Le livre d’un père, 1877
XXXIX. Les vaches
I
Le ciel est bleu, l’air frais,‖ léger et diaphane.Entendez rire au loin‖ la folle caravane !…Le plateau verdoyant‖ doré par le soleilS’égaye aux cris joyeux‖ d’un groupe au front vermeil.Sans donner un regard‖ aux horizons superbes,Ils marchent à grand bruit‖ parmi les hautes herbes ;Dans la bruyère en fleurs‖ ils trébuchent gaiement.La ronce et les genêts,‖ plus serrés par moment,Prennent dans leurs réseaux‖ les petits de la bande,Tandis qu’un son connu‖ là-bas nous affriande.C’est derrière le Puech qu’il faut franchir encor,Où le gazon jauni‖ scintille en touffes d’or,C’est le parc où, sonnant‖ le goûter, vive et claire,La cloche tinte au cou‖ des vaches qu’on va traire.
Tant pis pour qui s’égare‖ ou demeure en retard !L’espoir du bon lait chaud‖ ramène le traînard ;La troupe se rassemble,‖ et d’un pas plus alerteAbrège le circuit‖ de la colline verte.Ma voix qui les pressait,‖ et qu’on n’écoutait pas,Doit ici les calmer‖ et ralentir leurs pas.Il faut que la sueur‖ sèche un peu sous ces blouses.On va plus sagement‖ sur de fines pelouses,Et s’arrêtant aux fleurs‖ qui croissent par milliers,On se dit leurs vertus‖ et leurs noms familiers.
La flore des hauts lieux‖ dans sa splendeur s’étale :Sur l’humble serpolet‖ rougit la digitale ;Le genièvre a semé‖ ses grains noirs sur le thym.Chacun, pour son herbier,‖ fait là quelque butin.Voici — dans ses fleurs d’or —‖ longue tige penchée,La grande gentiane‖ en juillet desséchée.Passons, et sans goûter‖ à ce flot froid et noir,Sous le toit du chalet,‖ au bord de l’abreuvoir.Nous verrons au retour,‖ sous ce bouquet de hêtres,Ce réduit abondant‖ et ses trésors champêtres :La cave où, pour l’hiver,‖ jaunit, comme un fruit mûr,Le fromage encor frais‖ rangé contre le mur.Évitons, mes enfants,‖ cette place plus basseOù dans un sol mouvant‖ l’eau se cache et s’amasse.Suivons l’étroit sentier‖ loin des joncs. Voyez-vousPoindre ce brin d’azur‖ dans l’herbe à vos genoux ?C’est la petite fleur‖ pour qui j’ai fait des lieues.Qu’en voilà, tout à coup,‖ de gentianes bleues !Cueillons vite et marchons,‖ mes amis, s’il vous plaît,Dans sa douce chaleur‖ savourer ce bon lait.
Voici, voici le parc !‖ Cent belles vaches brunesÉparses au soleil‖ sur le pré vert : les unesS’étendent pour dormir ;‖ d’autres, le nez au vent,Debout, l’œil grand ouvert,‖ ruminent en rêvant.Du côté du soleil‖ un mur de hautes claiesAbrite sous l’osier‖ le pâtre aux larges braies ;Assis sur l’escabeau‖ qui pendait à ses flancs,Il presse entre ses doigts‖ les pis fauves ou blancs.Les veaux, la tête basse‖ et clos à part des mères,Attendent. Le vacher‖ entr’ouvre les barrières,Chacun, libre à son tour,‖ saisit avidementL’ample sein qui pour lui‖ se gonfle en un moment.À peine il a goûté‖ la mamelle remplie,Qu’aux cuisses de la vache‖ un nœud adroit le lie.Le maître est là, tout prêt ;‖ usant d’un droit cruel,Il détourne la mère‖ avec un peu de sel.Bientôt le vase est plein‖ et l’écume déborde.Le veau reprend sa place,‖ affranchi de sa corde,Et dans la tonne immense‖ on court vider le seau ;Et — trois ainsi faisant —‖ le lait coule en ruisseau.Tout à l’heure il faudra‖ deux de ces fils des Gaules,Une barre de frêne‖ et leurs fortes épaules,Pour porter au buron,‖ où l’attend le pressoir,Cette cuve de lait‖ qui se comble en un soir.
