Les voix du silence, 1864
I. La Trêve de Dieu
I
L’été frappe à la vitre‖ avec son doigt vermeil :Ouvrez votre maison‖ et votre âme au soleil !C’est Dieu dans ces clartés,‖ c’est Dieu qui nous invite ;Allons sur les hauteurs‖ lui rendre sa visite ;Dans l’ombre et dans le bruit‖ nous vivions agités ;Montons ! loin des rumeurs‖ et des obscurités.La campagne sourit,‖ lumineuse et tranquille,Et son calme fait honte‖ aux fureurs de la ville ;La paix de ces beaux lieux‖ envahit tous les cœurs,Il n’est, devant ce ciel,‖ ni vaincus, ni vainqueurs.Qu’il est bon d’écouter,‖ au sortir des querelles,Ces mille voix des champs,‖ si bien d’accord entre elles ;D’entendre la nature,‖ aux pieds de son auteur,Parler sans interprète,‖ et sans contradicteur !C’est là qu’il faut s’enfuir‖ pour se trouver soi-même,Libre de qui vous hait,‖ libre de qui vous aime,Accompagné du juge‖ et du témoin secretsEt docile à subir‖ leurs intimes arrêts.
Venez ! élevons-nous‖ assez loin de la plainePour perdre du regard‖ la fourmilière humaine ;Et, d’un esprit plus calme,‖ allons sur la hauteur,Voir sous ses grands aspects‖ l’œuvre du Créateur.A l’air libre des champs‖ vivons cette journée ;De rayons et de fleurs‖ qu’elle soit couronnée,Et que son souvenir,‖ dans les mois sans soleil,Brille au fond de nos cœurs‖ tout plein de bon conseil.Abrités dans ces bois‖ du souffle de la haine,Faisons sur la montagne‖ une halte sereine ;Et qu’enfin déridés‖ par ce printemps joyeux,Nos fronts soient sans nuage‖ aussi bien que les cieux.
Voulez-vous mieux goûter‖ cette nature en fêteEt la posséder mieux‖ telle que Dieu l’a faite ;Voir là-haut reverdir‖ vos espoirs triomphants ?N’allez pas seul, menez‖ avec vous les enfants.
Gravissons à pas lents,‖ vers ce sommet bleuâtre,Ces coteaux étagés‖ comme un amphithéâtre ;De la vigne aux sapins,‖ par les prés, les blés verts,Respirons chaque site‖ et ses parfums divers.A chacun des degrés‖ où l’on reprend haleine,Un plus large tableau‖ correspond dans la plaine.Jusqu’aux monts opposés‖ voyez, vers l’orient,S’étendre et s’éclairer‖ ce pays souriant :Les ruisseaux ombragés‖ de peupliers et d’aunes,Courent en noirs rubans‖ parmi les moissons jaunes ;Encadrés de cet or,‖ et tels que des miroirs,Les étangs argentés‖ brillent près des manoirs ;Des chemins blancs, bordés‖ d’une verdure étroite,Du couchant au levant‖ courent en ligne droite,Et, là-bas, à nos pieds,‖ liant la plaide aux monts,Dort une humble cité,‖ berceau que nous aimons.
Montons ; les chevriers‖ nous ont tracé la voieVers ce reste de neige‖ où te soleil flamboie ;Dans un pli des forêts,‖ il brille en ce momentAu front du rocher noir,‖ comme un gros diamant.Bien ! nous avons franchi‖ la zone où croît le hêtre ;Sous les sapins géants,‖ les myrtils vont paraître.Voici dans la bruyère‖ un tapis rose douxTout prêt pour y dormir‖ ou s’y mettre à genoux.Un filet d’eau jaillit‖ sous ces blocs de basalte ;La place est bonne, enfants !‖ faisons là notre halte.Déposez vos paniers,‖ cerises et pain bis.A vos fronts empourprés‖ essuyez ces rubis.Nous voilà délassés‖ de notre route ardue ;Tous ces jeunes regards‖ dévorent l’étendue ;On se tait. Le grillon,‖ les cloches des troupeauxTroublent seuls, par moments,‖ cet immense repos.Tous sont comme enivrés‖ de cette paix splendide,Et le groupe ébloui‖ se serre autour du guide.
