Poèmes tragiques, 1884
L’Apothéose de Mouça-al-Kébyr
LA royale Damas,‖ sous les cieux clairs et calmes,Dans la plaine embaumée‖ et qui sommeille encor,Parmi les caroubiers,‖ les jasmins et les palmes,Monte comme un grand lys‖ empli de gouttes d'or.
L'Orient se dilate‖ et pleut en gerbes roses,La tourelle pétille‖ et le dôme reluit,L'aile du vent joyeux‖ porte l'odeur des rosesAu vieux Liban trempé‖ des larmes de la nuit.
Tout s'éveille, l'air frais‖ vibre de chants et d'ailes,L'étalon syrien‖ se cabre en hennissant,Et du haut des toits plats‖ les cigognes fidèlesRegardent le soleil‖ jaillir d'un bond puissant.
Au-dessus des mûriers‖ et des verts sycomores,Au rebord dentelé‖ des minarets, voilàLes Mouazzin criant‖ en syllabes sonores :À la prière ! à la‖ prière ! Allah ! Allah !
Âniers et chameliers‖ amènent par les ruesOnagres et chameaux‖ chargés de fardeaux lourds ;Les appels, les rumeurs‖ confusément accruesCirculent à travers‖ bazars et carrefours.
Juifs avec l'écritoire‖ aux reins et les balances,Marchands d'ambre, de fruits,‖ d'étoffes et de fleurs,Cavaliers du désert‖ armés de hautes lancesQui courent çà et là‖ parmi les chiens hurleurs ;
Batteurs de tambourins,‖ joueurs de flûtes aigres,Émyrs et mendiants,‖ et captifs étrangers,Et femmes en litière‖ aux épaules des nègres,Dardant leurs yeux aigus‖ sous leurs voiles légers.
La multitude va,‖ vient, s'agite et se mêlePar flots bariolés‖ entre les longs murs blancs,Comme une mer mouvante‖ et murmurant comme elle,Tandis que le jour monte‖ aux cieux étincelants.
Et la chaude lumière‖ inonde la nuée,La cendre du soleil‖ nage dans l'air épais ;L'oiseau dort sous la feuille‖ à peine remuée,Et toute rumeur cesse,‖ et midi brûle en paix.
C'est l'heure où le Khalyfe,‖ avant la molle sieste,Au sortir du harem‖ embaumé de jasmin,Entend et juge, tue‖ ou pardonne d'un geste,Ayant l'honneur, la vie‖ et la mort dans sa main.
Voici. Le Dyouân‖ s'ouvre. De place en place,Chaque verset du Livre,‖ aux parois incrusté,En lettres de cristal‖ et d'argent s'entrelaceDu sol jusqu'à la voûte‖ et sans fin répété.
Sous le manteau de laine‖ et la cotte de maillesEt le cimier d'où sort‖ le fer d'épieu carré,Les Émyrs d'Orient‖ dressent leurs hautes taillesAutour de Soulymân,‖ l'Ommyade sacré.
Les Imâms de la Mekke,‖ immobiles et graves,Sont là, l'écharpe verte‖ enroulée au front ras,Et les chefs de tribus‖ chasseresses d'esclavesDont le soleil d'Égypte‖ a corrodé les bras.
Au fond, vêtus d'acier,‖ debout contre les portes,De noirs Éthiopiens‖ semblent, silencieux,Des spectres de guerriers‖ dont les âmes sont mortes,Sauf qu'un éclair rapide‖ illumine leurs yeux.
Croisant ses pieds chaussés‖ de cuir teint de cinabre,Le Khalyfe, appuyé‖ du coude à ses coussins,La main au pommeau d'or‖ emperlé de son sabre,Songe, l'esprit en proie‖ à de sombres desseins.
Car les temps ne sont plus‖ de la grandeur austère.Le Chamelier divin‖ et le bon Corroyeur,Aly, le saint d'Allah,‖ ont déserté la terre,Ayant fait de leur âme‖ un ciel intérieur.
Cléments pour les vaincus‖ de la lutte guerrière,Ils méditaient parmi‖ les humbles à genoux ;Le poil de leurs chameaux,‖ tissé dans la prière,Non la pourpre, ceignait‖ leurs fronts mâles et doux.