Mais voici les enfants !‖ et la bande altéréeVole avec de grands cris‖ à la douce curée.Dans le groupe joyeux‖ le pâtre est prisonnier.On tire avec ardeur‖ les tasses du panier ;Autour du seau fumant‖ on se presse, on se pousse ;Plus d’un visage en sort‖ tout barbouillé de mousse ;Et, la première soif‖ s’étant calmée enfin,On vide la sacoche‖ et l’on songe à la faim.On plonge de nouveau‖ l’écuelle dans les gerles,Et sur ces doigts brunis‖ roulent de blanches perles.Assis en rond, couchés‖ sur l’herbe et les habits,Dans la crème écumante‖ ils trempent leur pain bis.Qu’ils sont vifs et bruyants,‖ qu’ils sont heureux de vivreIl semble que ce lait,‖ ce lait pur les enivre.Et moi, dans leur nectar,‖ je plonge avec gaietéMon menton grisonnant‖ par l’écume argenté.Puis, pour tirer profit‖ de l’heure, hélas ! trop brève,Je les laisse à leurs jeux‖ et je vais à mon rêve.
Contre un hêtre battu‖ des vents de toute part,Sur le tertre isolé‖ je m’assieds à l’écart ;Et l’immense horizon‖ des montagnes ArvernesDéroule autour de moi‖ ses plans larges et ternesAu nord l’âpre Cantal,‖ dont les flancs assombrisSous le plus chaud soleil‖ restent mornes et gris.Un peu de neige encore,‖ au bout des cimes pâles,S’éclaire aux feux du soir‖ du rose des opales.Des lambeaux de forêts,‖ en sinueux replis,Roulent au pied des monts‖ dans l’ombre ensevelis.Des collines d’azur,‖ des bois, de longues plainesOndulent au midi‖ comme des mers lointaines.Dans l’herbe, à quelques pas,‖ chevreaux à l’abreuvoir.Mes bruyants compagnons‖ s’agitent sans me voir,Heureux de folâtrer‖ seuls, sans trêve et sans guide.Plus bas rumine et dort‖ le grand troupeau placide.À peine, d’un son bref,‖ la clochette à leurs cous.Depuis que j’y prends garde,‖ a tinté quelques coups ;Tant le repos est fort‖ des vaches maternelles,Tandis que nous puisons‖ à leurs saintes mamelles !Mais le soleil s’abaisse ;‖ un reflet incertainDore et rougit leur peau‖ de bronze florentin.Je les vois dans la pourpre‖ et le calme des reines :Ce calme, au loin s’étend‖ sur les cimes sereines ;Et l’auguste nature,‖ en paix de tout côté,Travaille avec douceur‖ à sa fécondité.
Alors, devant mon Dieu‖ je m’incline et j’adore ;Cette paix s’insinue‖ en moi par chaque pore,Et mon cœur, aspirant‖ ce souffle des déserts,Palpite à l’unisson‖ du tranquille univers.Rien n’en trahit l’ardeur‖ et la secrète flamme,Et le même travail‖ s’accomplit dans mon âme,Qui, des sucs de la terre‖ et des rayons du ciel,Dans la vache et la fleur‖ fait le lait et le miel,Je bois à ces torrents‖ de vie universelle,Et sous les doigts de Dieu‖ mon poème ruisselle.
II
Sublimes réservoirs‖ de toute pureté,Sommets par où le ciel‖ communique à la terre,Où la fraîcheur survit‖ aux flammes de l’été,Où dans toutes ses soifs‖ l’homme se désaltère !
La neige sur vos fronts‖ dort ses chastes sommeils ;Là filtrent l’humble source‖ et le superbe fleuve ;Vos flancs versent le lait‖ au troupeau qui m’abreuve ;Le vin fume à vos pieds‖ sur les coteaux vermeils.
J’ai salué jadis‖ vos forêts protectrices,Vos chênes éloquents‖ instruits de l’avenir,Voici mes fils ! je viens‖ avec eux pour bénirVos prés, l’herbe féconde‖ et nos saintes nourrices.
Et vous, goûtez ce sel‖ et ces fleurs dans nos mains,Vaches à vos bergers‖ douces comme des mères !O vous qui, sans combat,‖ versâtes les premièresL’aliment pacifique‖ aux farouches humains !
J’aime à vous voir ainsi‖ rêver, fortes et lentes,Tandis que s’accomplit‖ dans la nuit de vos flancsLe mystère sacré‖ qui de ces vertes plantesDistillera pour nous‖ ces flots tièdes et blancs.
Dans un puissant repos‖ vous êtes là, couchées,Comme ces larges monts‖ au musculeux poitrail,Durant qu’ils font germer‖ dans leur profond travailLes herbes, les métaux‖ et les sources cachées.
Des flammes du couchant‖ vos fronts luisent comme eux,Et, tandis que rougit‖ à vos pieds la bruyère,Qu’une fine vapeur‖ court sur vos reins fumeux,Vous aussi semblez boire‖ à longs traits la lumière.
