Poèmes civiques, 1873· Livre premier
VIII. Églogue
Daphnis, tityre
Daphnis
Étends-toi sous ce hêtre,‖ et devisons, Tityre :Reviens à tes moutons‖ et quitte la satire.Lâcher des vérités,‖ vois-tu, c'est un traversDont se mordent les doigts‖ tous les faiseurs de vers ;C'est un mauvais métier‖ qui nourrit mal son hommeEt qui le rend suspect‖ aux magistrats de Rome.A quoi t'auront mené‖ ces grands airs de vertu ?Notre époque a du bon ;‖ que lui reproches-tu ?On peut se divertir,‖ on peut remplir sa poche ;Ce temps est libéral ;‖ tâte un peu ma sacoche !L'esprit de notre siècle‖ est honnête, élevé.Doux, large et tolérant…‖ on te l'a bien prouvé.
Tityre
A suivre tes conseils‖ ton exemple m'invite,Daphnis, il fallait donc‖ me sermonner plus vite,Berger sage entre tous !‖ j'eus tort :je le vois bien,Lorsqu'avec mon troupeau‖ je compare le tien.Tu possèdes cent bœufs,‖ j'ai douze brebis maigres ;Tu vis de gras agneaux,‖ moi de fromages aigres ;Tu t'arrondis ; tu fais‖ une bonne maison ;Tu réussis, Daphnis,‖ tu dois avoir raison.Parle et je t'obéis‖ comme à Pan notre maître.Quand il guidait mes doigts‖ sur la flûte champêtre.Donc pour plaire à chacun‖ et vivre largement,Quel air faut-il jouer,‖ et sur quel instrument ?
Daphnis
Mon Dieu, rien de trop neuf !‖ Laissant là ta morale,Tu peux comme au vieux temps‖ chanter la pastorale,Les roses, le sainfoin,‖ le pasteur Corydon,La belle Amaryllis‖ et son mol abandon,Le miel de l'âge d'or,‖ les jeux dans les prairies,…Tous nos hommes d'État‖ aiment les bergeries ;Rien de tel pour calmer‖ les noires passionsEt nous donner l'horreur‖ des révolutions.Mais ne va plus, au moins,‖ te perdre dans les nues,A travers tes forêts,‖ tes cimes inconnues,Où dans l'air libre et pur‖ les aigles font leur nid,Où l'on fuit les tyrans‖ jusque dans l'infini.Où la liberté gronde‖ avec les avalanches…Où, quand j'y passai, moi,‖ j'ai vu scier des planches.Dans tes glaciers, enfin,‖ ne va plus t'enfermer ;On ne te lirait pas‖ de peur de s'enrhumer.Rentre un peu dans la plaine,‖ au moins on peut t'y suivre :La vigne et les vergers‖ permettent d'y bien vivre.Non loin du poulailler,‖ et, — nargue aux beaux discours,Le pot-au-feu ne bout‖ qu'auprès des basses-cours.Pourquoi donc tes bergers,‖ devant une bouteille.N'iraient-ils pas s'asseoir‖ et chanter sous la treille ?Les vieux hêtres touffus‖ ne sont plus très communs.L'eau pure et les torrents‖ font peur à quelques-uns ;La poésie en est‖ très mal réconfortée.Peins-nous des lieux, des mœurs‖ plus à notre portée.
Tityre
C'est dit ; mais sois encore‖ indulgent, cette fois.Pour un travers d'enfance‖ apporté de mes bois.Laisse-moi commencer‖ par dire une prière.Comme si j'étais seul,‖ là-haut, sur ma bruyère,J'invoque donc les dieux‖ qui m'ont fait ces loisirs ;J’offre humblement, — docile à tous les bons plaisirs, •Selon le rite ancien‖ et la rubrique neuve.Un bœuf à Jupiter,‖ un cierge à Sainte-Beuve…Et maintenant, à bas‖ les grands mots attristants ;Bon appétit, bon somme‖ à tous les assistants !A l'est, au nord, au sud,‖ je salue à la ronde.Et je signe d'avance :‖ Ami de tout le monde.Suis-je bien dans le ton ?
