Poèmes antiques, 1852
Jane
1852.
Je pâlis et tombe en langueur :Deux beaux yeux m'ont blessé le cœur.
Rose pourprée et tout humide,Ce n'était pas sa lèvre en feu ;C'étaient ses yeux d'un si beau bleuSous l'or de sa tresse fluide.
Je pâlis et tombe en langueur :Deux beaux yeux m'ont blessé le cœur.
Toute mon âme fut ravie !Doux étaient son rire et sa voix ;Mais ses deux yeux bleus, je le vois,Ont pris mes forces et ma vie !
Je pâlis et tombe en langueur :Deux beaux yeux m'ont blessé le cœur.
Hélas ! La chose est bien certaine :Si Jane repousse mon vœu,Dans ses deux yeux d'un si beau bleuJ'aurai puisé ma mort prochaine.
Je pâlis et tombe en langueur :Deux beaux yeux m'ont blessé le cœur.
Imité de Burns.
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 3{1(aa) 1(abba)} 1(aa)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 4 distiques, 3 quatrains
- Mots à la rime
- a langueur / cœur masculine, classiquea humide / fluide féminine, classiqueb feu / bleu masculine, classiquea ravie / vie féminine, classiqueb voix / vois masculine, classiquea certaine / prochaine féminine, classiqueb vœu / bleu masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.8· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
20 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes antiques, Librairie Marc Ducloux, Éditeur, 1852· numérisation Biblio.tic· Sources