Respirez-vous, de plus,‖ un vague esprit dans l’air ?Entendez-vous des voix‖ qu’ignore^ la montagne ?Voyez-vous des lueurs‖ qu’un désir accompagneDans la nuit de vos sens‖ passer comme un éclair ?
Vous sentez-vous ainsi‖ plus proches sœurs des hommes ?À ces vieux nourrissons‖ gardez-vous quelque amour ?Rêvez-vous comme nous,‖ orgueilleux que nous sommes,D’un rang plus haut dans l’être‖ et d’un meilleur séjour ?
Depuis ces milliers d’ans‖ que le fils de la femmeBoit à votre mamelle‖ et dort à vos côtés,N’avez-vous pas reçu,‖ nourrices des cités,Pour prix de votre lait,‖ quelque part de notre âme ?
Où manquent les taureaux‖ manque le pur froment,Où tarit votre lait‖ les nations tarissent…Qu’à ces doux serviteurs‖ le maître soit clément ;Qu’à la voix du berger‖ les troupeaux obéissent.
Votre race à la nôtre‖ a frayé son chemin.Habitant nos maisons,‖ nos tentes, nos cavernes,Du vieil Himalaya‖ jusqu’à ces monts Arvernes,Vous avez pas à pas‖ guidé le genre humain.
Autour de ces volcans‖ qui s’éteignaient à peine,Les vaches et le pâtre‖ ont dormi dès ce jour ;Et, s’ouvrant tout entière‖ aux œuvres du labour,La sainte Gaule a vu‖ grandir la race humaine.
Mais l’homme et le troupeau‖ restent plus vigoureux,Nourris sur l’âpre sol‖ de ces monts basaltiques ;Tout vient s’y rajeunir,‖ et des enfants nombreuxPortent au loin le sang‖ des vieux taureaux celtiques.
Et vous, sur ces hauts lieux,‖ vous campez jour et nuit,Mères ! et vous gardez‖ ce sang pur de mélange,Et sous vos fronts pensifs‖ un rêve se poursuit,Rêve obscur commencé‖ près des sources du Gange.
Nos hivers ont en vain‖ neigé sur vos flancs roux ;Fécondes à jamais,‖ calmes, intarissables,À l’ombre du palmier,‖ du cèdre ou de l’érable,Vous livrez aux humains‖ votre lait, sans courroux
Dociles à l’enfant‖ comme au bouvier rigide,Sans offenser sa main,‖ vous y mangez le sel.Mieux qu’un long frêne armé‖ de l’aiguillon cruelVers le champ du labour‖ son frêle osier vous guide :
Car l’homme, ingrat et dur,‖ à vos fronts résignés,Impose un joug barbare‖ et de lourdes misères ;Vous aussi vous creusez‖ votre sillon, ô mères !Près des bœufs haletants‖ et de sueur baignés.
Vous que l’antique Asie‖ entourait de son culte,Qui dormiez au désert‖ près de ses doux penseurs,Ces Brahmes pleins d’amour‖ qui préservaient d’insulteTout arbre comme un frère,‖ et vous comme des sœurs !
Vous fûtes des vieux rois‖ l’orgueil et l’opulence ;Nous vivons tous, encor,‖ de vos bienfaits obscurs,Des trésors de vos flancs‖ répandus en silence ;Le sage honore en vous‖ la source des biens purs.
Tandis que notre sang‖ se corrompt dans les villes,Que nous changeons de soifs,‖ d’ivresse et de douleurs,Votre lait et ce miel,‖ issus des mêmes fleurs,Ont gardé leurs vertus‖ sur ces gazons tranquilles.
Elle apparaît ton œuvre,‖ ô Nature, en tout lieu !Dans mon cœur altéré‖ des choses éternelles,La paix et la douceur‖ coulent de tes mamelles,Et, par de frais sentiers,‖ tu me conduis vers Dieu :
Vers lui dont j’entrevois‖ partout la Providence,Vers lui qu’à travers tout‖ j’adore en ces déserts…Et j’entoure en son nom,‖ de l’encens de mes vers,La vache aux larges flancs,‖ mère de l’abondance.
Égayé du son clair‖ de ce cuivre argentin,Baigné des feux vermeils‖ du couchant qui s’allume,La saine odeur du lait,‖ de la sauge et du thymA ma lèvre irritée‖ ôte son amertume.
Autour de ces troupeaux‖ calmes comme ces bois,Mon âme se repose,‖ et j’y respire à l’aise ;Et, tandis que mon sang‖ s’enrichit et s’apaise,L’infini de mon cœur‖ déborde avec ma voix ;
Et j’oublie un moment‖ l’heure sombre où nous sommes,Et, peut-être, au milieu‖ de ces fraîches senteurs,Ma pensée à longs flots‖ coule de ces hauteurs,Plus pure devant Dieu,‖ plus douce pour les hommes.
