Les voix du silence, 1864
III. Un entretien avec corneille
I
Devant ces deux portraits‖ que j’invoque sans cesse,Dans ma chambre où, le soir,‖ un groupe aimé se presse,Les enfants, à ma voix‖ doucement apaisés,Avaient dit leur prière‖ et reçu nos baisers.Resté seul, j’essayais‖ d’utiliser ma veille ;Les cris joyeux chantaient‖ encore à mon oreille :Mais l’ennui, ce jour-là,‖ mille poids étouffants,Avaient résisté même‖ au baiser des enfants.
L’ombre des mauvais jours,‖ la crainte des jours pires,Passaient entre mon cœur‖ et ces jeunes sourires ;Devant ce cher soleil‖ voilé d’un crêpe noir,Les spectres de mes morts‖ étaient venus s’asseoir.J’avais froid dans les os ;‖ le brouillard de novembreSemblait percer les murs‖ et pleuvoir dans ma chambre.Incapable d’effort,‖ étendu près du feu,Je m’écoutais souffrir‖ sans pouvoir prier Dieu.Sombre, amer, je songeais,‖ cédant presque à l’envie,A ces âpres détours‖ du combat de la vieOù va mon pauvre esprit,‖ si souvent abattuSous le corps douloureux‖ dont il s’est revêtu ;Tel qu’un frêle soldat‖ qui, dans sa main trompée,Saisirait un roseau‖ quand il cherche une épée.Et devant le destin,‖ sans plus noble souci,J’allais demander grâce‖ et me rendre à merci.
Mais, le stoïque honneur‖ s’efforçant à renaître,Comme un secours certain‖ je pris ton livre, ô maître !J’allai, de page en page,‖ aspirant au traversLa moelle de lion‖ qu’on suce dans tes vers.J’évoquais, j’écoutais‖ ces âmes surhumainesFaites d’après ton âme‖ et bien plus que romaines.Horace m’avait dit‖ en ses mâles adieux :« Faites votre devoir‖ et laissez faire aux dieux. »Polyeucte, inspiré‖ des grâces du baptême,S’armant contre la mort‖ et Pauline elle-mêmeD’éternelles clartés‖ illuminait mon cœur,J’en étais à ces vers,‖ à ce cri du vainqueur :
« Saintes douceurs du ciel,‖ adorables idées,« Vous remplissez un cœur‖ qui vous peut recevoir ;« De vos sacrés attraits‖ les âmes possédées« Ne conçoivent plus rien‖ qui les puisse émouvoir. »
Ayant lu, tout mon sang‖ bouillonnait, j’étais ivre ;Pour la centième fois‖ mes pleurs mouillaient ce livre ;Et, la main sur mes yeux,‖ j’attendis longuementSans que rien dissipât‖ mon éblouissement.
Enfin je me levai,‖ la chambre tout entière,Comme au plus grand soleil‖ éclatait de lumière ;Et, devant moi, le maître‖ évoqué si souvent,Le maître était debout,‖ le maître était vivant !
Simple et rude en son air,‖ fort et de haute taille,Il semblait au discours‖ moins prompt qu’à la bataille ;Pauvre dans son costume,‖ il ne me cachait pointLes trous de ses souliers‖ et ceux de son pourpoint ;Et jamais prince ou roi,‖ de la plus fière mine,N’eut tant de majesté‖ sous la pourpre et l’hermine.Je le vois sans terreur‖ comme l’un d’entre nous ;Mais, frappé de respect,‖ je tombe à ses genoux.Lui, bon et familier,‖ me relève et m’embrasse,Me fait asseoir et va‖ s’asseoir lui-même, en face,Dans mon vieux fauteuil droit,‖ très-dur et très-ancien,Datant du Cid peut-être,‖ et qu’il prend pour le sien ;Là, devant mes tisons,‖ durant toute une veille,Moi, chétif, j’entendis‖ parler le grand Corneille.
II
« A quoi bon de ma voix‖ implorer le secours,Si par tes actions‖ tu mens à nos discours ;Si tu n’as su trouver,‖ toi nourri de mon livre,Dans l’heur de mieux penser‖ la force de mieux vivre ;Si le mâle entretien‖ de tant d’esprits fameuxN’a pu te faire une âme‖ indomptable comme eux ?Ta muse a des fiertés ;‖ tu n’as que des faiblesses ;Ose encor nous prêcher‖ des dieux que tu délaissesEt prétendre aux sommets‖ du fond de ta langueur,Et colorer tes vers‖ d’une fausse vigueur !Honte au mol histrion,‖ au poëte frivole,Dont toute la vertu‖ se dissipe en parole ;Qui s’exalte en son livre‖ et qui s’abaisse ailleurs,Et qui ne vaut pas mieux‖ que ses vers les meilleurs !