Daphnis
Tityre
Bon ! mais sur quel sujet‖ parlais-je, en vérité ?
Daphnis
Un seul, Tityre, un seul‖ est toujours à la mode :Pas de gouvernement‖ qui ne s'en accommode ;Il plane en liberté‖ sur nos dissensions ;Il voit naître et mourir‖ les constitutions :L'amour !.. Il est des vieux‖ et des nouveaux régimes,Il y trouve pardon‖ de tous ses petits crimes ;L'amour ! ce dieu maudit‖ est toujours encensé,Ce dieu malin…
Tityre
Daphnis, je l’ai bien offensé !Bavius m'en a fait‖ maintes fois le reproche ;Peut-être il a raison,‖ je porte un cœur de roche !Jamais, chez moi, Phœbus,‖ se fondant tout en eau,N'a pleuré de tendresse‖ à remplir un tonneau.Je n'ai pas un sonnet‖ pour chaque nom de femme ;J'ai très peu fait rimer‖ mon âme avec ma flammeEt j'ai laissé la plainte‖ aux pasteurs déplumés,Brûlés de plus de feux‖ qu'ils n'en ont allumés.Mais, comme il faut ici‖ que chacun s'exécute,Pleurons un peu d'amour‖ sur la lyre et la flûte.Puisque, faute de mieux,‖ et par crainte des loups.Je me suis fait berger,‖ soyons tendre et jaloux,Ayons notre Philis,‖ abordons la romance ;Aimons, pleurons, chantons,‖ soupirons… Je commence
« Pour trois ans seulement,‖ oh ! que je puisse avoir,Sur ma table un lait pur,‖ dans mon lit un œil noir. »
Daphnis
C’est du Joseph Delorme,Un professeur d'amour‖ qui mourut pour la forme,Un élégant berger,‖ poitrinaire, autrefois…
Daphnis
Mais qui donne aujourd'hui,‖ joliment de la voix !Le temps n'est plus aux pleurs,‖ aux rêves, aux mansardes ;Il nous faut à présent‖ des Muses plus gaillardes,Plus hautes en couleurs.‖ On était Séraphin,On redevient Gaulois,‖ et l'on veut rire enfin.Bergers, changez de ton,‖ et changez de bergères !Qu'Elvire et Béatrix,‖ grands dieux, vous soient légères !D'un peu de crinoline‖ enflant leur cotillon,Rendez-nous, s'il vous plaît,‖ Lisette et Frétillon.
Tityre
Je t'ai pris pour conseil‖ et suis prêt à tout faire :Il me faut un succès,‖ Daphnis ; je tiens à plaire,Et ma Muse, d'ailleurs,‖ n'est pas collet monté.Mais prenons un miroir,‖ Daphnis ; en vérité.On grisonne, on bourgeonne,‖ on est chauve… on enrage !Que faire ? On est forcé‖ d'avoir enfin son âge.Tant pis pour nos chansons,‖ pasteurs infortunés ;J'ai grand'peur que Lisette‖ en rie à notre nez,Et qu’à suivre Ninon qui fuit entre les saules,Nous ne soyons, Daphnis,‖ un peu lourds, un peu drôles !
Daphnis
Alors ne rimons plus,‖ et soupons, ô bergers !Quel genre et quel sujet‖ n'offrent pas leurs dangers ?La satire ? Elle excite‖ au mépris, à la haine.L'ode, avec ses grands mots,‖ sent sa républicaine.Et jette dans les cœurs‖ une exaltationDont pourrait profiter‖ la révolution.Je craindrais, d'autre part,‖ en risquant l'épopée.De louer assez mal‖ nos grands hommes d'épée.La tragédie en pleurs…‖ est pleine de coquins ;Puis on rencontre là‖ des Brutus, des Tarquins,Des Césars ; on est pris‖ au mot par l'auditoire.On peut s'y compromettre ;‖ autant vaudrait l'histoire.Notre vieux vaudeville‖ a pour lui les rieurs ;Mais on peut rire, hélas !‖ de ses supérieurs.C'est un travers où va‖ souvent la comédie.J'aurais peur d'y tomber ;‖ ma plume est trop hardie.