Septembre 1866.
Versification
- Forme
- Quatrains
- Rimes
- 61((aa)) 10(abab) 16(abba)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 26 quatrains, 7 distiquess
- Mots à la rime
- a diaphane / caravane féminine, classiqueb soleil / vermeil masculine, classiquec superbes / herbes féminine, classiqued gaiement / moment masculine, classiquee bande / affriande féminine, classiquef encor / d’or masculine, classiqueg claire / traire féminine, classiquea retard / traînard masculine, classiqueb alerte / verte féminine, classiquec pas masculine, classiqued blouses / pelouses féminine, classiquee milliers / familiers masculine, classiquea s’étale / digitale féminine, classiqueb thym / butin masculine, classiquec penchée / desséchée féminine, classiqued noir / l’abreuvoir masculine, classiquee hêtres / champêtres féminine, classiquef mûr / mur masculine, classiqueg basse / s’amasse féminine, classiqueh Voyez-vous / genoux masculine, classiquei lieues / bleues féminine, classiquej plaît / lait masculine, classiquea brunes / unes féminine, classiqueb vent / rêvant masculine, classiquec claies / braies féminine, classiqued flancs / blancs masculine, classiquee mères / barrières féminine, classiquef avidement / moment masculine, classiqueg remplie / lie féminine, classiqueh cruel / sel masculine, classiquei déborde / corde féminine, classiquej seau / ruisseau masculine, classiquek Gaules / épaules féminine, classiquel pressoir / soir masculine, classiquea altérée / curée féminine, classiqueb prisonnier / panier masculine, classiquec pousse / mousse féminine, classiqued enfin / faim masculine, classiquee gerles / perles féminine, classiquef habits / bis masculine, classiqueg vivre / enivre féminine, classiqueh gaieté / argenté masculine, classiquei brève / rêve féminine, classiquea part / l’écart masculine, classiqueb Arvernes / ternes féminine, classiquec assombris / gris masculine, classiqued pâles / opales féminine, classiquee replis / ensevelis masculine, classiquef plaines / lointaines féminine, classiqueg l’abreuvoir / voir masculine, classiqueh guide / placide féminine, classiquei cous / coups masculine, classiquej maternelles / mamelles féminine, classiquek incertain / florentin masculine, classiquel reines / sereines féminine, classiquem côté / fécondité masculine, classiquea j’adore / pore féminine, classiqueb déserts / univers masculine, classiquec flamme / âme féminine, classiqued ciel / miel masculine, classiquee universelle / ruisselle féminine, classiquea pureté / l’été masculine, classiqueb terre / désaltère féminine, classiquea sommeils / vermeils masculine, classiqueb fleuve / m’abreuve féminine, classiquea protectrices / nourrices féminine, classiqueb l’avenir / bénir masculine, classiquea mains / humains masculine, classiqueb mères / premières féminine, classiquea lentes / plantes féminine, classiquea couchées / cachées féminine, classiqueb poitrail / travail masculine, classiquea eux / fumeux masculine, classiqueb bruyère / lumière féminine, classiquea l’air / éclair masculine, classiqueb montagne / accompagne féminine, classiquea hommes / sommes féminine, classiqueb amour / séjour masculine, classiquea femme / âme féminine, classiqueb côtés / cités masculine, classiquea froment / clément masculine, classiqueb tarissent / obéissent féminine, classiquea chemin / humain masculine, classiqueb cavernes / Arvernes féminine, classiquea peine / humaine féminine, classiqueb jour / labour masculine, classiquea vigoureux / nombreux masculine, classiqueb basaltiques / celtiques féminine, classiquea nuit / poursuit masculine, classiqueb mélange / Gange féminine, classiquea roux / courroux masculine, classiqueb intarissables / l’érable féminine, non classiquea rigide / guide féminine, classiqueb sel / cruel masculine, classiquea résignés / baignés masculine, classiqueb misères / mères féminine, classiquea culte / d’insulte féminine, classiqueb penseurs / sœurs masculine, classiquea l’opulence / silence féminine, classiqueb obscurs / purs masculine, classiquea villes / tranquilles féminine, classiqueb douleurs / fleurs masculine, classiquea lieu / Dieu masculine, classiqueb éternelles / mamelles féminine, classiquea Providence / l’abondance féminine, classiqueb déserts / vers masculine, classiquea argentin / thym masculine, classiqueb s’allume / amertume féminine, classiquea bois / voix masculine, classiqueb l’aise / s’apaise féminine, classiquea sommes / hommes féminine, classiqueb senteurs / hauteurs masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.8· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
226 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres poétiques, PARIS, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1878· numérisation archive.org· Sources