Poésies complètes, 1914· Amour breton Poème
Bretonne de paris
Seul un plus ferme accent annonçait le pays,
Mais c’était une grâce encore…Brizeux.
Hélas ! tu n’es plus‖ une paysanne ;Le mal des cités‖ a pâli ton front,Mais tu peux aller‖ de Paimpol à Vanne,Les gens du pays‖ te reconnaîtront.
Car ton corps n’a point‖ de grâces serviles ;Tu n’as pas changé‖ ton pas nonchalant ;Et ta voix, rebelle‖ au parler des villes,A gardé son timbre‖ augural et lent.
Et je ne sais quoi‖ dans ton amour même,Un geste fuyant,‖ des regards gênés,Évoque en mon cœur‖ le pays que j’aime,Le pays très chaste‖ ou nous sommes nés.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abab)
- Mètre
- Décasyllabes· profil 5+5
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a paysanne / Vanne féminine, classiqueb front / reconnaîtront masculine, classiquea serviles / villes féminine, classiqueb nonchalant / lent masculine, classiquea même / j’aime féminine, classiqueb gênés / nés masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies complètes, Paris, Librairie Plon, 1922· numérisation wikisource.org· Sources