Le sanglot de la terre, 1878‑1883
Hypertrophie
Astres lointains des soirs,‖ musiques infinies,Ce Cœur universel‖ ruisselant de douceurEst le cœur de la Terre‖ et de ses insomnies.En un pantoum sans fin,‖ magique et guérisseurBercez la Terre, votre sœur.
Le doux sang de l'Hostie‖ a filtré dans mes moelles,J'asperge les couchants‖ de tragiques rougeurs,Je palpite d'exil‖ dans le cœur des étoiles,Mon spleen fouette les grands‖ nuages voyageurs.Je beugle dans les vents rageurs.
Aimez-moi. Bercez-moi.‖ Le cœur de l'œuvre immenseVers qui l'Océan noir‖ pleurait, c'est moi qui l'ai.Je suis le cœur de tout,‖ et je saigne en démenceEt déborde d'amour‖ par l'azur constellé,Enfin ! que tout soit consolé.
Versification
- Forme
- 3 quintils (quintils)
- Rimes
- 3(ababb)
- Mètre
- Alexandrins et octosyllabes (12 de 12, 3 de 8)· profil 8, 6+6
- Strophes
- 3 quintils
- Mots à la rime
- a infinies / insomnies féminine, classiqueb douceur / guérisseur / sœur masculine, classiquea moelles / étoiles féminine, classiqueb rougeurs / voyageurs / rageurs masculine, classiquea immense / démence féminine, classiqueb l'ai / constellé / consolé masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.2· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
15 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, Mercure de France, 1902· numérisation archive.org· Sources