Enfants ! sentez-vous bien,‖ présent à vos côtés,L’hôte qui nous reçoit‖ dans ces lieux enchantés ?D’un bonheur qu’il a fait,‖ donnons-lui les prémices :Prions ! à mieux prier‖ les hauts lieux sont propices.Chaque fois qu’admirant‖ la terre et ses splendeurs,Enivrés de clartés,‖ de musique et d’odeurs,Vous atteindrez du pied‖ ces régions sublimes,Souvenez-vous, enfants,‖ de prier sur les cimes.Commençons par les morts,‖ et demandons pour euxL’active paix du ciel,‖ l’essor des bienheureux ;Qu’emportés à jamais‖ dans les sphères béniesIls volent plus au fond‖ des saintes harmonies ;Que dans le sein du Père,‖ ils montent chaque jourPlus haut dans la lumière‖ et plus haut dans l’amour.Prions pour les vivants !‖ ceux qui luttent sans trêve :A la suite des morts‖ que l’esprit les soulève ;Que tout combat gagné,‖ toute épreuve ici-bas,Leur soit un échelon‖ vers de plus grands combats ;Qu’ils fassent vaillamment‖ la route malaisée ;Qu’au seuil de l’infini,‖ leur tombe soit creusée,Et, dès avant la mort,‖ sur leur calvaire obscur,Que Dieu, pour leur sourire,‖ entr’ouvre son azur.Maintenant regardez,‖ là-bas, ces champs prospèresEnrichis des sueurs‖ et des os de vos pères,Ces champs d’où sort le pain‖ qu’ils ont semé pour vous :Bénissons ce pays,‖ enfants ! tous à genoux.Bénissons et la terre‖ et ceux qui la fécondent,Les blés et les vertus‖ qui sur ce sol abondent,Ces riches sans orgueil‖ et ces pauvres sans fiel ;Bénissons les méchants…‖ s’il en est sous ce ciel !Mêlons notre prière‖ aux prières ailéesQui de ces vieux clochers‖ s’élancent par volées ;Afin qu’à son retour‖ l’essaim des oraisons,Chantant sur tous les cœurs‖ et toutes les maisons,Interrompe les deuils‖ sous ces chaumes antiques ;Afin que la rosée‖ et le miel des cantiques,Dans chaque goutte d’eau‖ qui pleut sur chaque fleur,Versent en retombant‖ un baume à la douleur ;Qu’en ces grains de froment‖ une vertu pénètre,Suscite dans les ceps‖ le raisin qui va naître,Pour que chacun récolte,‖ au lieu d’un luxe vain,La joie et la santé‖ dans ce pain et ce vin.
D’un long regard d’amour,‖ parcourez cette plaineD’espoirs, de souvenirs,‖ d’amitiés toute pleine.Comptez dans ces hameaux,‖ au bord des enclos verts,Les maisons et les cœurs‖ qui vous sont grands ouverts.Voyez-vous fuir au loin,‖ sur toute la contrée,Cette ligne d’argent‖ dans la brume dorée ?C’est la Loire. Au milieu‖ des jardins, sur ses bords,Est une humble chapelle‖ où vous avez des morts.Arrêtez-vous : prions,‖ mes amis ! c’est la placeOù tomba votre aïeul,‖ avec dix de sa race ;Tous martyrs de leur foi,‖ de modestes hérosPar leurs mâles vertus‖ désignés aux bourreaux.Oubliez d’où partaient‖ les balles fratricides,D’où les vils délateurs,‖ et les juges avides,Et ne vous souvenez‖ de ces morts généreuxQue pour aimer la France‖ et la servir comme eux.