Hélas ! ils sont allés‖ par delà les étoiles,Et, livrant leur puissance‖ à de vils héritiers,S'ils vivent dans la gloire‖ éternelle et sans voiles,Pour le monde orphelin‖ ils sont morts tout entiers.
L'Ommyade est rongé‖ de soupçons et d'envie.Ses lourds coffres d'ivoire‖ et de cèdre embauméDébordent, mais qui sait‖ la soif inassouvieD'un cœur que l'avarice‖ impure a consumé ?
Le Hadjeb de l'Empire,‖ huissier du seuil auguste,Qui tient le sceau, l'épée‖ et le sceptre, trois foisProsterné, dit : — Très grand,‖ très sévère et très juste !Bouclier de l'Islam,‖ Protecteur des trois Lois !
Œil du Glorifié,‖ Khalyfe du Prophète,Qui règles l'univers‖ du Levant au CouchantPar la force invincible‖ et l'équité parfaite !Délices du fidèle‖ et terreur du méchant !
Ainsi qu'il est écrit‖ aux Sourates du Livre,Puisqu'il faut rendre compte‖ et payer ce qu'on doit,L'homme est prêt : il attend‖ de mourir ou de vivre.J'ai parlé. — Soulymân‖ écoute et lève un doigt.
Les tentures de soie,‖ aussitôt repliées,S'ouvrent. Un grand vieillard,‖ sous des haillons de deuil,La tête et les pieds nus‖ et les deux mains liées,Maigre comme un vieil aigle,‖ apparaît sur le seuil.
Sa barbe, en lourds flocons,‖ sur sa large poitrine,Plus blanche que l'écume‖ errante de la mer,Tombe et pend. Le dédain‖ lui gonfle la narineEt dans l'orbite cave‖ allume son œil fier.
Un sillon rouge encore,‖ une âpre cicatrice,Du crâne au sourcil droit‖ traverse tout le frontQui se dresse, bravant‖ l'envie accusatrice,Indigné sous l'outrage‖ et hautain sous l'affront.
Ceux d'Yémen, d'Hedjaz,‖ de Syrie et d'Afrique,Pour le laisser passer‖ s'écartent un moment,Et lui, sans incliner‖ sa stature héroïque,Devant le Maître assis‖ s'arrête lentement.
L'un foudroyé, croulé‖ du plus haut de ses rêves,L'autre en un rire amer‖ faisant luire ses dents,Comme le double éclair‖ qui jaillit de deux glaives,Ils échangent leur haine‖ avec des yeux ardents.
Or, feignant par mépris‖ de méconnaître l'homme,Soulymân dit : — Quel est‖ cet esclave, ô Hadjeb ?Qu'a-t-il fait ? — C'est un traître,‖ ô Khalyfe ! il se nommeMouça-ben-Noçayr,‖ l'Ouali du Maghreb.
Non content d'opprimer‖ l'Afrique et de soumettreÀ son joug usurpé‖ les Émyrs, ses égaux,Sans attendre ton ordre‖ et ton signal, ô Maître,Il a passé la mer‖ et combattu les Goths.
Pareil au noir vautour‖ qui rôde à grands coups d'aile,Il s'est gorgé du sang,‖ de la chair et de l'orDu Chrétien idolâtre‖ et du Juif infidèle,Volant ainsi ton bien‖ et pillant ton trésor.
Il a voulu, rompant‖ l'unité de l'Empire,Ivre d'orgueil, d'envie‖ et de rapacité,En haine de Celui‖ par qui l'Islam respire,Séparer l'Orient‖ du Couchant révolté.
Oubliant qu'il n'était‖ qu'une impure poussièreQu'un souffle de ta bouche‖ emporte en tourbillons,Il a rêvé d'enfler‖ sa fortune grossièreJusqu'au faîte sublime‖ où nous te contemplons.
Et qui sait — car tout homme‖ ambitieux et loucheS'enfonce au noir chemin‖ par le Maudit tracé —S'il ne reniait Dieu‖ du cœur et de la bouchePour le Fils de la Vierge‖ et son culte insensé ?
Si, relevant ceux-là‖ qu'il renversait naguère,À ses mauvais désirs‖ donnant ces vils soutiens,Il ne voulait livrer‖ ses compagnons de guerreAux vengeances des chiens‖ juifs et des loups chrétiens ?
