Les Gouttelettes, 1904· Ultima Verba
Ultima Verba
Mon rêve a ployé l'aile.‖ En l'ombre qui s'étend,Il est comme un oiseau‖ que le lacet captive.Malgré des jours nombreux‖ ma fin semble hâtive ;Je dis l'adieu suprême‖ à tout ce qui m'entend.
Je suis content de vivre‖ et je mourrai content.La mort n'est-elle pas‖ une peine fictive ?J'ai mieux aimé chanter‖ que jeter l'invective.J'ai souffert, je pardonne,‖ et le pardon m'attend.
Que le souffle d'hiver‖ emporte, avec la feuille,Mes chants et mes sanglots‖ d'un jour ! Je me recueilleEt je ferme mon cœur‖ aux voix qui l'ont ravi.
Ai-je accompli le bien‖ que toute vie impose ?Je ne sais. Mais l'espoir‖ en mon âme repose,Car je sais les bontés‖ du Dieu que j'ai servi.
Versification
- Forme
- Sonnet classique, prototype 1 (sonnet)
- Rimes
- abba abba ccd eed
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a s'étend / m'entend masculine, classiqueb captive / hâtive féminine, classiquea content / m'attend masculine, classiqueb fictive / l'invective féminine, classiquea feuille / recueille féminine, classiqueb ravi / servi masculine, classiquea impose / repose féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Gouttelettes, MONTREAL, Librairie Beauchemin, 1904· numérisation Project Gutenberg Canada· Sources