Mais trêve aux souvenirs !‖… la nature est en fêtes ;Aux baisers du soleil‖ livrons ces jeunes têtes.Qu’on soit libre et joyeux !‖ Allons, mes bien-aimés,Lisez dans le printemps,‖ les livres sont fermés.Feuilletez dans les prés‖ les blanches marguerites ;Sur ces pages de fleurs‖ que de leçons écrites !Que d’augustes secrets,‖ murmurés par le vent,Et qu’on atteint sans peine,‖ ici… rien qu’en vivant !Vivez, courez, grimpez !‖ Suivez la chèvre agile ;Glissez, mes écureuils,‖ sur ce bouleau fragile ;Soyez forts, soyez bons :‖ c’est la meilleure part :Vous deviendrez savants,‖ — si Dieu le veut, — plus tard.
II
Toi, libre pour un jour‖ des assauts de la vie,Quitte la sombre armure‖ où tu t’enveloppais ;Assieds-toi ! — la nature‖ au repos te convie,Et goûte intimement‖ ton Dieu dans cette paix.
Ouvre à ce pur soleil,‖ sur ces bruyères roses,Ouvre un cœur pur ; reviens‖ à tes jeunes saisons.Laisse imprégner tes yeux‖ de la beauté des choses,Et grandir ta pensée‖ avec les horizons.
L’homme ne trouble ici,‖ ni les lieux, ni toi-même ;Là point d’esprit rebelle‖ et d’hôtes querelleurs.Mets ton âme au niveau‖ de ce calme suprême ;Sois docile à ton Dieu‖ comme l’onde et les fleurs.
Bénis la volonté‖ que les astres bénissent,Qui meut tant de soleils‖ dans un même concert ;Et qu’en ton propre cœur‖ ses décrets s’accomplissent,Ainsi que tu les vois‖ s’accomplir au désert.
Soumets-toi librement‖ à ses lois souveraines ;Courbe ton front de fils‖ sous son bras paternel,Sans opposer jamais,‖ dans tes plus rudes peines,L’obstacle d’un murmure‖ à cet ordre éternel.
Pourquoi, d’un œil chagrin,‖ scruter le fond des âmesEt faire un crime au ciel‖ des vices d’aujourd’hui ?Est-ce à toi de juger‖ si d’autres sont infâmes ?Juge ton propre cœur ;‖ tu n’as droit que sur lui !
Tu sais bien que cette ombre,‖ où ton regard s’attache,Disparaîtra plus tard‖ dans un flot de splendeurs.Il suffît qu’il existe‖ une beauté sans tachePour absoudre le sort‖ de toutes ces laideurs.
Attends la floraison,‖ tu n’as vu que le germe ;Le fruit sera fidèle‖ à ton pressentiment.Dieu qui sema le grain‖ veut le mener à terme ;Conçut-il l’univers‖ pour un avortement ?
L’homme s’agite en vain,‖ débile créature ;La vérité résiste‖ à ses haines d’un jour ;Il n’a pu réussir‖ à gâter la nature…Va ! tout s’accomplira,‖ dans un immense amour.
En ce joyeux désert,‖ prends donc ta part de joie :Chaque oiseau, chaque fleur,‖ chante un hymne à l’été ;Le noir sapin se dore‖ et le rocher flamboie ;L’eau brille et te sourit‖ dans sa limpidité.
Savoure, ici, la vie ;‖ ailleurs tu la dévores ;Et durant que ton corps,‖ doucement rajeuni,Dans ces tièdes parfums,‖ la boit par tous les pores,Que ton âme, à longs traits,‖ s’abreuve d’infini.
Appelle à toi d’en haut,‖ d’en bas, de tout l’espace,Tous ces vagues esprits‖ peuplant l’immensité,Tous ces germes flottants‖ sur la brise qui passe ;Fais-leur produire en toi‖ la vie et la beauté.
Aspire avidement‖ toutes les harmonies.Comme un troupeau lâché‖ dans la prairie en fleurs,Fatigué de l’étable‖ et des herbes jaunies,Moissonne les clartés,‖ les accords, les couleurs.