Aussi bien, trahissant‖ le secret de leur âme,Pour assurer leur crime‖ et mieux tendre leurs rets,Son fils, Abd-al-Azyz,‖ n'a-t-il point pris pour femmeLa veuve du roi goth‖ qui mourut à Xérès ?
Mais ta haute raison‖ qui jamais ne trébucheSait rompre les desseins‖ que l'infidèle ourdit.Le renard, ô Khalyfe,‖ est tombé dans l'embûche.Le voici. Juge, absous‖ ou condamne. J'ai dit. —
Alors, le vieux Mouça,‖ faisant sonner sa chaîneEt sur son âpre front‖ levant ses bras pesants,Cria : — Honte au mensonge‖ et silence à la haineQui bave sur l'honneur‖ de mes quatre-vingts ans !
Louanges au très-haut,‖ l'Unique ! car nous sommesDe vains spectres. Il est‖ immuable et vivant.Il voit la multitude‖ innombrable des hommes,Et comme la fumée‖ il la dissipe au vent.
Gloire au très-haut ! Lui seul‖ est éternel. Le mondeEst périssable et vole‖ au suprême moment ;Mais Lui, roulant les cieux‖ dans sa droite profonde,Enflera le clairon‖ du dernier Jugement.
Les cœurs seront à nu‖ devant son œil sublime,Et sur le pont Syrath,‖ plus tranchant qu'un rasoir,Le Juste passera‖ sans tomber dans l'abîme,Tel qu'un éclair qui fend‖ l'ombre épaisse du soir.
De musc et de benjoin‖ et de nard parfumées,Ses blessures luiront‖ mieux que l'aurore au ciel.Allah fera jaillir‖ pour ses lèvres charméesQuatre fleuves de lait,‖ de vin pur et de miel.
Les Vierges, au front ceint‖ de roses éternelles,Dont les yeux sont plus clairs‖ que nos soleils d'étéEt si doux, qu'un regard‖ tombé de leurs prunellesÉnivrerait Yblis‖ soumis et racheté ;
Les célestes Hûris,‖ que rien d'impur ne fane,Blanches comme le lys,‖ pures comme l'encens,Entre leurs bras légers,‖ sur leur sein diaphane,Multiplieront l'ardeur‖ sans déclin de ses sens.
Puis, par delà les jours,‖ les siècles et l'espace,Dans le bonheur sans fin‖ au Croyant réservé,Il verra le Très-Haut,‖ l'Unique, face à face,Et saura ce que nul‖ n'a conçu, ni rêvé !
Mais, pour le vil chacal‖ qui vient mordre et déchireLe vieux lion sanglant‖ au bord de son tombeau,Le souille de sa bave,‖ et, devant qu'il expire,Le dévore dans l'ombre‖ et lambeau par lambeau ;
Pour le lâche, qu'il soit‖ Émyr, Hadjeb, Khalyfe,Qui blêmit de la gloire‖ éclatante d'autrui,Yblis le Lapidé‖ le prendra dans sa griffeEt crachera d'horreur‖ et de dégoût sur lui.
Qu'ai-je à dire, sinon‖ rien ? Car ma tâche est faite.J'ai vécu de longs jours‖ et je meurs, c'est la loi.Mon sang, ma vie, Allah,‖ les Anges, le Prophète,Plus haut que le tonnerre‖ ont répondu pour moi.
— Traître ! n'atteste pas‖ le saint Nom que tu souilles,Dit Soulymân. Réponds,‖ confesse ton forfait.Les vingt couronnes d'or‖ des Goths et les dépouillesDes royales cités,‖ voleur ! qu'en as-tu fait ?
Plus d'insolent silence‖ ou de ruse subtile !Les Émyrs d'Occident‖ t'accusent de concert.Rends ces trésors pour prix‖ de ta vie inutileEt va cacher ta honte‖ aux sables du désert.
— Fais plutôt rendre gorge‖ à ce troupeau d'esclavesQu'engraisse la rançon‖ des peuples et des rois,Dit Mouça. J'ai parlé.‖ Les sages et les braves,Ô Khalyfe ! apprends-le,‖ ne parlent pas deux fois. —
Tout pâle, Soulymân‖ se lève de son siège :— Liez, tête et pieds nus,‖ ce traître, et le traînezSur un âne, à rebours,‖ et qu'il ait pour cortègeLa fange et les cailloux‖ et les cris forcenés !
