Les Épis, 1914· Au champ de la foi
La voie, la vérité, la vie
La voie
L'homme n'est qu'un passant‖ sur la terre qu'il aime ;Ses larmes font germer‖ le sol ingrat qu'il sème,Et toujours il espère‖ un meilleur lendemain.Phare divin, la foi‖ lui montre le cheminQui va de son exil‖ à la Cité Céleste.Humble, il regarde et marche ;‖ orgueilleux, il proteste.Il veut prendre, dit-il,‖ plus libre ou plus adroit,Pour atteindre le ciel‖ un chemin moins étroit.
L'incrédule s'égare‖ en la nuit du mystère ;Il ne voit rien. Il croit‖ qu'il est fait pour la terre,Que le monde est son bien,‖ qu'on ne vit qu'une fois.Pourtant, autour de lui,‖ maintes dolentes voixAppellent ardemment‖ l'heure des délivrances,Et demandent pourquoi‖ la vie et les souffrances.Il reste sourd. Pour lui,‖ nul Sauveur n'est venu,Et le rachat de l'homme‖ est un mythe ingénu.
Et sous tous les climats,‖ et dans tous les royaumes,Trônant dans les palais,‖ ou rampant sous les chaumesOn voit des cœurs fanés‖ et des âmes en fleurs.Le superbe triomphe‖ et l'humble est dans les pleurs.Mais quel front a le droit‖ de se nimber de gloire ?Et quel œil scrutera‖ les secrets de l'histoire ?L'homme n'est pas le maître.‖ Il ferme en vain les yeuxPour éteindre, en son rêve,‖ et l'enfer et les cieux.
Nos aïeux, par le Christ,‖ vers la forêt profondeJadis furent guidés…‖. Leur empire se fondeAu rythme de la hache,‖ au grincement du soc,Et leur ardente foi‖ repose sur le roc.Bardes mélodieux‖ des bosquets, des prairies,Feuillages qui flottez‖ comme des draperies,Pleurs dont les baumes purs‖ n'ont pas été souillés,Arbrisseaux gris de sève‖ et vieux troncs dépouillés,Chantez le nom du Christ‖ que ma patrie adore !
Bénis soient le réveil‖ du travail à l'aurore !La vagabonde nef‖ du hardi batelier !La berçante chanson‖ du toit hospitalier !Le baiser du départ‖ et le repos sous l'herbe !A l'automne, le pauvre‖ emporte aussi sa gerbe,Quand même en son labour‖ les blés n'ont pas germé,Car le cœur du chrétien‖ ne s'est jamais fermé.Sans honte notre terre‖ est croyante et soumise.Elle est, aux temps nouveaux,‖ une terre promiseD'où monte un chant d'amour,‖ où descend le pardon.Elle a sa gloire et ses‖ martyrs. Dieu trouva bon,Pour faire de son peuple‖ un peuple à l'âme neuve,De le passer d'abord‖ au creuset de l'épreuve.
Et nous avons souffert,‖ et nous avons lutté.Les revers et la peur‖ n'ont jamais rebutéDe nos vieux paysans‖ la foi, ni le courage,Et nous avons pleuré‖ de douleur et de rage,Lorsque le drapeau blanc‖ emporta dans ses plisLa vieille France aimée.Oh ! les faits accomplis, —Triomphes de l'orgueil‖ et sommeil des vengeances, —Ils nous ont vus subir‖ d'amères exigences.Mais alors c'est sur Dieu‖ que nous avons compté !Notre espoir est encore‖ en ce Dieu de bonté,Et nul maître jamais,‖ ceci qu'on le retienne,Ne pourra l'arracher‖ de notre âme chrétienne !Et qu'on ne dise pas‖ que c'est témérité :Cet espoir nous l'avons‖ des aïeux hérité.Brebis qui vous perdez‖ sur des sentiers perfides,Voyageurs imprudents‖ qui dédaignez les guides,Pêcheurs qui ne savez‖ où jeter vos filets,Esprits dont les desseins‖ sont comme des stylets,Âmes douces, cœurs bons‖ qu'attend le traître piège,Jeune à l'œil rayonnant‖ et vieux au front de neige,Enfants des bois, enfants‖ des champs et des cités,Vous cherchez le chemin‖ du bonheur… Écoutez,Et vos cœurs pleins d'ennuis‖ vont s'ouvrir à la joie.Écoutez, le Christ parle. Il dit :« Je suis la Voie. »
La vérité
O philosophes vains‖ qui dédaignez la foi,Dix-neuf siècles déjà,‖ pour lumière et pour loi,Ont du Christ accepté‖ la divine parole,Et vous cherchez toujours,‖ avec une ardeur folle,A griser les humains‖ d'une coupe sans fiel,Et d'une vérité‖ qui n'aurait rien du ciel !