On t’a dit que notre art,‖ pareil à l’art des femmes,Est chargé d’assoupir‖ et d’enchaîner les âmes,D’étouffer sous des fleurs‖ les courroux généreuxEt d’orner les loisirs‖ et l’ennui des heureux.La perle, assurent-ils,‖ naît d’une maladie,Et c’est des cœurs malsains‖ que sort la mélodie ;Et pour eux le chanteur‖ est le plus accompliQui sait mieux leur verser‖ la folie et l’oubli.Ah ! s’il faut qu’un poison‖ coule au lieu d’un remèdeDe la source où buvaient‖ Rodrigue et Nicomède,Si vous rabaissez tous‖ au métier qui prévautCet art sacré des vers‖ que j’ai porté si haut…Comme des tréteaux vils‖ sous une danse obscèneCroulent ces blocs d’airain‖ dont j’ai fait votre scène,Et ce mâle français‖ qu’on ne veut plus savoir,Langue de la raison,‖ de l’honneur, du devoir !Toi, retiens ce conseil‖ de notre tête-à-tête :On n’est qu’un baladin‖ et non pas un poète,Quand, des grâces d’un vers‖ gémissant ou moqueur,On a charmé l’esprit‖ sans agrandir le cœur ;Quand, plus haut dans la force‖ et vers le bien qu’on aime,On n’a pas emporté‖ ses lecteurs et soi-même ;Quand jamais on n’osa,‖ tout seul, en plein soleil,De la vigueur d’un acte‖ appuyer le conseil.
Je le sais, une vie,‖ une vertu sans tache,Plus qu’un poëme, hélas !‖ sont une lourde tâche !C’est pourquoi je t’exhorte‖ et je viens, mon enfant,Poser sur ta faiblesse‖ un bras qui te défend.Tu souffres et tu crains,‖ et l’avenir t’effraie,Et bien près de ton cœur‖ j’aperçois une plaie ;Tu souffres dans ta chair,‖ ta vigueur se flétrit ;L’argile de ton corps‖ pèse sur ton esprit.Eh bien, c’est là l’épreuve‖ où l’homme enfin s’atteste !Tu peux vouloir encor,‖ ta liberté te reste ;Si, même en se courbant‖ sous les maux entassés,On marche et l’on suffit‖ au devoir, c’est assez.Le devoir ! il n’admet‖ ni douleur, ni faiblesse ;Mais Dieu nous le mesure‖ aux forces qu’il nous laisse ;D’humbles mourants, à l’heure‖ où rien n’est plus debout,Ont pu, d’un seul regard,‖ l’accomplir jusqu’au bout.
Tu souffres, tu te plains,‖ il faut qu’on te soutienne !Souffrir, et qu’est-ce donc‖ pour une âme chrétienne ?Qu’est-ce que la douleur‖ dont l’assaut t’a surpris ?Un rapide combat‖ dont Dieu même est le prix.Nous souffrons, nous semons ;‖ c’est la mort qui recueille,Qui des moindres vertus‖ ne perd pas une feuille ;Oui pèse chaque effort,‖ qui compte chaque pleur…La mort n’abolit rien,‖ excepté la douleur.Quand la terre s’enfuit‖ et quand le ciel demeure,Qu’importe une tourmente‖ et des soucis d’une heure !Qu’importe au fier oiseau‖ l’aspérité du solQu’il effleure du pied,‖ prêt à prendre son vol !Des lois, des dieux, des mœurs,‖ ton siècle impur se joue :A nous qui fendons l’air,‖ qu’importe cette boue !Passons, les yeux fixés‖ sur nos sommets chéris ;Ne touchons à ce temps‖ que par notre mépris.
Le poste de l’honneur‖ est près de ce qui tombe.Mais sur nos droits blessés‖ ne fermons pas la tombe ;Tant qu’une arme nous reste‖ et tant que nous vivons,N’avouons pas vaincu‖ le Dieu que nous servons.Même à cette heure encor,‖ la parole est un glaive !Qu’un poëte se dresse‖ et qu’une voix s’élève !Moi, sujet de Louis,‖ paisible homme de bien,Je voudrais aujourd’hui‖ parler en citoyen :Comme jadis, soldat‖ de Brute et de Pompée,Chez les derniers Romains‖ j’aurais porté l’épée ;Comme aux pieds de Jésus,‖ prompt à dire : « Je crois, »Chez les premiers chrétiens‖ j’aurais porté la croix.