Tityre
Quel est donc mon asile,‖ et que puis-je imprimer,Si le diable m'inspire‖ une ardeur de rimer ?
Daphnis
M'y voilà ! Tu pourrais‖ rendre ton nom célèbre,Tityre, à mettre en vers‖ la chimie ou l'algèbre.
Tityre
Nous y viendrons, Daphnis,‖ au bout de nos romans ;Mais n'anticipons pas‖ sur les événements…J'aurais mieux fait, je crois,‖ d'épouser l'élégie.
Daphnis
Moi, je me sauverais‖ dans l'archéologie ;Ce terrain paraît neutre,‖ il est moins dangereux.Tiens, justement, là-bas,‖ aperçois-tu ce creux,Près de ma chèvre blanche,‖ au pied d'un bouquet d'ormesIl est rempli, mon cher,‖ de questions énormes :Est-ce une cave, un puits,‖ une citerne, un four.Une tombe, un canal,‖ un silo ?… Chaque jourUn monsieur décoré‖ le dessine et le toise ;On y vient de Paris,‖ on y vient de Pontoise ;Les consuls y viendront,‖ le préfet est venu.Et l'objet de ce creux‖ reste encore inconnu !Moi, j'ai fait ma trouvaille ;‖ elle n'est pas petite :Vois ceci ! c'est d'un casque‖ ou bien d'une marmite ;Or, les Gaulois campaient‖ sur ce mont que voilà ;César, un jour de bise,‖ ayant passé par là…
Tityre
Arrête ! et plus un mot,‖ Daphnis, tu m'épouvantes.Diable ! où nous conduiraient‖ ces questions savantes ?Laisse le grand César‖ poursuivre son chemin ;Tu pourrais mal parler‖ d'un empereur romain.Et les officieux…
Daphnis
Au fait, tout est possible ;On tirerait sur moi‖ comme sur une cible.Avec le proconsul,‖ brouillons-nous, s'il vous plaît ;C'est moi qui lui fournis‖ son fromage et son lait !Mais, voyons, puisqu'enfin‖ ta lyre te démange,Et qu'on ne peut se taire,‖ et qu'on n'est pas un ange,El qu'Apollon, Minerve,‖ ayant beau t'enrhumer,Et Satan ne pourraient‖ t'empêcher de rimer.Pourquoi ne pas traiter,‖ sans nous rompre la tête,Le vrai sujet, le seul‖ utile, aimable, honnête.L'éloge de ton temps,‖ sa grandeur, ses progrès ?Ah ! c'est là qu'on se carre‖ et qu'on vit à l'engrais !Plus docile, à ta place,‖ et quittant ce ton rogue.Je ferais franchement‖ ma quatrième églogue.Vaux-tu mieux que Virgile ?‖ est-il déshonoréPour avoir encensé‖ son maire et son curé ?Et son illustre ami,‖ le chansonnier, Horace,Mit-il tant de façons‖ à jeter sa cuirasse ?N'a-t-il pas célébré,‖ par amour du quitus,Mœcenas, atavis‖ édite regibus ?Veux-tu d'autres leçons ?‖ notre histoire en fourmille.
Tityre
Tu m'en citeras tant !‖ Puisqu'on est en famille,…Je fais comme eux ; en place !‖ on s'est trop amusé :Haussez un peu le ton,‖ Sicelides musæ !Voici le temps prédit‖ par l'oracle de Cumes.Tous n'aiment pas les champs,‖ le pain bis, les légumes ;Si nous chantons les bois‖ et les haricots verts,Au goût de nos consuls‖ accommodons nos vers.Saturne est de retour‖ avec la vierge Astrée.A bas les tourniquets !‖ la hausse est assurée.Nous tenons l'âge d'or ;‖ gare aux ruisseaux de miel !Et les faisans truffés‖ tombent déjà du ciel.