Oui, pendant que je peine‖ ou pendant que je prie,Croasse le sarcasme.‖ Une infâme voix crie :— La vérité, c'est moi !‖… Moi, qui suis le plaisir,Et qui réveille en l'âme‖ un éternel désir.La vérité, c'est moi !‖… Moi, qui suis la science,Et montre le néant‖ de toute conscience ;C'est moi qui ne sais rien‖ et ne peux rien savoir,Et n'aime pas un Dieu‖ que je ne saurais voir !C'est l'homme émancipé,‖ qui n'est pas fait d'argile,Et croit à son journal‖ plutôt qu'à l'Évangile !C'est le drame troublant‖ où l'on aime, où l'on rit,Où l'on couvre de fleurs‖ la vertu qui périt !…La vérité, c'est Dieu‖ devenu hors de mode,Et dont la majesté‖ ne plaît, ni n'incommode !
La voix qui crie ainsi,‖ c'est la voix de l'orgueilQui ne croit qu'en lui-même,‖ et sombre sur l'écueil ;C'est la voix de l'impur,‖ c'est la voix de l'impie,Qui menacent le ciel‖ parce que l'homme expie.Elle ment. Elle appelle,‖ hélas ! ces jours mauvaisOù l'ennemi du Christ‖ fait le guet aux chevets,Pour que n'échappe point‖ l'apostat qui s'effare ;Où le mal que l'on fait‖ jamais ne se répare ;Où le naïf s'attache‖ à l'imposteur qui ditQue sans maître on est libre,‖ et sans culte on grandit ;Où l'apôtre du siècle‖ entre encor dans l'Église,Et jongle avec le doute‖ où son âme s'enlise.Et devons-nous pleurer‖ sur le temple détruit ?De ton labeur, ô Christ !‖ serait-ce là le fruit ?Arme ton bras du fouet.‖ De la divine enceinteChasse l'âpre vendeur‖ et la probité feinte…Mais pourquoi se hâter ?‖ Dieu bon, tu le promets,Les portes de l'enfer‖ ne prévaudront jamais.
Des hommes valeureux,‖ ou marqués du génie,Ont pu sauver parfois‖ un peuple à l'agonie,Lui rendre le courage‖ et la prospérité ;Jamais ils n'ont changé‖ sa haine en charité.La vérité n'a point‖ fleuri sur leur rivage.Mais Jésus vient briser‖ les fers de l'esclavage,Et délivrer l'esprit‖ de ses voiles épais.L'homme devient son frère ;‖ Il lui lègue la paix.Il confie à ses soins‖ la divine semence,Et l'histoire du monde‖ avec lui recommence.
La vérité qu'on cherche‖ et que souvent l'on fuit,C'est un rayon de Dieu‖ qui rose notre nuit.Invincibles témoins,‖ Martyrs des catacombes,Vous êtes morts pour elle.‖ Et, du fond de vos tombes,Sauvant l'humanité‖ d'un sanglant cauchemar,Vous avez détrôné‖ le mensonge et César,Le mensonge flatteur‖ qui n'éclaire personne,Et César toujours lent‖ quand l'appel de Dieu sonne.Vous avez de Baal‖ renversé les autels ;Et sur Rome, l'orgueil‖ et l'effroi des mortels,Vous avez arboré,‖ comme un signe de gloire,La croix qui depuis lors‖ nous mène à la victoire.
Tous les peuples, Jésus,‖ verront tes envoyés…Hommes, levez vos fronts‖ par la honte ployés !Tressaillez d'allégresse‖ à la bonne nouvelle !Moissonneur d'âmes, va,‖ porte à Dieu ta javelle !Comme un soleil ardent‖ ton sang l'a fait mûrir ;Tu sais, comme ton Maître,‖ aimer jusqu'à mourir !
Ton œuvre, doux Sauveur !‖ n'est pas celle de l'homme ;Ta force vient du ciel,‖ et c'est Dieu qu'on te nomme.Comment donc ne pas croire‖ à ton autorité,Quand tu dis à l’erreur :« Je suis la Vérité. »
La vie
O Christ ! dont la doctrine‖ a jeté sur le mondeLa suprême clarté‖ qui désormais l'inonde,Tu dis, le dernier soir,‖ lorsque tout va finir,Que le pain de froment‖ que tu viens de bénir,C'est ton corps adorable !‖… Et tu veux qu'on le mange !Et tu dis que le vin,‖ merveilleuse vendangeQue nous présente aussi‖ ton adorable main,C'est le sang que pour nous‖ tu verseras demain.
Dans quel étonnement‖ ce mystère nous plonge !Mais si Jésus est Dieu,‖ rien en Lui n'est mensonge.Oh ! n'allez pas, Chrétiens,‖ tels les juifs inhumains,Prendre pour le frapper‖ la pierre des chemins !