Toi donc, qui vis saigner‖ d’une injure mortelleL’ancien honneur avec‖ la liberté nouvelle,Fidèle à tous les deux,‖ et luttant pas à pas,Blessé, vaincu, mourant,‖ ne te résigne pas.Accepte avec orgueil‖ l’oubli, la solitude ;De ton âme, avant tout,‖ fais ton unique étude ;De ce champ de bataille‖ on ne peut te bannir.Travaille sur toi-même‖ à fonder l’avenir.Les épines s’en vont‖ aussi bien que les roses !Mais, au bout de l’épreuve,‖ il nous reste deux chosesPar où nous recevons‖ le prix de nos combats :Notre âme dans le ciel,‖ notre nom ici-bas.Va ! le moindre écusson‖ a son modeste lustre ;Et, sans espoir de gloire‖ et d’avenir illustre,L’honnête homme expirant‖ que la vie a déçuPeut rendre, au moins, son nom‖ pur comme il l’a reçu.
Un nom ! pourquoi l’orgueil‖ de ce hochet suprême ?C’est que ton nom, mon fils,‖ est bien plus que toi-même :C’est le sang des aïeux‖ souillés ou triomphants :C’est ton père qui doit‖ revivre en tes enfants ;C’est, pour eux, l’aiguillon‖ salutaire ou funeste ;C’est ta honte, à leur front,‖ ou ta vertu qui reste.Fais donc que tes aïeux‖ soient fiers de se revoirDans l’acier de ton nom‖ comme en un pur miroir.Fais qu’au moins pour tes fils,‖ ce nom ait un prestige ;Fais-en l’arrêt fatal,‖ la loi qui les oblige,L’inflexible précepte‖ et l’astre au firmamentQue chacun d’eux consulte‖ et suive à tout moment,Qui sur eux veille, aux jours‖ d’épreuve, au temps prospère,Comme a veillé sur toi‖ le regard de ton père.
Travailler à son nom,‖ ciseler de sa mainCette image qui doit‖ nous remplacer demain ;L’illuminer des feux‖ de notre foi chrétienne,C’est l’œuvre de tout homme,‖ et surtout, c’est la tienne !C’est la nôtre, à nous tous‖ qui portons le flambeau,Poëte ! et qui marchons‖ à la quête du beau,Qui veillons, sans un jour,‖ sans une heure paisible,Pour faire à tous les yeux‖ éclater l’invisible ;Pour faire pénétrer,‖ écrite en mots vainqueurs,La parole de vie‖ au fond de tous les cœurs.
Qu’importe donc un mal‖ prêt à finir ! qu’importe !Si dans ton corps brisé‖ ton âme est la plus forte ;Si, malgré les fardeaux‖ que tu sens s’alourdir,Ton âme et ton honneur‖ peuvent encor grandir ! »
III
Il dit, je m’élançais,‖ plein d’une foi profonde,Pour baiser cette main‖ créatrice d’un monde ;Il avait disparu,‖ mais laissant après luiCes clartés du devoir‖ mortelles à l’ennui.
Du réduit visité‖ par ce dieu domestique,Le plafond rayonnait‖ clair comme un ciel d’Attique ;D’air pur et de soleil‖ et de fraîches senteursJe m’y trouvais baigné,‖ comme sur les hauteurs ;Et les maux de mon corps,‖ nés des peines de l’âme,Oubliés tout à coup,‖ fondaient à cette flamme.Tout brillait sur ces murs‖ sombres auparavant ;Tout s’était mis en fête‖ et tout semblait vivant ;Tout mon vieux mobilier‖ semblait rajeuni d’aise ;Un aïeul souriant‖ occupait chaque chaise ;De la table où j’écris‖ sortaient de chères voix,Et mes livres aimés‖ parlaient tous à la fois.Je cherchai du regard‖ les yeux que je consulte,Les deux portraits sacrés‖ à qui je rends mon culte :Ma mère avait toujours,‖ mais sans verser de pleurs,Son doux visage empreint‖ de célestes douleurs ;Plus ardent que jamais,‖ le feu de la prièreRayonnait de sa face‖ et de son âme entière ;Pour le rachat des siens‖ toujours prompte à s’offrir,Elle semblait encor‖ demander à souffrir.Pareil aux grands aïeux,‖ à ces vieux chefs de race,Sculptés du même airain‖ que don Diègue et qu’Horace,Qui, pour vivre plus fiers,‖ ont vécu sans bonheur,Qui n’ont d’autre souci,‖ d’autre bien que l’honneur,Qui pour les droits vaincus‖ s’immolent sans murmure,Et meurent en soldats,‖ debout dans leur armure…Mon père, au front serein,‖ mais non sans quelque orgueil,Confirmant ce discours‖ du geste et du coup d’œil,Songeait qu’ayant toujours‖ marché la tête haute,Sa maison n’était pas‖ indigne d’un tel hôte,Et, de sa ferme voix‖ qui m’a tant consolé,Me disait dans mon cœur :‖ « C’est moi qui t’ai parlé. »
Versification
- Forme
- Strophes variées
- Rimes
- 102((aa)) 1(abab) 4(aabb)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 13 distiquess, 5 quatrains
- Mots à la rime