Les gens qui font pour nous‖ cette haute cuisineAuront mille héritiers.‖ Sois propice, ô Lucine !Ton Apollon chez nous‖ s'est impatronisé ;Un nouvel art commence‖ et tout devient aisé.De l'antique idéal‖ on a fait l'épitaphe,Le poète n'est plus‖ qu'un simple photographe ;L'art ne vient plus de l'âme,‖ il siège au bout des doigtsJ'ai peint comme j'ai vu,‖ j'ai fait ce que je dois.Quel progrès nous ferons,‖ l'âme étant trépassée,Dans ce monde, — autrefois‖ nommé, — delà pensée,Quand les sots, les fripons,‖ le singe et le corbeau,Seront les juges nés‖ de l'honnête et du beau !Quand nos lois, notre honneur,‖ ma flûte et votre lyre,Tout dépendra des gens‖ qui ne savent pas lire !Voilà pour quels succès‖ grandissent nos rimeurs.Comme, avec ces beaux arts,‖ on fait de belles mœurs !Au bilan du progrès,‖ Phœbus, sans rien soustraire.Inscrit l'invention‖ du mouchard littéraire.L'art, du reste, en revient‖ à ses premières lois :Orphée a fait, dit-on,‖ la police des bois ;Il instruisait les loups‖ à se tenir tranquilles.La lyre d'Amphion‖ a nettoyé les villes.Rêver un temps pareil‖ n'est pas d'un insensé.Toute chose finit‖ comme elle a commencé.Les chanteurs sont encor‖ nos dieux et nos oracles.L'art peut faire aujourd'hui‖ les plus touchants miracles :A se tenir debout‖ il dressa les humains,Il peut nous ramener‖ à marcher sur les mains.Nos mœurs, en attendant,‖ sont beaucoup plus honnêtes :On a fait une loi‖ pour protéger les bêtes.L'État, qui prévoit tout,‖ qui guérit tous les maux,Étend ses petits soins‖ à tons les animaux ;Devant lui le cocher‖ est égal à ses rosses.Mes veaux, à l'abattoir,‖ sont menés en carrosses ;Des wagons suspendus,‖ bien clos, à très bas prix,Aux gueules des canons‖ transportent les conscrits.Tous les jours un savant —‖ le Siècle nous, l'assure —Invente quelque engin‖ qui rend la paix plus sure :Une poudre, un mortier,‖ qui font, en peu d'instants.Sauter toute une ville‖ et tous ses habitants.Les femmes, les vieillards…‖ Tu vois, ô cœur sensible,Qu'on rend ainsi la guerre‖ à jamais impossible.C'est pourquoi j'ai placé‖ mes gains de quatre hivers.En sabres, coutelas,‖ tromblons et revolvers :Je travaille à la paix‖ en ce qui me regarde ;J'ai fondu mes chaudrons‖ pour faire une bombarde.— Dans une heure on clora‖ le temple de Janus,Et le reste du jour‖ sera tout pour Vénus.
O Vénus ! c'est pour toi,‖ — si l'on fait rien qui vaille, —Adorable Vénus,‖ c'est pour toi qu'on travaille :Pour vous, jeunes amours‖ ailés et peu vêtus.Voluptés à tous crins,‖ qui serez nos vertus !Le chauve hymen est mort‖ avec ses vieilles rosesEt ses fades plaisirs‖ et ses devoirs moroses ;A périr de famine‖ on l'avait condamné ;Il était peu gênant,‖ c'est vrai, mais fort gêné.Un seul mari, — fût-il‖ possesseur d'une mine, —Ne pouvait plus suffire‖ à tant de crinoline ;L'hymen s'y morfondait‖ en poussant des hélas !Tout un essaim d'amours‖ niche en ces falbalas ;On passe, on vole, on fuit‖ dès qu'on cesse de plaire ;Tout comme les oiseaux,‖ sans maire et sans notaire.A quoi bon s'enchaîner‖ et se mettre en prisonPour se donner des fils‖ et faire une maison ?L'âge d'or n'est-il pas‖ un heureux pêle-mêle ?Nous y mangerons tous‖ à la même gamelle ;On n'y connaîtra plus‖ ni le tien ni le mien ;Sans foyer, sans famille,‖ on y vivra fort bien.L'État sera chargé‖ tout seul de la cuisine ;C'est par lui, c'est pour lui‖ que l'on dort, que l'on dîne ;Il pense à notre place,‖ il enseigne, il écrit.Vois quelle économie‖ et quel repos d'esprit !Un seul commis, veillant‖ sur la machine ronde,Tourne la manivelle‖ et fait aller le monde.Quelques longs fils partis‖ de ce centre communMeuvent les pieds, les mains,‖ la langue de chacun.Le temps ne se perd plus‖ en discussion vaine.On n'a plus à soigner‖ que sa propre bedaine ;On reçoit tout bâclés‖ son culte et son tabac.Sans répondre de rien‖ qu'envers son estomac.Raisonner, je l'avoue,‖ est un beau privilège ;Mais j'abdique aisément‖ ce plaisir de collège ;J'aime à me décharger‖ de tout soin hasardeux :Que l'on pense pour moi,‖ je dînerai pour deux !C'est l'état d'innocence‖ et la paix assurée.Voici venir les jours‖ de Saturne et de Rhée.Va ! nous ferons de l'homme‖ un heureux animal !Discerne qui voudra‖ le bien d'avec le mal ;On rit, on danse, on boit,‖ on aime, on se caresse.Vrai ! rien que d'y songer‖ j'en pleure de tendresse.Ah ! pourquoi, cher Daphnis,‖ n'ai-je plus de cheveux ?Si nous étions, au moins,‖ nos arrière-neveux !