Jésus est Dieu. Jamais,‖ ô Divinité sainte !Le doute ne retient,‖ dans sa cruelle étreinte,Le mortel anxieux‖ qui tombe à tes genoux…Oui, lorsque ta bonté‖ se manifeste à nous,En mûrissant le grain‖ qui nourrit nos familles,En donnant la verdure‖ et les nids aux charmilles ;Oui, quand j'entends l'oiseau‖ te chanter au réveil,Quand je vois se lever‖ ton radieux soleil,Quand je dis que ta main‖ lance ou retient la foudre,Façonne l'astre d'or‖ ou le réduit en poudre,Je sens de mon néant‖ l'étrange profondeur,Et je devine un peu‖ ta force et ta splendeur ;Mais je courbe la tête,‖ ô Christ ! devant l'Hostie ;J'adore, et ma pensée‖ est comme anéantie !
Et qui donc comprendra‖ ton amour, ô Sauveur !Alors qu'après la croix‖ qui sauve le pécheur,Jusqu'à la fin des temps,‖ dans un mystère auguste,Tu veux être le pain‖ qui nourrira le juste ?Qui donc le comprendra ?‖… Que m'importe ? Je crois…Le mystère au chrétien‖ ne cause point d'effrois.
O vierges dont les pieds‖ n'ont pas touché la fange,Menez à Jésus-Christ‖ votre blanche phalange !A genoux quand il passe,‖ honnêtes travailleurs,Qu'il soit béni chez vous,‖ s'il est maudit ailleurs !Son amour est si pur,‖ sa doctrine est si belle,Que seul un insensé‖ peut s'y montrer rebelle.
Aux autres soyons doux,‖ mais à nous-mêmes, durs,Il le veut. Que nos cœurs‖ fleurent les baumes purs !Des lâchetés du siècle‖ et de tous ses scandales,Devant le tabernacle,‖ à genoux sur les dalles,Demandons le pardon.‖ Dans le Christ adoréLe monde, de nouveau,‖ sera régénéré.La peur de la souffrance‖ et l'orgueil des écoles,Le temple de l'amour‖ et ses vaines idoles,Le rêve d'être libre,‖ et de ne plus avoirLe poids lourd des regrets,‖ ni le joug du devoir,Entraînaient le chrétien,‖ hélas ! à sa ruine.L'indifférence, ainsi‖ qu'un voile de bruine,Lui cachait Dieu. Sans peur,‖ sans joie et sans remords,Il allait à son tour‖ dormir parmi les morts.Mais soudain retentit‖ la grande voix de Rome…Elle n'insulte pas‖ aux faiblesses de l'homme ;Elle n'outrage point‖ les tribunaux perversQui jettent l'innocence‖ et la foi dans les fers ;Elle invite au banquet‖ du Père de famille,Les chrétiens de partout…‖ car l'affamé fourmille.Qu'ils viennent tous. Pour prix‖ de leurs nobles efforts,Le pain qu'ils mangeront‖ les rendra doux et forts.
Et quel réveil ! La vie‖ au soleil tourbillonne,L'encens monte des bois,‖ le clocher carillonne !…Dans les chaumes d'opale‖ et sur les noirs labours,O les doux bercements‖ des ailes de velours !Les corsages d'azur !‖ le feu des pierreries !Vous aimez, vous chantez,‖ séculaires prairies !Est-ce fête dans l'herbe ?‖ Est-ce fête aux clochers ?Les mousses, les lichens‖ étoilent les rochers,La source fait pleuvoir‖ des gerbes radieuses,Et les fleurs de ses bords,‖ en des poses pieuses,Écoutent, tour à tour,‖ son cantique nouveau ;Car la source module,‖ ainsi que le roseau,Ainsi que le grand chêne,‖ et la mer et la brise,Un chant mystique et doux‖ qui nous berce et nous grise.