- a cesse / presse féminine, classiqueb apaisés / baisers masculine, classiquec veille / oreille féminine, classiqued étouffants / enfants masculine, classiquea pires / sourires féminine, classiqueb noir / s’asseoir masculine, classiquec novembre / chambre féminine, classiqued feu / Dieu masculine, classiquee l’envie / vie féminine, classiquef abattu / revêtu masculine, classiqueg trompée / épée féminine, classiqueh souci / merci masculine, classiquea renaître / maître féminine, classiqueb travers / vers masculine, classiquec surhumaines / romaines féminine, classiqued adieux / dieux masculine, classiquee baptême / elle-même féminine, classiquef cœur / vainqueur masculine, classiquea idées / possédées féminine, classiqueb recevoir / émouvoir masculine, classiquea ivre / livre féminine, classiqueb longuement / éblouissement masculine, classiquea entière / lumière féminine, classiqueb souvent / vivant masculine, classiquea taille / bataille féminine, classiqueb point / pourpoint masculine, classiquec mine / l’hermine féminine, classiqued nous / genoux masculine, classiquee m’embrasse / face féminine, classiquef très-ancien / sien masculine, classiqueg veille / Corneille féminine, classiquea secours / discours masculine, classiqueb livre / vivre féminine, classiquec fameux / eux masculine, classiqued faiblesses / délaisses féminine, classiquee langueur / vigueur masculine, classiquef frivole / parole féminine, classiqueg ailleurs / meilleurs masculine, classiquea femmes / âmes féminine, classiqueb généreux / heureux masculine, classiquec maladie / mélodie féminine, classiqued accompli / l’oubli masculine, classiquee remède / Nicomède féminine, classiquef prévaut / haut masculine, classiqueg obscène / scène féminine, classiqueh savoir / devoir masculine, classiquei tête-à-tête / poète féminine, classiquej moqueur / cœur masculine, classiquek aime / soi-même féminine, classiquel soleil / conseil masculine, classiquea tache / tâche féminine, classiqueb enfant / défend masculine, classiquec t’effraie / plaie féminine, classiqued flétrit / esprit masculine, classiquee s’atteste / reste féminine, classiquef entassés / assez masculine, classiqueg faiblesse / laisse féminine, classiqueh debout / bout masculine, classiquea soutienne / chrétienne féminine, classiqueb surpris / prix masculine, classiquec recueille / feuille féminine, classiqued pleur / douleur masculine, classiquee demeure / heure féminine, classiquef sol / vol masculine, classiqueg joue / boue féminine, classiqueh chéris / mépris masculine, classiquea tombe féminine, classiqueb vivons / servons masculine, classiquec glaive / s’élève féminine, classiqued bien / citoyen masculine, classiquee Pompée / l’épée féminine, classiquef crois / croix masculine, classiquea mortelle / nouvelle féminine, classiqueb pas masculine, classiquec solitude / étude féminine, classiqued bannir / l’avenir masculine, classiquee roses / choses féminine, classiquef combats / ici-bas masculine, classiqueg lustre / illustre féminine, classiqueh déçu / reçu masculine, classiquea suprême / toi-même féminine, classiqueb triomphants / enfants masculine, classiquec funeste / reste féminine, classiqued revoir / miroir masculine, classiquee prestige / oblige féminine, classiquef firmament / moment masculine, classiqueg prospère / père féminine, classiquea main / demain masculine, classiqueb chrétienne / tienne féminine, classiquec flambeau / beau masculine, classiqued paisible / l’invisible féminine, classiquee vainqueurs / cœurs masculine, classiquea qu’importe / forte féminine, classiqueb s’alourdir / grandir masculine, classiquea profonde / monde féminine, classiqueb lui / l’ennui masculine, classiquea domestique / d’Attique féminine, classiqueb senteurs / hauteurs masculine, classiquec l’âme / flamme féminine, classiqued auparavant / vivant masculine, classiquee d’aise / chaise féminine, classiquef voix / fois masculine, classiqueg consulte / culte féminine, classiqueh pleurs / douleurs masculine, classiquei prière / entière féminine, classiquej s’offrir / souffrir masculine, classiquek race / qu’Horace féminine, classiquel bonheur / l’honneur masculine, classiquem murmure / armure féminine, classiquen orgueil / d’œil masculine, classiqueo haute / hôte féminine, classiquep consolé / parlé masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
224 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Voix du silence, PARIS, E. DENTU, ÉDITEUR, 1865· numérisation wikisource.org· Sources