Daphnis
Tableau charmant ! doux rêve !‖ horizon qui m'attire !J'en ai la larme à l'œil‖ comme toi, cher Tityre.D'accord sur la chanson !‖ — tu me pardonneras, —Mais le ton du chanteur‖ me cause un embarras.Es-tu bien converti ?‖ Voyons, je te soupçonne…Parlons-nous sérieux,‖ ne ris-tu de personne ?Ne m'engages-tu pas‖ avec les factions,Tityre, es-tu bien sûr‖ de tes intentions ?Ne va pas compromettre‖ un père de famille…Aussi bien j'aperçois,‖ là-bas, sous la charmille,J'aperçois Crispinus,‖ un citoyen courtois.Que l'on rencontre peu‖ d'ordinaire en nos bois.J'aurais fort grand plaisir,‖ n'était l'heure avancée,A poursuivre avec lui‖ la thèse commencée ;Je l'ai vu dans le monde..‖ Il vient là tout exprèsPour causer poésie‖ et pour prendre le frais…Il est auteur lui-même…‖ et de plus fort aimable…Je te laisse avec lui..‖, bonsoir ! — Va-t'en au diable !
Avril 1862.
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 147((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a Tityre / satire féminine, classiqueb travers / vers masculine, classiquec homme / Rome féminine, classiqued vertu / reproches-tu masculine, classiquee poche / sacoche féminine, classiquef élevé / prouvé masculine, classiquea m'invite / vite féminine, classiqueb bien / tien masculine, classiquec maigres / aigres féminine, classiqued maison / raison masculine, classiquee maître / champêtre féminine, classiquef largement / instrument masculine, classiquea morale / pastorale féminine, classiqueb Corydon / abandon masculine, classiquec prairies / bergeries féminine, classiqued passions / révolutions masculine, classiquee nues / inconnues féminine, classiquef nid / l'infini masculine, non classiqueg avalanches / planches féminine, classiqueh t'enfermer / s'enrhumer masculine, classiquei suivre / vivre féminine, classiquej discours / basses-cours masculine, classiquek bouteille / treille féminine, classiquel communs / quelques-uns masculine, classiquem réconfortée / portée féminine, classiquea fois / bois masculine, classiqueb prière / bruyère féminine, classiquec loisirs / plaisirs masculine, classiqued neuve / Sainte-Beuve féminine, classiquee attristants / assistants masculine, classiquef ronde / monde féminine, classiquea ton / débuté / vérité masculine, classiquea mode / accommode féminine, classiqueb dissensions / constitutions masculine, classiquec régimes / crimes féminine, classiqued encensé / malin / offensé masculine, classiqueb reproche / roche féminine, classiquec eau / tonneau masculine, classiqued femme / flamme féminine, classiquee déplumés / allumés masculine, classiquef s'exécute / flûte féminine, classiqueg loups / jaloux masculine, classiqueh romance / commence féminine, classiquea avoir / noir masculine, classiquea début / Delorme / forme féminine, classiqueb autrefois / voix masculine, classiqueb mansardes / gaillardes féminine, classiquec Séraphin / enfin masculine, classiqued bergères / légères féminine, classiquee cotillon / Frétillon masculine, classiquea faire / plaire féminine, classiqueb monté / vérité masculine, classiquec enrage / âge féminine, classiqued infortunés / nez masculine, classiquee saules / drôles féminine, classiquea bergers / dangers masculine, classiqueb haine / républicaine féminine, classiquec exaltation / révolution masculine, classiqued l'épopée / d'épée féminine, classiquee coquins / Tarquins masculine, classiquef l'auditoire / l'histoire féminine, classiqueg rieurs / supérieurs masculine, classiqueh