Qu'un eunuque le tienne‖ au cou par une corde ;Que dans sa chair, saignant‖ de l'épaule à l'orteil,À chaque carrefour‖ le fouet qui siffle morde,Et tranchez-lui la tête‖ au coucher du soleil !
Allez, et sachez tous‖ qu'il n'est point de refugeDevant mon infaillible‖ et sévère équité.— Soit ! dit Mouça. L'arrêt,‖ par Allah ! vaut le juge.Khalyfe ! songe à moi‖ dans ton éternité. —
À travers la huée‖ et les coups, par la ville,Sur un âne poussif‖ bon pour d'abjects fardeaux,Le vieux guerrier, vêtu‖ de quelque loque vile,Impassible, s'en va,‖ les poings liés au dos.
La multitude hurle‖ et le poursuit. Les pierresVolent, heurtant sa face‖ et meurtrissant ses bras.Le fouet coupe ses reins‖ saignants. Mais ses paupièresSont closes. Il ne voit,‖ n'entend rien, ne sent pas.
Son âme s'en retourne‖ aux splendides annéesQui semblaient ne jamais‖ décroître ni s'enfuir,Où, méditant déjà‖ ses hautes destinées,Il quittait l'Yémen‖ et sa tente de cuir ;
Où, farouche, enivré‖ de jeunesse et de force,Il criait vers le ciel,‖ ainsi qu'un lionceauQui s'essaie à rugir‖ et déchire l'écorceDes durs dattiers dont l'ombre‖ abrita son berceau.
Il revoit ses combats‖ de Syrie et de Perse,Et l'Égypte et Carthage‖ et le désert ardent,Et les rudes tribus‖ qu'il pourchasse et disperseDes gorges de l'Atlas‖ à la mer d'Occident ;
Puis, le détroit franchi‖ par les barques Berbères,Et son noble étalon‖ qui, hérissant ses crins,Pour fouler le premier‖ le sol des vieux Ibères,Saute parmi l'écume‖ et les embruns marins ;
Les assauts furieux‖ des hautes citadelles,La mêlée où, debout‖ sur le large étrier,Le sabre au poing, trouant‖ les hordes infidèles,Il buvait à longs traits‖ l'ivresse du guerrier ;
Et les bandes de Goths‖ aux lourdes tresses roussesFuyant, la lance aux reins,‖ par les vals et les monts,Et les noirs cavaliers‖ du Maghreb à leurs troussesBondissant et hurlant‖ comme un vol de démons !
Allah ! jours de triomphe,‖ heures illuminéesPar l'héroïque orgueil‖ hérité des aïeux !Quand, du mont de Tharyq‖ jusques aux Pyrénées,L'étendard de l'Islam‖ flottait victorieux ;
Quand les Chrétiens, traqués‖ aux rocs des Asturies,Sur les sommets neigeux,‖ au fond des antres sourds,Loin des belles cités‖ et des plaines fleuriesVivaient avec les loups,‖ les aigles et les ours !
Mouça, dans ses liens,‖ hausse toute sa taille,Et sous ses sourcils blancs‖ darde des yeux en feu :— Ô Croyants ! balayez‖ de bataille en batailleCes chiens blasphémateurs‖ du Prophète de Dieu !
Semblables aux torrents‖ tombés des cimes blanches,Sur le pays d'Afrank‖ ruez-vous, mes lions !À vous les fruits dorés‖ qui font ployer les branches,La beauté de la vierge‖ et le grain des sillons !
Enseignez la Loi sainte‖ à l'idolâtre immonde !Ni trêve ni repos‖ à ces buveurs de vin !Portez le nom d'Allah‖ jusqu'aux confins du mondeEt ne vous reposez‖ qu'au Paradis divin ! —
Ainsi parle le vieux‖ héros dans son délire.Et la boue et la pierre,‖ et l'injure et les coups,Et la clameur féroce‖ et l'exécrable rireLe submergent comme un‖ assaut de mille loups.
Mais, au Liban lointain,‖ la flamme occidentale,Par flots rouges, s'enflant‖ de parois en parois,Inonde les rochers‖ qu'elle allume, et s'étaleSur les cèdres anciens,‖ immobiles et droits.