Alors, sentant la vie‖ en toi qui surabonde,Sors de ton propre cœur,‖ fuis d’énervants sommeils,Et darde ta pensée‖ aux quatre coins du monde,Et va saisir ton dieu‖ par delà les soleils.
Poursuis dans cet azur‖ une libre carrière ;Nul décret au penseur‖ n’y barra le chemin.Tu peux à l’infini‖ nager dans la lumière,Sans y choquer ton aile‖ à nul obstacle humain.
Qu’importe à ton esprit,‖ si dans un coin du globeQuelques valets impurs‖ s’érigent en tyrans ?Ton vol sur ces hauteurs‖ à leurs lois se dérobe ;Nul d’entre eux n’y salit‖ tes yeux indifférents !
Reviens donc habiter‖ en ce monde paisibleOù rien ne trouble l’œil‖ et ne clôt l’horizon,Où tu sens l’impalpable,‖ où tu vois l’invisible,Où Dieu seul t’enveloppe‖ et borne ta raison.
III
Déjà le soir ! — « Enfants,‖ votre nid vous rappelle ;Rentrons, mes chers petits,‖ sous l’aile maternelle. » —Et là-bas dans les prés,‖ là-haut parmi les bois,Mille échos argentins‖ répondent à ma voix.La jeune bande accourt.‖ — « O mes folles abeilles,Quelle moisson de fleurs‖ à remplir des corneilles !En voilà pour couvrir‖ tous ceux que vous aimez.Nouez d’un triple jonc‖ ces faisceaux embaumés.Préparez une offrande‖ à l’autel domestiqueChaque cellule aura‖ sa guirlande rustique ;Et, devant le berceau‖ du joyeux nouveau-né,Chaque portrait d’aïeul‖ en sera couronné.Marchons ! le soleil baisse‖ et l’âtre se rallume.Là-bas, de ce chalet‖ voyez le toit qui fume ;À la voix du berger,‖ voyez ce grand chien rouxRamenant les brebis‖ plus dociles que vous.Les chemins sont pierreux ;‖ avant que la nuit gagne,Tâchons d’atteindre, au moins,‖ le pied de la montagne. »
On part ; les plus petits‖ trottent à qui mieux mieux ;Autant que le matin‖ le soir sera joyeux.Les pâtres, les bouviers‖ à la troupe connueDans leur rude patois‖ donnent la bienvenue.Tous ces pauvres hameaux‖ ont pour nous même accueil :Un groupe curieux‖ sourit sur chaque seuil ;D’un bonsoir amical‖ tout passant nous accoste ;Le salut au salut‖ allègrement riposte.Il faut, plus d’une fois,‖ appelés par nos noms,Conter notre journée‖ et d’où nous revenons :« Quoi ! de si loin ! Si grands‖ et si forts à cet âge !C’est qu’ils ont respiré‖ le bon air du village. »Et chez maint laboureur,‖ vieil ami du manoir,Nous goûtons en trinquant‖ le vin et le pain noir.Aimez à vous asseoir‖ à ces tables champêtres ;Respect aux laboureurs,‖ enfants, comme aux ancêtres !C’est le sol nourricier ;‖ c’est sous leur chaume obscurQu’avant de naître illustre‖ un sang se garde pur.Quand le temps a vaincu,‖ sans lui demander grâce,C’est là que noblement‖ vient finir une race ;Plutôt que de subir‖ sous un joug détesté,De serviles honneurs‖ au prix de sa fierté.Mais voici la maison,‖ — inquiète, sans doute ; —La fenêtre est ouverte,‖ on observe la route ;Courez ! on nous répond ;‖ on entend nos hourras ;Un groupe est sur le seuil,‖ et l’on nous tend les bras :« C’est vous ! il est bien temps !‖ il fait presque nuit close !A demain les récits,‖ qu’on soupe et se repose. »Et malgré tout, il faut,‖ maîtres et serviteurs,Recevoir longuement‖ nos baisers et nos fleurs.Le sommeil les a pris,‖ c’est fait, plus un ne bouge ;Mais sur le blanc chevet,‖ voyez ce front tout rouge !On va jusqu’au matin‖ rêver, revoir encorLes grands bois, les prés verts‖ semés de boutons d’or,Et l’on voyagera‖ dans quelque monde étrangePrès du jeune Tobie‖ accompagné d’un ange,Et la nuit tout entière,‖ en des tableaux charmants,Reproduira du jour‖ les mille enchantements.