Et dans l'air diaphane,‖ au-dessus des prés verts,Des vols de neige et d'or‖ tombent des cieux ouverts.Sous les rayonnements‖ de ces divines ailes,Par les chemins connus,‖ des groupes de fidèles :Vieux cœurs dont le réveil‖ est déjà bien lointain,Enfants dont l'œil s'emplit‖ de l'éclat du matin,Jeunes gens au cœur pur,‖ mères, candides vierges,Accourent à l'église‖ où s'allument les cierges…Et le Christ va sourire‖ à ces pieux essaims.Ouvrez-vous ! ouvrez-vous,‖ ô sanctuaires saints !Cloches, sonnez ! Sonnez‖ les divines agapes !Des anges sont venus.‖ Tantôt, des blanches nappesIls iront recueillir,‖ avec un soin jaloux,Les miettes pour le ciel.‖ O Chrétiens, hâtez-vous !C'est au festin d'amour‖ que Jésus vous convie !Il vous dit, suppliant :« Venez, je suis la Vie. »
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 115((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6−6
- Mots à la rime
- a aime / sème féminine, classiqueb lendemain / chemin masculine, classiquec Céleste / proteste féminine, classiqued adroit / étroit masculine, classiquea mystère / terre féminine, classiqueb fois / voix masculine, classiquec délivrances / souffrances féminine, classiqued venu / ingénu masculine, classiquea royaumes / chaumes féminine, classiqueb fleurs / pleurs masculine, classiquec gloire / l'histoire féminine, classiqued yeux / cieux masculine, classiquea profonde / fonde féminine, classiqueb soc / roc masculine, classiquec prairies / draperies féminine, classiqued souillés / dépouillés masculine, classiquee adore / l'aurore féminine, classiqueb batelier / hospitalier masculine, classiquec l'herbe / gerbe féminine, classiqued germé / fermé masculine, classiquee soumise / promise féminine, classiquef pardon / bon masculine, classiqueg neuve / l'épreuve féminine, classiquea lutté / rebuté masculine, classiqueb courage / rage féminine, classiquec plis / aimée / accomplis masculine, classiqued vengeances / exigences féminine, classiquee compté / bonté masculine, classiquef retienne / chrétienne féminine, classiqueg témérité / hérité masculine, classiqueh perfides / guides féminine, classiquei filets / stylets masculine, classiquej piège / neige féminine, classiquek cités / Écoutez masculine, classiquel joie / dit / Voie féminine, classiquea foi / loi masculine, classiqueb parole / folle féminine, classiquec fiel / ciel masculine, classiquea prie / crie féminine, classiqueb plaisir / désir masculine, classiquec science / conscience féminine, classiqued savoir / voir masculine, classiquee d'argile / l'Évangile féminine, classiquef rit / périt masculine, classiqueg mode / n'incommode féminine, classiquea l'orgueil / l'écueil masculine, classiqueb l'impie / expie féminine, classiquec mauvais / chevets masculine, classiqued s'effare / répare féminine, classiquee dit / grandit masculine, classiquef l'Église / s'enlise féminine, classiqueg détruit / fruit masculine, classiqueh enceinte / feinte féminine, classiquei promets / jamais masculine, classiquea génie / l'agonie féminine, classiqueb prospérité / charité masculine, classiquec rivage / l'esclavage féminine, classiqued épais / paix masculine, classiquee semence / recommence féminine, classiquea fuit / nuit masculine, classiqueb catacombes / tombes féminine, classiquec cauchemar / César masculine, classiqued personne / sonne féminine, classiquee autels / mortels masculine, classiquef gloire / victoire féminine, classiquea envoyés / ployés masculine, classiqueb nouvelle / javelle féminine, classiquec mûrir / mourir masculine, classiquea l'homme / nomme féminine, classiqueb autorité / l’erreur / Vérité masculine, classiquea monde / l'inonde féminine, classiqueb finir / bénir masculine, classiquec mange / vendange féminine, classiqued main / demain masculine, classiquea plonge / mensonge féminine, classiqueb inhumains / chemins masculine, classiquea sainte / étreinte féminine, classiqueb genoux / nous masculine, classiquec familles / charmilles féminine, classiqued réveil / soleil masculine, classiquee foudre / poudre féminine, classiquef profondeur / splendeur masculine, classiqueg l'Hostie / anéantie féminine, classiquea Sauveur / pécheur masculine, classiqueb auguste / juste féminine, classiquec crois / d'effrois masculine, classiquea fange / phalange féminine, classiqueb travailleurs / ailleurs masculine, classiquec belle / rebelle féminine, classiquea durs / purs masculine, classiqueb scandales / dalles féminine, classiquec adoré / régénéré masculine, classiqued écoles / idoles féminine, classiquee avoir / devoir masculine, classiquef ruine / bruine féminine, classiqueg remords / morts masculine, classiqueh Rome / l'homme féminine, classiquei pervers / fers masculine, classiquej famille / fourmille féminine, classiquek efforts / forts masculine, classiquea tourbillonne / carillonne féminine, classiqueb labours / velours masculine, classiquec pierreries / prairies féminine, classiqued clochers / rochers masculine, classiquee radieuses / pieuses féminine, classiquef nouveau / roseau masculine, classiqueg brise / grise féminine, classiquea verts / ouverts masculine, classiqueb ailes / fidèles féminine, classiquec lointain / matin masculine, classiqued vierges / cierges féminine, classiquee essaims / saints masculine, classiquef agapes / nappes féminine, classiqueg jaloux / hâtez-vous masculine, classiqueh convie / suppliant / Vie féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.8· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
234 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Épis, MONTREAL, LA CIE J.-ALFRED GUAY - LIBRAIRES-ÉDITEURS, 1914· numérisation Project Gutenberg Canada· Sources