C'est l'heure de la mort.‖ Le supplice est au terme.Voici le carrefour‖ funèbre et le pavé.Un sombre Éthiopien‖ dégaîne d'un poing fermeLe sabre grêle et long‖ tant de fois éprouvé.
La foule, alors, dont l'œil‖ multiple se dilate,Voit se transfigurer‖ l'homme aux membres sanglants.Ses haillons sont d'azur,‖ d'argent et d'écarlate ;La cotte d'acier clair‖ luit et sonne à ses flancs.
Il n'est plus garrotté‖ sur le morne squeletteQu'un eunuque abruti‖ traîne par le licou,Et qui geint de fatigue,‖ et qui bute, et halète,Et tend son maigre col‖ d'un air sinistre et fou.
Eunuque, Éthiopien,‖ âne poussif et gauche,Tout s'efface. Lui seul‖ surgit, l'épée en main.Sa barbe et ses cheveux‖ rayonnent. Il chevaucheLa Créature auguste‖ aux lèvres de carmin,
Aux serres d'aigle, avec‖ dix blanches paires d'ailes,Al-Boraq, dont la croupe‖ est comme un bloc vermeil,Et qui, telle qu'un paon‖ constellé de prunelles,Élargit la splendeur‖ de sa queue au soleil.
Agitant ses crins d'or,‖ la céleste Cavale,Dans la sérénité‖ de l'air silencieux,D'une odeur ineffable‖ embaume l'intervalleQu'elle a franchi d'un bond‖ en s'envolant aux cieux.
Elle plane, elle va,‖ majestueuse et fière.De ses beaux yeux de vierge‖ et du divin poitrailSortent d'éblouissants‖ effluves de lumièreDont ruisselle sa plume‖ ouverte en éventail.
Tous deux, loin des rumeurs‖ confuses de la terre,En un magique essor,‖ irrésistible et sûr,Montent. Leur gloire emplit‖ l'espace solitaire ;Ils touchent aux confins‖ suprêmes de l'azur.
Comme une torche immense‖ ardemment secouée,Le Couchant fait jaillir‖ jusqu'à l'Orient noirLe sombre et magnifique‖ éclat de la nuée,Et Mouça disparaît‖ dans la pourpre du soir.
Versification
- Forme
- 77 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 77(abab)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6−6
- Strophes
- 77 quatrains
- Mots à la rime
- a calmes / palmes féminine, classiqueb encor / d'or masculine, classiquea roses féminine, classiqueb reluit / nuit masculine, classiquea d'ailes / fidèles féminine, classiqueb hennissant / puissant masculine, classiquea sycomores / sonores féminine, classiqueb voilà / Allah masculine, non classiquea rues / accrues féminine, classiqueb lourds / carrefours masculine, classiquea balances / lances féminine, classiqueb fleurs / hurleurs masculine, classiquea aigres / nègres féminine, classiqueb étrangers / légers masculine, classiquea mêle / elle féminine, classiqueb blancs / étincelants masculine, classiquea nuée / remuée féminine, classiqueb épais / paix masculine, classiquea sieste / geste féminine, classiqueb jasmin / main masculine, classiquea place / s'entrelace féminine, classiqueb incrusté / répété masculine, classiquea mailles / tailles féminine, classiqueb carré / sacré masculine, classiquea graves / d'esclaves féminine, classiqueb ras / bras masculine, classiquea portes / mortes féminine, classiqueb silencieux / yeux masculine, classiquea cinabre / sabre féminine, classiqueb coussins / desseins masculine, classiquea austère / terre féminine, classiqueb Corroyeur / intérieur masculine, classiquea guerrière / prière féminine, classiqueb genoux / doux masculine, classiquea étoiles / voiles féminine, classiqueb héritiers / entiers masculine, classiquea d'envie / inassouvie féminine, classiqueb embaumé / consumé masculine, classiquea auguste / juste féminine, classiqueb fois / Lois masculine, classiquea Prophète / parfaite féminine, classiqueb Couchant / méchant masculine, classiquea Livre / vivre féminine, classiqueb doit / doigt masculine, classiquea repliées / liées féminine, classiqueb deuil / seuil masculine, classiquea poitrine / narine féminine, classiqueb mer / fier masculine, classiquea cicatrice / accusatrice féminine, classiqueb front / l'affront masculine, classiquea d'Afrique / héroïque féminine, classiqueb moment / lentement masculine, classiquea rêves / glaives féminine, classiqueb dents / ardents masculine, classiquea l'homme / nomme féminine, classiqueb Hadjeb / Maghreb masculine, classiquea soumettre / Maître