IV
Toi, retourne au devoir,‖ la trêve est écoulée.Armé de cette paix‖ rentre dans la mêlée.Sans jamais pardonner‖ aux bassesses du jour,Conserve, en ta colère,‖ un cœur rempli d’amour.Porte toujours présent,‖ parmi la foule impure,Le dieu qui te parlait,‖ dans la sainte nature ;Et sous le joug commun‖ qui va peser sur toi,Garde à la liberté‖ ton indomptable foi.Tu viens, sur ces hauteurs‖ où la vie est si belle,Tu viens de respirer‖ l’esprit qui renouvelle,Et dans l’œuvre de Dieu‖ tu sens, avec transport,Ce qu’elle a de paisible,‖ et ce qu’elle a de fort.Demande pour ton cœur‖ non le repos vulgaire,Mais la sérénité‖ dans l’éternelle guerre ;Ouvrier toujours calme‖ et toujours agissant,Pareil à la nature‖ aux mains du Tout-Puissant.Tu sais, dans le désert,‖ sous le frêne et l’érable,La source aux froides eaux‖ qui rend invulnérable,Le buisson flamboyant‖ où Dieu se laisse voir ;Ce qui donne l’oubli,‖ ce qui donne l’espoir.Va donc, dans le mépris‖ de ces grandeurs d’une heure,Instruit de ce qui passe‖ et de ce qui demeure,Plein de ce large amour‖ qu’on rapporte des champs,Va mériter encor‖ la haine des méchants.
Versification
- Forme
- Strophes variées
- Rimes
- 107((aa)) 1(aabb) 17(abab)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 18 quatrains, 10 distiquess
- Mots à la rime
- a vermeil / soleil masculine, classiqueb invite / visite féminine, classiquec agités / obscurités masculine, classiqued tranquille / ville féminine, classiquee cœurs / vainqueurs masculine, classiquef querelles / elles féminine, classiqueg auteur / contradicteur masculine, classiqueh soi-même / aime féminine, classiquei secrets / arrêts masculine, classiquea plaine / humaine féminine, classiqueb hauteur / Créateur masculine, classiquec journée / couronnée féminine, classiqued soleil / conseil masculine, classiquee haine / sereine féminine, classiquef joyeux / cieux masculine, classiquea fête / faite féminine, classiqueb triomphants / enfants masculine, classiquea bleuâtre / amphithéâtre féminine, classiqueb verts / divers masculine, classiquec haleine / plaine féminine, classiqued l’orient / souriant masculine, classiquee d’aunes / jaunes féminine, classiquef miroirs / manoirs masculine, classiqueg étroite / droite féminine, classiqueh monts / aimons masculine, classiquea voie / flamboie féminine, classiqueb moment / diamant masculine, classiquec hêtre / paraître féminine, classiqued doux / genoux masculine, classiquee basalte / halte féminine, classiquef bis / rubis masculine, classiqueg ardue / l’étendue féminine, classiqueh troupeaux / repos masculine, classiquei splendide / guide féminine, classiquea côtés / enchantés masculine, classiqueb prémices / propices féminine, classiquec splendeurs / d’odeurs masculine, classiqued sublimes / cimes féminine, classiquee eux / bienheureux masculine, classiquef bénies / harmonies féminine, classiqueg jour / l’amour masculine, classiqueh trêve / soulève féminine, classiquei ici-bas / combats masculine, classiquej malaisée / creusée féminine, classiquek obscur / azur masculine, classiquel prospères / pères féminine, classiquem vous / genoux masculine, classiquen fécondent / abondent féminine, classiqueo fiel / ciel masculine, classiquep ailées / volées féminine, classiqueq oraisons / maisons masculine, classiquer antiques / cantiques féminine, classiques fleur / douleur masculine, classiquet pénètre / naître féminine, classiqueu vain / vin masculine, classiquea plaine / pleine féminine, classiqueb verts / ouverts masculine, classiquec contrée / dorée féminine, classiqued bords / morts masculine, classiquee place / race féminine, classiquef héros / bourreaux masculine, classiqueg fratricides / avides féminine, classiqueh généreux / eux masculine, classiquea fêtes / têtes féminine, classiqueb bien-aimés / fermés masculine, classiquec marguerites / écrites féminine, classiqued vent / vivant masculine, classiquee agile / fragile féminine, classiquef part / tard masculine, classiquea vie / convie féminine, classiqueb t’enveloppais / paix masculine, classiquea roses / choses féminine, classiqueb saisons / horizons masculine, classiquea toi-même / suprême féminine, classiqueb querelleurs / fleurs masculine, classiquea bénissent / s’accomplissent féminine, classiqueb concert / désert masculine, classiquea souveraines / peines féminine, classiqueb paternel / éternel masculine, classiquea âmes / infâmes féminine, classiqueb d’aujourd’hui / lui masculine, classiquea s’attache / tache féminine, classiqueb splendeurs / laideurs masculine, classiquea germe / terme féminine, classiqueb pressentiment / avortement masculine, classiquea créature / nature féminine, classiqueb jour / amour masculine, classiquea joie / flamboie féminine, classiqueb l’été / limpidité masculine, classiquea dévores / pores féminine, classiqueb rajeuni / d’infini masculine, classiquea l’espace / passe féminine, classiqueb l’immensité / beauté masculine, classiquea harmonies / jaunies féminine, classiqueb fleurs / couleurs masculine, classiquea surabonde / monde féminine, classiqueb sommeils / soleils masculine, classiquea carrière / lumière féminine, classiqueb chemin / humain masculine, classiquea globe / dérobe féminine, classiqueb tyrans / indifférents masculine, classiquea paisible / l’invisible féminine, classiqueb l’horizon / raison masculine, classiquea rappelle / maternelle féminine, classiqueb bois / voix masculine, classiquec abeilles / corneilles féminine, classiqued aimez / embaumés masculine, classiquee domestique / rustique féminine, classiquef nouveau-né / couronné masculine, classiqueg rallume / fume féminine, classiqueh roux / vous masculine, classiquei gagne / montagne féminine, classiquea mieux / joyeux masculine, classiqueb connue / bienvenue féminine, classiquec accueil / seuil masculine, classiqued accoste / riposte féminine, classiquee noms / revenons masculine, classiquef âge / village féminine, classiqueg manoir / noir masculine, classiqueh champêtres / ancêtres féminine, classiquei obscur / pur masculine, classiquej grâce / race féminine, classiquek détesté / fierté masculine, classiquel doute / route féminine, classiquem hourras / bras masculine, classiquen close / repose féminine, classiqueo serviteurs / fleurs masculine, classiquep bouge / rouge féminine, classiqueq encor / d’or masculine, classiquer étrange / ange féminine, classiques charmants / enchantements masculine, classiquea écoulée / mêlée féminine, classiqueb jour / d’amour masculine, classiquec impure / nature féminine, classiqued toi / foi masculine, classiquee belle / renouvelle féminine, classiquef transport / fort masculine, classiqueg vulgaire / guerre féminine, classiqueh agissant / Tout-Puissant masculine, classiquei l’érable / invulnérable féminine, classiquej voir / l’espoir masculine, classiquek heure / demeure féminine, classiquel champs / méchants masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
286 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Voix du silence, PARIS, E. DENTU, ÉDITEUR, 1865· numérisation wikisource.org· Sources