comédie / hardie féminine, classiquea imprimer / rimer masculine, classiquea célèbre / l'algèbre féminine, classiquea romans / événements masculine, classiqueb l'élégie / l'archéologie féminine, classiqueb dangereux / creux masculine, classiquec d'ormes / énormes féminine, classiqued four / jour masculine, classiquee toise / Pontoise féminine, classiquef venu / inconnu masculine, classiqueg petite / marmite féminine, classiqueh voilà / là masculine, classiquea m'épouvantes / savantes féminine, classiqueb chemin / romain masculine, classiquea officieux / possible / cible féminine, classiqueb plaît / lait masculine, classiquec démange / ange féminine, classiqued t'enrhumer / rimer masculine, classiquee tête / honnête féminine, classiquef progrès / l'engrais masculine, classiqueg rogue / églogue féminine, classiqueh déshonoré / curé masculine, classiquei Horace / cuirasse féminine, classiquej quitus / regibus masculine, classiquek fourmille / famille féminine, classiqueb amusé / musæ masculine, classiquec Cumes / légumes féminine, classiqued verts / vers masculine, classiquee Astrée / assurée féminine, classiquef miel / ciel masculine, classiquea cuisine / Lucine féminine, classiqueb impatronisé / aisé masculine, classiquec l'épitaphe / photographe féminine, classiqued doigts / dois masculine, classiquee trépassée / pensée féminine, classiquef corbeau / beau masculine, classiqueg lyre / lire féminine, classiqueh rimeurs / mœurs masculine, classiquei soustraire / littéraire féminine, classiquej lois / bois masculine, classiquek tranquilles / villes féminine, classiquel insensé / commencé masculine, classiquem oracles / miracles féminine, classiquen humains / mains masculine, classiqueo honnêtes / bêtes féminine, classiquep maux / animaux masculine, classiqueq rosses / carrosses féminine, classiquer prix / conscrits masculine, classiques l'assure / sure féminine, classiquet d'instants / habitants masculine, classiqueu sensible / impossible féminine, classiquev hivers / revolvers masculine, classiquew regarde / bombarde féminine, classiquex Janus / Vénus masculine, classiquea vaille / travaille féminine, classiqueb vêtus / vertus masculine, classiquec roses / moroses féminine, classiqued condamné / gêné masculine, classiquee mine / crinoline féminine, classiquef hélas / falbalas masculine, classiqueg plaire / notaire féminine, classiqueh prison / maison masculine, classiquei pêle-mêle / gamelle féminine, classiquej mien / bien masculine, classiquek cuisine / dîne féminine, classiquel écrit / d'esprit masculine, classiquen commun / chacun masculine, classiqueo vaine / bedaine féminine, classiquep tabac / estomac masculine, classiqueq privilège / collège féminine, classiquer hasardeux / deux masculine, classiques assurée / Rhée féminine, classiquet animal / mal masculine, classiqueu caresse / tendresse féminine, classiquev cheveux / arrière-neveux masculine, classiquea m'attire / Tityre féminine, classiqueb pardonneras / embarras masculine, classiquec soupçonne / personne féminine, classiqued factions / intentions masculine, classiquee famille / charmille féminine, classiquef courtois / bois masculine, classiqueg avancée / commencée féminine, classiqueh exprès / frais masculine, classiquei aimable / diable féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
298 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres poétiques, PARIS, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1879· numérisation archive.org· Sources