féminine, classiqueb égaux / Goths masculine, classiquea d'aile / infidèle féminine, classiqueb l'or / trésor masculine, classiquea l'Empire / respire féminine, classiqueb rapacité / révolté masculine, classiquea poussière / grossière féminine, classiqueb tourbillons / contemplons masculine, classiquea louche / bouche féminine, classiqueb tracé / insensé masculine, classiquea naguère / guerre féminine, classiqueb soutiens / chrétiens masculine, classiquea âme / femme féminine, classiqueb rets / Xérès masculine, classiquea trébuche / l'embûche féminine, classiqueb ourdit / dit masculine, classiquea chaîne / haine féminine, classiqueb pesants / ans masculine, classiquea sommes / hommes féminine, classiqueb vivant / vent masculine, classiquea monde / profonde féminine, classiqueb moment / Jugement masculine, classiquea sublime / l'abîme féminine, classiqueb rasoir / soir masculine, classiquea parfumées / charmées féminine, classiqueb ciel / miel masculine, classiquea éternelles / prunelles féminine, classiqueb d'été / racheté masculine, classiquea fane / diaphane féminine, classiqueb l'encens / sens masculine, classiquea l'espace / face féminine, classiqueb réservé / rêvé masculine, classiquea déchire / expire féminine, classiqueb tombeau / lambeau masculine, classiquea Khalyfe / griffe féminine, classiqueb d'autrui / lui masculine, classiquea faite / Prophète féminine, classiqueb loi / moi masculine, classiquea souilles / dépouilles féminine, classiqueb forfait / fait masculine, classiquea subtile / inutile féminine, classiqueb concert / désert masculine, classiquea d'esclaves / braves féminine, classiqueb rois / fois masculine, classiquea siège / cortège féminine, classiqueb traînez / forcenés masculine, classiquea corde / morde féminine, classiqueb l'orteil / soleil masculine, classiquea refuge / juge féminine, classiqueb équité / éternité masculine, classiquea ville / vile féminine, classiqueb fardeaux / dos masculine, classiquea pierres / paupières féminine, classiqueb bras / pas masculine, classiquea années / destinées féminine, classiqueb s'enfuir / cuir masculine, classiquea force / l'écorce féminine, classiqueb lionceau / berceau masculine, classiquea Perse / disperse féminine, classiqueb ardent / d'Occident masculine, classiquea Berbères / Ibères féminine, classiqueb crins / marins masculine, classiquea citadelles / infidèles féminine, classiqueb étrier / guerrier masculine, classiquea rousses / trousses féminine, classiqueb monts / démons masculine, classiquea illuminées / Pyrénées féminine, classiqueb aïeux / victorieux masculine, classiquea Asturies / fleuries féminine, classiqueb sourds / ours masculine, classiquea taille / bataille féminine, classiqueb feu / Dieu masculine, classiquea blanches / branches féminine, classiqueb lions / sillons masculine, classiquea immonde / monde féminine, classiqueb vin / divin masculine, classiquea délire / rire féminine, classiqueb coups / loups masculine, classiquea occidentale / s'étale féminine, classiqueb parois / droits masculine, classiquea terme / ferme féminine, classiqueb pavé / éprouvé masculine, classiquea dilate / d'écarlate féminine, classiqueb sanglants / flancs masculine, classiquea squelette / halète féminine, classiqueb licou / fou masculine, classiquea gauche / chevauche féminine, classiqueb main / carmin masculine, classiquea d'ailes / prunelles féminine, classiqueb vermeil / soleil masculine, classiquea Cavale / l'intervalle féminine, classiqueb silencieux / cieux masculine, classiquea fière / lumière féminine, classiqueb poitrail / éventail masculine, classiquea terre / solitaire féminine, classiqueb sûr / l'azur masculine, classiquea secouée / nuée féminine, classiqueb noir / soir masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.1· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
308 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes tragiques, Librairie Alphonse Lemerre, Paris, 1886· numérisation ATILF Analyse et Traitement Informatique de la Langue Française· Sources