Poésies complètes, 1914· Impressions et souvenirs· Ailleurs
Ariette dauphinoise
Pour Théodore Botrel.
De Montmaure à Lus,Dans l’ombre, à toute heure,On dirait que pleureUn glas lent, un glas…
Mais, au Vapellas,Mon cœur, comme en rêve,Croit ouïr sans trêveUn clair angélus.
— Quel est ce rébus ?Dites-vous, Nanette,Ma fine brunetteAux beaux yeux lilas.
— C’est qu’au VapellasVous m’aimiez encore,Et c’est qu’à MontmaureVous ne m’aimiez plus.
(Sur la route de Lus-la-Croix-Haute).
Versification
- Mètre
- Pentasyllabes
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies complètes, Paris, Librairie Plon, 1922· numérisation wikisource.org· Sources