu'en ce monde‖ il est du moins un cœurQui t'aimera vaincu‖ tout autant que vainqueur,Et, contre tous les coups‖ d'une fortune amère,Que toujours, mon enfant !‖ il te reste ta mère !
Versification
- Forme
- Strophes variées
- Rimes
- 1[abaab] 123[aa] 1[abba] 1[abbacca]
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a douce / pousse / mousse féminine, classiqueb voix / bois masculine, classiquea enfance / défense féminine, classiqueb t'égarer / murmurer masculine, classiquec aînée / née féminine, classiqued lui / appui masculine, classiquee aile / maternelle féminine, classiquef parlé / reculé masculine, classiquea conseille / oreille féminine, classiqueb passions / d'illusions masculine, classiquec belle / prunelle féminine, classiqued splendeurs / fleurs masculine, classiquee chaumière / lumière féminine, classiquea chimère / mère féminine, classiquea tombeau / flambeau / beau masculine, classiqueb sage / passage féminine, classiquec feuillage / sauvage féminine, classiquea l'ombre / sombre féminine, classiqueb affaibli / l'oubli masculine, classiquec fraternelle / éternelle féminine, classiquea d'hommes-rois / croix masculine, classiquea résoudre / foudre féminine, classiquea d'insensés / courroucés masculine, classiqueb conquête / tempête féminine, classiquec superflus / élus masculine, classiqued surnage / age féminine, classiquee flot / matelot masculine, classiquea meure / demeure féminine, classiqueb audacieux / cieux masculine, classiquec cimes / sublimes féminine, classiqued travaux / nouveaux masculine, classiquea divine / devine féminine, classiqueb labeur / Seigneur masculine, classiquec forces / écorces féminine, classiqued puissants / vents masculine, classiquee juste / l'arbuste féminine, classiquef là-haut / Très-Haut masculine, classiqueg tempête / tête féminine, classiquea malheurs / pêcheurs masculine, classiquea divine / l'origine féminine, classiqueb nid / zénith masculine, classiquec flamme / âme féminine, classiqued radieux / cieux masculine, classiquee suprêmes / eux-mêmes féminine, classiquef choix / voix masculine, classiqueg hautaines / incertaines féminine, classiqueh tard / l'Art masculine, classiquei céleste / modeste féminine, classiquej cieux / yeux masculine, classiquek terre / mystère féminine, classiquel bruit / nuit masculine, classiquem vallée / voilée féminine, classiquea accords / bords masculine, classiqueb courage / l'orage féminine, classiquec épineux / haineux masculine, classiqued l'insolence / silence féminine, classiquee l'humanité / liberté masculine, classiquef grave / l'esclave féminine, classiqueg droits / voix masculine, classiqueh s'arrête / conquête féminine, classiquei mains / surhumains masculine, classiquej inféconde / monde féminine, classiquek chant / méchant masculine, classiquel enflamme / âme féminine, classiquem ciel / d'Abel masculine, classiquen démence / clémence féminine, classiqueo monté / respecté masculine, classiquep prospères / pères féminine, classiqueq passé / blessé masculine, classiquer vie / ravie féminine, classiques tour / l'amour masculine, classiquet premières / lumières féminine, classiqueu loi / roi masculine, classiquev persévérance / l'ignorance féminine, classiquew animé / opprimé masculine, classiquex souffrance / d'espérance féminine, classiquey pervers / vers masculine, classiquez corde / concorde féminine, classiquea illusions / passions masculine, classiqueb l'ingratitude / étude féminine, classiquec temps / printemps masculine, classiqued couleuvre / œuvre féminine, classiquee fois / voix masculine, classiquef intègre / nègre féminine, classiqueg tour / jour masculine, classiquea haine / humaine féminine, classiqueb espoir / devoir masculine, classiquec sainte / ceinte féminine, classiqued juger / danger masculine, classiquee ivresse / jeunesse féminine, classiquef repos / flots masculine, classiqueg pèse / l'aise féminine, classiqueh liberté / volonté masculine, classiquei sauvages / nuages féminine, classiquej orageux / jeux masculine, classiquek fume / d'écume féminine, classiquel triomphant / d'enfant masculine, classiquem elle / aile féminine, classiquen navigateur / l'Équateur masculine, classiquep humeur / rameur masculine, classiqueq palmes / calmes féminine, classiquer jours / amours masculine, classiques Nature / créature féminine, classiquet vainqueur / cœur masculine, classiqueu adolescente / puissante féminine, classiquev cieux / spacieux masculine, classiquew terre / solitaire féminine, classiquex souffrant / errant masculine, classiquey pensées / blessées féminine, classiquez front / bond masculine, classiquea victoire / promontoire féminine, classiqueb tenter / chanter masculine, classiquec naufrage / courage féminine, classiquea retenir / l'avenir masculine, classiqueb l'expérience / science féminine, classiquec passé masculine, classiqued l'audace / menace féminine, classiquee vœux / cheveux masculine, classiquef contraires / frères féminine, classiqueg cœur / menteur masculine, classiqueh enlève / rêve féminine, classiquei ailleurs / fleurs masculine, classiquej éphémères / chimères féminine, classiquek bois / voix masculine, classiquel heureuse / aventureuse féminine, classiquem vents / mouvants masculine, classiquen lutte / chute féminine, classiqueo cœur / vainqueur masculine, classiquep amère / mère féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.4· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
262 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes et Paysages, Paris, ALPHONSE LEMERRE ÉDITEUR, 1897· numérisation poesies.net· Sources